Un vieil adage dit que le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir. A examiner de plus près le parcours de Hervé Gilbert ( RTBF), on peut toutefois se demander si l'inverse n'est pas tout aussi vrai.
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Un vieil adage dit que le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir. A examiner de plus près le parcours de Hervé Gilbert ( RTBF), on peut toutefois se demander si l'inverse n'est pas tout aussi vrai. Gembloutois bon teint mais attaché au centre de production du Hainaut, ce collaborateur du Week-End Sportif et de Match1 se destinait en effet à survoler les stades de bien plus haut que la tribune de presse puisqu'il voulait devenir pilote de ligne. "Après des études de math-sciences, j'ai même réussi mon examen d'entrée à la Sabena mais, pour continuer, je devais entrer dans une école privée, ce qui était au-dessus de mes moyens", explique-t-il.Hervé Gilbert avait toutefois une autre passion: la télé. Il faut dire qu'il n'habitait qu'à quelques centaines de mètres de Canal Zoom, la chaîne communautaire namuroise, pour le compte de laquelle il avait d'ailleurs fabriqué une émission avec des amis: Légitime démence. Il reprit donc le chemin de l'école à l'Institut des Hautes Etudes de Communication Sociale, qu'il quitta après deux ans pour frapper à la porte de Jean-Jacques Deleu ( Bel RTL), où il présenta les informations générales. Dans le même temps, il réussit l'examen de recrutement de la RTBF-Mons et se retrouva alors sur les deux antennes sous deux identités différentes: Hervé Deru à l'avenue Ariane, Hervé Gilbert au Boulevard Reyers. Aujourd'hui âgé de 28 ans et papa d'un petit Emilien (18 mois), il ne travaille plus que pour la RTBF tout en apportant son concours à son copain Pascal Noirhomme sur les ondes de TV Lux, la télévision communautaire luxembourgeoise. Tout en sachant très bien qu'il n'en est encore qu'au début du chemin qui mène à commenter les phases finales de Coupe du Monde ou du Championnat d'Europe, Hervé Gilbert ne cache pas que l'information générale lui manque parfois.Et comme il n'y a pas que le sport dans la vie, cet ancien joueur de Walhain (il y évolua jusqu'en Réserves de Promotion) est également président de la fédération francophone des centres de vacances. (P. Sintzen)