A u début du mois, la nouvelle tombe. " Suite à une procédure judiciaire entamée par l'ASBL Royal Racing Club de Peruwelz, le Royal Excel Mouscron a été condamné par la cour d'appel du tribunal de Mons à réintégrer le nom de Péruwelz dans sa dénomination en accord avec la convention signée entre les deux clubs lors du rachat du matricule de Péruwelz ", annonce, via un communiqué, l'Excel qui se pourvoit en cassation. Le REM, anciennement RMP, avait survécu grâce à la reprise de son entité voisine de Péruwelz en 2010 pour finalement revenir à son appellation d'origine cinq ans plus tard. Un énième changement aurait eu un coût, que les dirigeants mouscronnois se sont évité en s'arrangeant " à l'amiable " avec leurs homologues de l'ASBL du RRC Péruwelz. Les pensionnaires du Canonnier se permettent au moins " une économie substantielle ", selon les mots d'un autre communiqué, publié sur leur site, mercredi dernier. " C'était important pour nous de conserver notre nom et pas seulement sur le plan financier mais aussi en terme d'identité par rapport à nos partenaires, nos supporters et l'ensemble de nos sympathisants ", ajoute au passage le Président, Patrick Declerck. À l'aube de l'ouverture officielle du mercato estival, le Coucke hurlu sait que dans sa maison, chaque sou compte. Comme chaque année depuis la reprise de 2015, les Mouscronnois vont d'abord vendre avant de recruter et de constituer un noyau définitif, sans délier les cordons de leur bourse.
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A u début du mois, la nouvelle tombe. " Suite à une procédure judiciaire entamée par l'ASBL Royal Racing Club de Peruwelz, le Royal Excel Mouscron a été condamné par la cour d'appel du tribunal de Mons à réintégrer le nom de Péruwelz dans sa dénomination en accord avec la convention signée entre les deux clubs lors du rachat du matricule de Péruwelz ", annonce, via un communiqué, l'Excel qui se pourvoit en cassation. Le REM, anciennement RMP, avait survécu grâce à la reprise de son entité voisine de Péruwelz en 2010 pour finalement revenir à son appellation d'origine cinq ans plus tard. Un énième changement aurait eu un coût, que les dirigeants mouscronnois se sont évité en s'arrangeant " à l'amiable " avec leurs homologues de l'ASBL du RRC Péruwelz. Les pensionnaires du Canonnier se permettent au moins " une économie substantielle ", selon les mots d'un autre communiqué, publié sur leur site, mercredi dernier. " C'était important pour nous de conserver notre nom et pas seulement sur le plan financier mais aussi en terme d'identité par rapport à nos partenaires, nos supporters et l'ensemble de nos sympathisants ", ajoute au passage le Président, Patrick Declerck. À l'aube de l'ouverture officielle du mercato estival, le Coucke hurlu sait que dans sa maison, chaque sou compte. Comme chaque année depuis la reprise de 2015, les Mouscronnois vont d'abord vendre avant de recruter et de constituer un noyau définitif, sans délier les cordons de leur bourse. Cette fois, c'est Paul Allaerts, l'ancien arbitre devenu directeur général du REM en 2016, qui se charge officiellement du mercato. S'il avait déjà mis la main à la pâte l'an dernier, il prend également la casquette de directeur sportif jusqu'à nouvel ordre, suite au récent départ de l'Allemand Jürgen Röber. " Dès mon arrivée, je me suis fort impliqué dans ce domaine-là ", affirme Allaerts. " Jürgen Röber était plutôt dans la relation technique, c'est-à-dire dans le suivi des joueurs, tandis que moi, je m'occupais déjà de l'aspect financier. Ça a toujours été moi qui m'occupais des négociations. Pour l'instant, il n'y a pas de volonté de recruter un directeur sportif. " Après une expérience de deux ans à Osmanlispor, Röber débarque en juin 2017 à Mouscron par l'entremise de l'influent agent macédonien, Fali Ramadani. À l'époque, Röber signe pour deux ans et a déjà les idées claires. Du moins, c'est ce qu'il assure. " Mon départ est tout ce qu'il y a de plus normal. Quand je suis arrivé, c'était très clair : je signais deux ans et je ne restais pas plus. Avant cela, j'ai vécu deux ans à Ankara, loin de chez moi. Je passais mon temps dans les avions. Ces deux dernières années, c'était dans ma voiture. Aujourd'hui, j'ai 65 ans et il était temps pour moi de me retirer du monde du football. Je continuerai à aller voir des matches, mais je suis dans ce milieu depuis mes dix-huit ans... Je dois encore profiter de la vie ", explique l'intéressé, depuis sa retraite de Düsseldorf, où sa voix sonne aussi amusée qu'éreintée. Celui qui habitait à Bruges, mais assistait souvent aux entraînements de son équipe, avait donc mis la pédale douce et avait laissé le gros du travail à Paul Allaerts. " Jürgen Röber a très bien fait son travail et il nous l'avait dit récemment, il savait que c'était sa dernière saison. Il n'y a donc pas de surprise de notre côté ", abonde l'ancien homme en noir, qui collabore désormais en " ligne directe " avec son nouveau coach, Bernd Hollerbach. Le duo suit également les recommandations du directeur sportif adjoint, Quentin Walcarius, régional de l'étape qui avait un temps quitté le monde du football pour le business du bien-être, et du scout Eddy Callaert, auparavant entraîneur des U21. " On a beaucoup d'agents qui nous contactent et qui nous proposent des profils. Pour ma part, je ne vois pas le problème de combiner les deux casquettes ", poursuit Allaerts, qui avait déjà assuré l'intérim lors de l'été 2017, dans la foulée du départ de la doublette YuriSelak- Humberto Paiva. Un été où seulement douze joueurs étaient présents pour la reprise. Cette année, ils étaient vingt-deux. Pour les diriger, Bernd Hollerbach, coach allemand présenté dans la lignée de son prédécesseur de compatriote, Bernd Storck. D'entrée, le Bavarois met l'accent sur la discipline, la rigueur et le physique, proposant même un onze contre onze dès le premier entraînement, le 15 juin dernier. Une copie poussée aux tours de terrain d'après-séance, exercice rare mais instaurée par Storck et poursuivi par Hollerbach. Si les deux Bernd semblent apprécier les mêmes valeurs, souvent rattachées à leur Allemagne natale, les similitudes en termes de CV ne vont pas plus loin. Adjoint de Felix Magath à Wolfsburg, avec qui il devient Champion en 2009, Bernd Hollerbach prend ensuite les rênes du club de son enfance, les Würzburger Kickers, qu'il fait monter successivement de la D4 à la D2 teutonne, malgré une redescente immédiate en 2017. Des performances qui lui permettent de jouer les pompiers de service à Hambourg, en janvier 2018, en vain. Limogé après sept matches, il participe à faire tomber un record vieux de quarante-trois ans, puisque le HSV enchaîne alors une série de vingt-trois matches sans succès, inégalée en Bundesliga. Depuis, plus rien. " Sur le plan du travail, dans la rigueur et la concentration, les joueurs ne vont pas être dépaysés. Il a le même profil que Storck et on voulait continuer sur la lancée de notre excellent deuxième tour, qui nous a vu terminer champion de printemps ", lâche encore Paul Allaerts, qui offre à Hollerbach un contrat jusqu'en 2021 et qui glisse au passage que l'ancien joueur du mythique Sankt Pauli s'est " présenté de lui-même ", grâce à la " visibilité " offerte par Storck à l'Est de la frontière. De son côté, Röber nie avoir joué un rôle dans la venue du Bernd 2.0. " Je l'ai seulement connu en tant que joueur ", dit-il, avant d'en rire. " C'était un gars un peu fou, parfois même un animal. Sur le terrain, c'était un vrai guerrier. " Arrière gauche rugueux abonné aux cartons jaunes, le néo-hurlu a disputé pas moins de 223 rencontres de Bundesliga dans sa carrière. Assez réservé pour le moment sur sa pratique de l'anglais, c'est son adjoint, Lamine Cissé, parfois épaulé par l'entraîneur des gardiens Éric Deleu, qui assure la traduction de l'allemand au français. Sénégalais de 47 ans, Cissé est un colosse d'un mètre 93, qui a écumé les divisions inférieures teutonnes avant de s'installer sur le banc des Kickers de Würzburg, dix ans durant. Au Canonnier, il embarque avec lui un autre assistant, Dennis Schmitt, qui vient à peine de souffler ses 26 bougies, et qui a évolué à Mainz, époque Thomas Tuchel, l'homme fort du PSG. Un préparateur physique issu du football américain complète enfin le staff mouscronnois. Du côté des joueurs, plusieurs cadres ont profité de la rampe de lancement offert par les bons résultats du second tour. Selim Amallah et Mërgim Vojvoda ont signé au Standard, Manuel Benson, Taiwo Awoniyi et Sidney Friede sont retournés chez leur propriétaire, Mbaye Leye a annoncé sa retraite, quand Georgios Galitsios est parti à Chypre ou que Nikola Gulan n'a pas été prolongé. Jean Butez, dragué par le Standard, l'Antwerp et Bruges, qui semble tenir la corde, devrait suivre, sans parler des portes de sorties éventuelles d'autres éléments. " Il faut comprendre le contexte général ", tente Paul Allaerts. " Sur base de notre bon deuxième tour, nous avons reçu des intérêts pour plusieurs de nos joueurs. Et, comme c'est le cas pour toutes les équipes, si nous recevons une belle offre, nous allons l'étudier. " Le directeur général et sportif de l'Excel fixe logiquement sa priorité sur l'attaque, sensiblement désertée, et dont le seul représentant restant, Frantzdy Pierrot, se trouve à la Gold Cup avec Haïti, pour qui il a inscrit un doublé d'entrée. De quoi attiser les convoitises, pour l'auteur de neuf pions toutes compétitions confondues qui disputait la saison dernière son premier exercice chez les pros. " Frantzdy est encore sous contrat et je pense qu'il est important pour lui qu'il reste encore minimum un an chez nous ", continue Allaerts, qui botte en touche concernant son intérêt pour Dylan De Belder, buteur du Cercle et qui a des vues sur le meilleur buteur de D1B, Leonardo Rocha (Lommel). " Trouver un attaquant, surtout pour un prix correct, n'est pas la chose la plus aisée. " Ni un gardien digne de ce nom. Pour remplacer Butez, les décisionnaires hurlus étudient différents profils, à l'instar d' Anthony Moris, élu meilleur élément de Virton, montant en D1B, et qui a l'avantage de bénéficier de la nationalité belge. Le matricule 216, également orphelin d'un arrière droit et qui vient d'officialiser un premier milieu, le Monténégrin Deni Hocko, se lance ainsi dans un énième vaste chantier de reconstruction qui risque de se terminer aux petites heures du mercato. À l'aube d'une presque nouvelle ère.