Tous perdants ! Voilà la conclusion qu'on peut tirer des élections présidentielles de l'Union belge de football. François De Keersmaecker a beau avoir été réélu pour deux ans, déclarer après un premier tour de scrutin se terminant par 11-11 qu'un deuxième tour n'est pas nécessaire parce qu'il sera de toute façon réélu témoignait d'une approche beaucoup plus juridique qu'empathique des choses. Sans parler de sa tentative de faire nommer en stoemelings (sans mettre le point à l'ordre du jour) Gérard Linard au poste de CEO de la fédération jusqu'à fin 2016. Linard, francophone unilingue, pourra exercer cette fonction jusqu'en septembre, p...

Tous perdants ! Voilà la conclusion qu'on peut tirer des élections présidentielles de l'Union belge de football. François De Keersmaecker a beau avoir été réélu pour deux ans, déclarer après un premier tour de scrutin se terminant par 11-11 qu'un deuxième tour n'est pas nécessaire parce qu'il sera de toute façon réélu témoignait d'une approche beaucoup plus juridique qu'empathique des choses. Sans parler de sa tentative de faire nommer en stoemelings (sans mettre le point à l'ordre du jour) Gérard Linard au poste de CEO de la fédération jusqu'à fin 2016. Linard, francophone unilingue, pourra exercer cette fonction jusqu'en septembre, pas plus tard. Le CEO doit être un leader, ce n'est pas une fonction politique. Il faudrait donc une élection pour en nommer un en septembre. Déçu du manque de confiance, Linard entend pourtant mener à bien sa mission. " Je fais pour un mieux ", a-t-il informé. " Si les Pros jugent que ce n'est pas assez, ils n'auront qu'à prendre quelqu'un d'autre. Ce n'est pas à mon âge qu'on est carriériste. Le comité d'audit a donné plusieurs recommandations. Jusqu'à présent, la Pro League, qui voulait attendre l'élection, me freinait pour les mettre en place. Là, je vais profiter de ces trois mois pour les mettre en application ! Ma deuxième mission consistera à continuer à inculquer aux gens la politique d'austérité. Ce n'est pas si facile que cela. C'est une culture qu'il faut avoir et apparemment, certains ne l'ont pas ! " Linard fait référence aux derniers chiffres des nuits d'hôtel sortis début de semaine dans la presse. " Si ces factures datent d'après le 15 avril, il y a un sérieux problème car j'aurais dû être au courant et je ne le suis pas ! " Autres perdants : les amateurs, dont le bloc face aux professionnels est battu en brèche. Ils possèdent 14 voix au Comité Exécutif. Lors du premier tour, ils n'étaient que onze à voter pour le président censé les représenter. Et douze lors du deuxième. La crainte d'une prise de pouvoir plus grande des professionnels sur l'équipe nationale et le financement - une tendance qui augmente depuis des années - est passée au second plan en raison du mécontentement de la politique actuelle et des promesses électorales des différents candidats, y compris JosephAllijns. Mais les plus grands perdants, ce sont les professionnels, qui ont loupé une occasion énorme : ils n'ont pas pu profiter de la faiblesse du président actuel pour faire élire leur candidat. Tout cela parce qu'ils ont fait un mauvais choix en poussant Allijns à la présidence et en nommant BartVerhaeghe comme porte-parole. Le président du Club Bruges a une ligne de conduite mais ce n'est pas un politicien et il se fâche avec trop de monde, même parmi ses propres rangs. Comme l'a dit quelqu'un de très bien placé : il donne de l'urticaire à beaucoup de gens. Ils sont peu nombreux à regretter que Marc Coucke ait démissionné juste après avoir été élu. Le président d'Ostende a fait beaucoup de bruit mais sans plus. Un départ de Verhaeghe, qui a investi beaucoup de son temps à la fédération, eût été plus grave. PAR PETER T'KINT ET STÉPHANE VANDE VELDETous perdants ! Voilà la conclusion qu'on peut tirer des élections présidentielles de l'URBSFA.