La Ligue des Champions est capricieuse. Le PSG l'a appris à ses dépens, lui qui s'était installé bruyamment parmi les favoris l'été dernier, quand Neymar et Kylian Mbappé avaient débarqué au pied de la Tour Eiffel pour composer, en compagnie d' Edinson Cavani, le nouveau trident offensif le plus redouté de la planète. Mais la Coupe aux grandes oreilles est toujours plus clémente avec ses prétendants habituels, et cruelle avec les nouveaux. Au bout d'un match équilibré face au Real Madrid, les hommes d' Unai Emery se sont retrouvés avec deux buts de retard au marquoir.
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La Ligue des Champions est capricieuse. Le PSG l'a appris à ses dépens, lui qui s'était installé bruyamment parmi les favoris l'été dernier, quand Neymar et Kylian Mbappé avaient débarqué au pied de la Tour Eiffel pour composer, en compagnie d' Edinson Cavani, le nouveau trident offensif le plus redouté de la planète. Mais la Coupe aux grandes oreilles est toujours plus clémente avec ses prétendants habituels, et cruelle avec les nouveaux. Au bout d'un match équilibré face au Real Madrid, les hommes d' Unai Emery se sont retrouvés avec deux buts de retard au marquoir. Le coach espagnol a été pointé du doigt, dans l'Hexagone, pour son coaching sur la pelouse madrilène. La sortie de Cavani, remplacé par Thomas Meunier pour permettre à Dani Alves de monter d'un cran sur l'échiquier parisien, a été vivement critiquée. Pourtant, les premiers instants du Brésilien au milieu de terrain ont offert à Paris sa meilleure séquence de la rencontre avec le ballon mais la réaction de Zidane, et la montée au jeu spectaculaire de Marco Asensio ont eu plus d'impact sur le score. Paris a semblé désarticulé, coupé en deux. Une constante depuis le début de la saison mais qui n'avait jamais été aussi criante que face à l'impitoyable armada de Cristiano Ronaldo. Quelques jours après la large victoire face à Strasbourg en Ligue 1, les cinq buts plantés par Cavani and co face aux Alsaciens ont d'ailleurs été occultés par les deux buts encaissés, symboles de la fragilité défensive de cette équipe parisienne, où certains semblent dispensés de tout travail en perte de balle. Critiqué pour son manque d'efficacité par certains, pour ses excès d'individualisme par d'autres, Neymar n'a pas non plus été épargné par les suiveurs français au bout des 90 minutes madrilènes. Pourtant, l'homme le plus cher du monde a multiplié les exploits techniques, décrochant jusque dans sa moitié de terrain pour aller chercher un ballon qui n'arrivait jamais jusqu'à lui, et l'emmenant ensuite aux abords du rectangle du Real au bout de solos enflammés. Le Brésilien a réussi 13 dribbles, près de deux fois plus que l'ensemble de l'équipe espagnole (7). Plus que ses qualités, c'est leur mise en exergue par le système qui doit poser question. Souvent servi précipitamment par Yuri Berchiche, Neymar est contraint à l'exploit pour transformer un ballon reçu en occasion de but. Paris n'a, malgré tout, pas perdu espoir. Une victoire 2-0 au Parc des Princes enverrait le club de la capitale française en quarts de finale, et la préparation du match retour est embellie par le temps de jeu sans cesse croissant de Lassana Diarra et, surtout, le retour de blessure de Thiago Motta, qui s'est encore montré indispensable par l'absurde au Bernabéu, quand Giovani Lo Celso a multiplié les erreurs de jeunesse devant sa défense, légitimes pour son âge mais impardonnables à un tel niveau d'exigence. Le vétéran italo-brésilien, incontestable maître à jouer et à penser de la machine parisienne depuis plusieurs saisons, pourrait bouleverser l'équilibre des forces au milieu de terrain, un secteur de jeu où le Real est sorti largement vainqueur lors de la manche aller.