Ça fait un peu plus d'un an que tu es repris en sélection nationale congolaise. Ça a quelle importance pour toi ?

C'est très important. Disputer des matches internationaux contre de grandes équipes, ça apporte énormément d'expérience. C'est un jeu différent : quand tu joues en Afrique c'est très dur, tu es obligé d'être physique. Après quand tu reviens dans ton club, tu es plus fort. J'ai fait mon premier match en octobre contre la Côte d'Ivoire. On gagne le match, je marque mon premier but. De...

C'est très important. Disputer des matches internationaux contre de grandes équipes, ça apporte énormément d'expérience. C'est un jeu différent : quand tu joues en Afrique c'est très dur, tu es obligé d'être physique. Après quand tu reviens dans ton club, tu es plus fort. J'ai fait mon premier match en octobre contre la Côte d'Ivoire. On gagne le match, je marque mon premier but. Deux-trois mois après, je suis à la CAN, on termine troisième : c'étaient des débuts de rêve. Bien sûr, il y a une nouvelle génération. Nous, la première vague de joueurs binationaux, quand on est arrivé en équipe nationale, ça a envoyé un premier message aux autres. Ensuite, ils ont vu à la CAN que ça s'était très bien passé également et ça leur a donné envie. Ils se sont dit que les places allaient commencer à être chères s'ils prenaient trop de temps pour réfléchir. Oui je pense. Contre Clinton Mata. On se chambre avec ça. Il me dit que leur terrain est en altitude, qu'on va mal respirer, etc. Mais bon, on verra à ce moment-là. A Charleroi, avec Francis N'Ganga qui joue pour le Congo-Brazzaville, on se chambrait aussi avant la CAN. On était tous les deux persuadés de gagner si on jouait l'un contre l'autre. Au final, on a vu qui avait gagné... La Coupe du Monde 2018 ? On n'est pas l'équipe de France ni l'équipe belge. Mais si on pouvait la faire, ce serait pfff... Je pense que ça resterait dans les mémoires pendant des années et des années parce que ça fait longtemps que le Congo n'a plus joué la Coupe du Monde. Avec le nombre de Congolais qu'il y a partout dans le monde, je pense que ce serait une fête énorme. Quand les Algériens vont à la Coupe du Monde, ils klaxonnent dans les rues mais avec le Congo ce sera encore pire je crois. Si on y va bien sûr. Parce que notre troisième place à la dernière CAN, c'est déjà du passé. On doit seulement se qualifier pour l'édition 2017 puis éventuellement pour la Coupe du Monde.