En août 2008, René Vandereycken sélectionnait Nabil Dirar pour les matches éliminatoires de Coupe du Monde contre l'Estonie et la Turquie. Au même moment, le joueur était appelé pour la première fois en équipe A marocaine par le coach français Roger Lemerre. Dirar opta pour la Belgique mais la FIFA lui interdit de porter nos couleurs.
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En août 2008, René Vandereycken sélectionnait Nabil Dirar pour les matches éliminatoires de Coupe du Monde contre l'Estonie et la Turquie. Au même moment, le joueur était appelé pour la première fois en équipe A marocaine par le coach français Roger Lemerre. Dirar opta pour la Belgique mais la FIFA lui interdit de porter nos couleurs. Nabil Dirar : " J'ai de fortes attaches avec le Maroc. Je suis né là-bas et j'y ai vécu jusqu'à l'âge de 13 ans. J'ai joué avec des sélections de jeunes marocaines, jusqu'en Espoirs. Mais j'ai finalement décidé de devenir Diable Rouge. Par exemple à cause de l'état des pelouses en Afrique, de l'arbitrage aussi. Je me suis dit que c'était une bonne occasion pour rendre à la Belgique ce qu'elle m'avait déjà donné. " Comment as-tu vécu la décision de la FIFA ?" C'était clair, je n'avais plus le droit de jouer pour la Belgique puisque je n'avais pas demandé à devenir belge avant le cap des 21 ans. Il n'y avait plus rien à faire et j'ai donc accepté de jouer pour le Maroc. "L'accueil n'a pas été fantastique !" Non ! Dès que j'y suis retourné pour jouer avec l'équipe A, on m'a fait passer pour un traître. Pour eux, je considérais le Maroc comme une bête roue de secours. Et ils avaient raison, finalement... J'ai été insulté par des supporters, mais ça n'a duré que le temps d'un match et tout est rentré dans l'ordre entre-temps. Parce que j'ai donné une bonne image et que j'ai joué des bons matches. "Tu n'as pas encore connu de grands moments avec l'équipe marocaine." C'est vrai. J'ai surtout rencontré des situations négatives. Un très grand noyau, une concurrence énorme à tous les postes, des joueurs qui ne s'entendaient pas, des gars qui faisaient n'importe quoi sur le terrain. Je pense qu'Eric Gerets va tout changer. "Il ne t'a pas encore parlé ?" Non. Un jour où il est venu en Belgique pour scouter des joueurs mais j'étais suspendu par le Club Bruges... "Il dit que tu dois résoudre tes problèmes à Bruges avant d'avoir une chance d'être sélectionné." Je sais que tout dépend de moi. Au Club, tout est réglé. Gerets doit maintenant voir si je mérite de retourner en sélection. Mais bon, je ne vais pas non plus me prendre la tête si je ne suis pas rappelé. Je suis conscient aussi qu'il y a une concurrence très forte avec des gars qui brillent aux Pays-Bas et en France. A côté de ces championnats-là, la Belgique ne représente pas grand-chose. "