Le nul spectaculaire du Standard à Mouscron valait bien une couverture et le retour génial de Pär Zetterberg un poster. Et si Hugo Broos veut l'afficher dans sa chambre (le poster !), libre à lui. Ah, Hugo Broos, un vrai poème celui-là ! Roi de la contradiction, il surprenait le landernau du foot belge en alignant le Suédois dans le match capital contre le Rapid Bucarest.
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Le nul spectaculaire du Standard à Mouscron valait bien une couverture et le retour génial de Pär Zetterberg un poster. Et si Hugo Broos veut l'afficher dans sa chambre (le poster !), libre à lui. Ah, Hugo Broos, un vrai poème celui-là ! Roi de la contradiction, il surprenait le landernau du foot belge en alignant le Suédois dans le match capital contre le Rapid Bucarest. Les amateurs de beau football avaient eu chaud, eux qui n'espéraient rien tant que de voir Zetterberg jouer en même temps que Walter Baseggio.... alors que Broos avait déclaré qu'il ne les alignerait pas ensemble ûparce qu'ils avaient trop les mêmes qualités û et sûre ment pas dans des matches difficiles ! Broos justifia son revirement total d'opinion effectué quelques heures avant le match contre les Roumains parce que, sans Zetterberg, il craignait de se voir démuni offensivement si la créativité de Baseggio venait à être étouffée. Mais le onze mauve ne se mit parfaitement en place qu'après avoir retiré Besnik Hasi de derrière le duo créatif, recentré Aruna Dindane en pointe et placé Christian Whilhelmsson sur le flanc droit. Pourtant, il avait compris l'année passée que l'Ivoirien ne servait à rien sur l'aile... et il avait dit qu'il jouerait cette saison en 4-4-2 alors que contre le Rapid, c'était tout sauf ça au début. L'entrejeu des Mauves était embouteillé, rien ne marchait et c'est le débutant Vincent Kompany qui touchait le plus de ballons. Hallucinant. Les actes de Broos contredisent trop souvent ses paroles. Pourtant, il ne se prive pas de critiquer les journalistes, coupables û selon lui û de jouer aux pyromanes en interviewant des joueurs écartés et de manquer d'égards à son encontre. Mercredi dernier, en conférence de presse, il n'admit pas un rire causé par ses paroles (- Je ne vais plus jamais donner mon avis sur un joueur, ça se retourne toujours contre moi "), lançant un sonore : -J'ai dit quelque chose de ridicule ou quoi ?Auprès de ses joueurs, Broos a souvent eu la réputation de ne pas assez communiquer. Auprès de la presse, il a celle de mal communiquer. Une chose est sûre, il n'est pas clair et net. Espère-t-il vraiment être crédible quand, pour justifier ses choix, il essaie d'expliquer un autre match ? Cette saison, pour l'instant, les chiffres lui donnent raison, mais sa personnalité fait tellement peu l'unanimité parmi les observateurs que û confrontés à tant de versatilité et sans plonger dans le procès d'intention û ils ne peuvent d'office repousser toute hypothèse en ce qui concerne Zetterberg. Fallait-il y voir une injonction du bureau présidentiel ou une protection en cas d'échec ? En tout cas, au stade Constant Vanden Stock, on entendait les mouches voler à la mi-temps contre le Rapid. Comme si Broos avait été faire un tour au casino avec l'argent du club. Est-il possible qu'il ait aussi mal évalué le potentiel de Zetterberg ? Comment Broos réagira-t-il quand le Suédois jouera l'un ou l'autre mauvais match ? G eorges Leekens n'a pas raté son retour au Canonnier dans un match haletant à souhait avec un Standard qui avait son sort entre les mains, mais qui encaissa deux buts sur des reprises de la tête, dont une sur corner. Leekens travaille toujours ses phases arrêtées ! Le coach des Hurlus était désolé d'apprendre les nouveaux problèmes graves de genou de Gordan Vidovic, ce qui n'était pas prévu et contrariait énormément ses plans... surtout que son pronostic n'est pas positif. Mac the Knife sait aussi que les jours de Mbo Mpenza sont comptés chez les Hurlus... pour d'autres raisons : " Mais je ne veux pas en parler. Laissez-moi terminer ma bière, plutôt ". NB qui n'a rien à voir avec ce qui précède : Bertrand Crasson aurait voulu devenir journaliste s'il n'avait pas réussi comme joueur pro. Il aurait pu, et il le prouve en pages 16 et 17. C'est lui qui a tout écrit ! Une chouette rencontre qui appelle d'autres rendez-vous tout au long de la saison. par John BaeteLes actes de Broos contredisent trop souvent ses paroles