Il y a longtemps que St-Trond n'avait plus terminé aussi près du subtop. En plus, personne n'est tenté de dire que tout lui a réussi. Au contraire, même. Ce St-Trond est tout simplement une bonne équipe. L'aisance avec laquelle il s'est imposé à Anderlecht (0-2) et au Standard (1-3) en témoigne, comme la manière avec laquelle il a causé de gros problèmes au futur champion, Genk, à domicile (0-1) ainsi qu'en déplacement (2-2), ou encore la lapidation à laquelle il a soumis le Club Brugeois (5-3) au plus fort de la lutt...

Il y a longtemps que St-Trond n'avait plus terminé aussi près du subtop. En plus, personne n'est tenté de dire que tout lui a réussi. Au contraire, même. Ce St-Trond est tout simplement une bonne équipe. L'aisance avec laquelle il s'est imposé à Anderlecht (0-2) et au Standard (1-3) en témoigne, comme la manière avec laquelle il a causé de gros problèmes au futur champion, Genk, à domicile (0-1) ainsi qu'en déplacement (2-2), ou encore la lapidation à laquelle il a soumis le Club Brugeois (5-3) au plus fort de la lutte pour le titre. Les saisons précédentes, il perdait une grande partie de ses moyens à l'extérieur. Cette fois, il a récolté presque autant de points en déplacement qu'au Staaienveld. Il a fallu un tout bon Mouscron pour l'écarter de la finale de la Coupe de Belgique. Avant cela, il avait éliminé le GBA (0-1) et le Lierse (0-2).Les pronostics de début de saison se voulaient pourtant prudents. Après une saison difficile, son seul objectif avoué était de bien entamer le championnat et de se dégager le plus vite possible de la zone rouge. La deuxième journée a sans doute été la plus importante de la saison: mené 1-3 par Lommel, St-Trond a retourné la situation pour s'imposer 4-3. La semaine suivante, il a pratiqué le contre à Charleroi avec succès (0-3). Il était lancé.Alors qu'il avait tâtonné pendant toute une année, St-Trond a immédiatement trouvé une tactique idéale cette saison. Avec un quatuor défensif opérant en ligne et deux ou trois médians défensifs devant eux, l'équipe a trouvé un équilibre entre la récupération et la créativité, avec Dany Boffin, Claude Kalisa, Désiré Mbonabucya et Gunter Verjans dans les rôles principaux. Les Limbourgeois ont été redoutables dès qu'on leur laissait des espaces mais ils ont été pris quelques fois en contre, ce qui leur a valu d'amères défaites à domicile, face au Lierse et au RWDM. Derrière, Kalisa est la révélation: complet, il n'est toutefois pas de ceux qui dirigent les autres. Thomas Caers, un défenseur expérimenté, a été enrôlé pendant la trêve hivernale. Mbonabucya a été précieux à la finition, d'autant plus que les attaquants enrôlés, Marcos Pereira et Dalibor Mitrovic, ont été tout sauf des killers. Pereira a fait de son mieux, il a connu une bonne période au premier tour, il conserve bien le ballon mais il marque fort peu. Mitrovic a tout au plus livré quelques bonnes mi-temps tout en étant le héros du match contre Lommel, quand il est entré au jeu. Heureusement, il y a eu Boffin, tout au long de la saison. Il a couru vite et beaucoup, marqué et fait marquer, dans le rôle libre taillé à sa mesure. Christian Vandenabeele, ,