Le RC Genk prend un nouveau départ. Le bon vieux Pierre Denier est le seul survivant de la réorganisation du staff technique. Genk a passé le balai dans le vestiaire et taillé dans le staff médical. Le Racing ne compte plus sur Mboyo, Joseph-Monrose, Kagé, le jeune Walbrecq ni Camus, Ojo et Muzaqi, qui avaient déjà été loués. Il perd en Vossen sa figure de proue, à titre définitif, cette fois.
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Le RC Genk prend un nouveau départ. Le bon vieux Pierre Denier est le seul survivant de la réorganisation du staff technique. Genk a passé le balai dans le vestiaire et taillé dans le staff médical. Le Racing ne compte plus sur Mboyo, Joseph-Monrose, Kagé, le jeune Walbrecq ni Camus, Ojo et Muzaqi, qui avaient déjà été loués. Il perd en Vossen sa figure de proue, à titre définitif, cette fois. Dans la cage, la hiérarchie est établie : en un, Köteles, en deux, Bizot. Le duo central Kara-Kabasele est un bloc de granit. Kara a été nommé capitaine, dans l'espoir de lui faire oublier ses rêves de transfert. A l'arrière gauche, Tshimanga paraît ressuscité. Après une année d'inactivité, son remplaçant, Hamalainen, est rétabli. Cela permet à Anele de retrouver sa place de prédilection à l'arrière droit, même si le jeune Castagne s'y est révélé la saison passée, au sein d'une équipe en plein désarroi. Le club le met en évidence : il est la vitrine de sa politique de formation et d'éclosion, qui avait quelque peu souffert des turbulences des dernières saisons. Anele se retrouve donc dans une situation difficile, d'autant qu'il n'a pas l'air de se sentir bien dans sa peau. La blessure de Kumordzi, la saison écoulée, a contraint Genk à poster des éléments offensifs au milieu défensif. Il a résolu ce déséquilibre en enrôlant Buyens. Ndidi, embauché pour la défense centrale, a éclos pendant la préparation. Il n'a que vingt ans mais il regorge de qualités : vitesse, puissance, récupération, passing et vista. Après une saison médiocre, Gorius cherche ses marques. Pendant la préparation, il a été testé en soutien de l'avant-centre De Camargo à gauche, la position à laquelle il s'était épanoui à Malines, sous la férule de Maes. Le poste était occupé par Cissé, qui se retrouve à droite, une position qu'il n'avait plus occupée depuis des années. A droite, Okriashvili est le seul trouble-fête à avoir survécu au grand nettoyage d'été. Comme il a tendance à converger vers l'axe, il peut également constituer une option en soutien de De Camargo. Milinkovic-Savic est revenu à Genk auréolé du titre mondial en U20, avec la Serbie, et a énormément gagné en valeur marchande. Bref, la deuxième ligne genkoise est bien étoffée, même s'il lui manque un gaucher, puisque Trossard a de nouveau été loué, bien qu'on ait prolongé son contrat. Depuis le départ de Benteke en 2012, Genk n'avait plus d'avant-centre. Il retrouve en De Camargo un grand nom et un habitué du club. Il a certes 32 ans mais il est intelligent, il conserve bien le ballon et il a le sens du but. De Camargo doit permettre à l'ensemble de mieux fonctionner mais surtout imposer son autorité dans le vestiaire. Genk aurait souhaité l'associer à Vossen mais a échoué. Maes a essayé Gorius et Okriashvili en soutien. Pour le moment, Schrijvers et Cavric ne semblent pas constituer des concurrents aux attaquants titulaires. " En l'espace d'un an, on peut changer beaucoup de choses ", a déclaré Maes, empreint d'optimisme, lors de sa présentation, en mai. Il a cité Gand en exemple : les Buffalos se sont débarrassés de leurs fauteurs de troubles et ont formé un ensemble soudé et complémentaire, qui est devenu champion plus tôt que prévu. Ironie du sort, les fauteurs de troubles Mboyo et Kagé ont atterri à Genk, qui a ainsi hérité des soucis de Gand. Il fallait donc faire le ménage. Maes croit fermement en un rapide succès. Pourtant, il serait souhaitable qu'il obtienne des renforts offensifs. PAR JAN HAUSPIE