J'ai l'impression nette que si l'on me siphonnait mon petit compte en banque, faudrait pas des tas de fois 90' pour que la puce me monte à l'oreille en même temps que la moutarde au nez, et que je pousse des cris d'orfraie catastrophée ! Mais le monde des caïds du foot ne fonctionne pas comme ça. Le fric purulent y pullule tellement que certains s'y font pomper le leur, en toute candeur, via des siphons gros comme des boxons.
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J'ai l'impression nette que si l'on me siphonnait mon petit compte en banque, faudrait pas des tas de fois 90' pour que la puce me monte à l'oreille en même temps que la moutarde au nez, et que je pousse des cris d'orfraie catastrophée ! Mais le monde des caïds du foot ne fonctionne pas comme ça. Le fric purulent y pullule tellement que certains s'y font pomper le leur, en toute candeur, via des siphons gros comme des boxons. Vous l'avez lu comme moi, deux employés de banque avaient réussi à siphonner 435.000 euros dans les comptes de trois joueurs ayant évolué pour Manchester City en 2003/2004 : dont notre Big Dan Van Buyten, qui n'a pourtant fait qu'y transiter, mais qui, comme ses potes assistés sociaux de luxe, n'y a vu que du feu : à moins que ce soit la couleur de l'argent qui brille, qui brille, qui brille au point d'aveugler... Moi je vous le dis : c'est le monde du foot qui est siphonné ! Autre liaison intime et folle au fric : le cas Walter Baseggio. Que le Clabecquois ne soit plus en odeur de sainteté au Parc Astrid, soit, c'est un retour des choses somme toute moral : découlant précisément du fait qu'on a bien trop tôt placé Baseggio sur un piédestal voisin de celui de saint Guidon ! Dans un monde normal, Walter se taillerait normalement, parce qu'il a envie de jouer, quitte à ce que ce soit pour moins de fric dans un club moins huppé, avec désir de revanche coincé entre les dents. Mais dans le monde siphonné du foot, Walter ne peut pas agir autrement que comme en ce moment, pas question de lâcher la proie mauve pour l'ombre inconnue : tant que ton contrat te file 500.000 euros par an, contrat que l'on te proposa jadis sans que tu pleurniches pour, pourquoi être plus catholique que Benoît XVI et faire une fleur à celui qui t'as grugé ? Car ce n'est pas Baseggio qui couillonne aujourd'hui Anderlecht en devenant fainéant, Walter ne l'est pas plus qu'avant : c'est Anderlecht qui a hier couillonné Baseggio en lui affirmant qu'il valait le onze de base et 500.000 euros annuels malgré sa mollesse crasse. Qu'Anderlecht assume donc jusqu'au bout cette bêtise budgétaire, qui assure l'avenir financier de Baseggio... tout en déboussolant le gars quant à l'opinion footballistique qu'il avait cru pouvoir se forger sur lui-même ! Quoi ? Le Sporting se serait laissé berner jadis par les commentaires prématurément dithyrambiques de la presse francophone ? Ce serait donner beaucoup d'importance à celle-ci, et bien peu aux compétences présumées des décideurs techniques d'alors. Je passe à René Vandereycken, lequel offre certaines similitudes avec Baseggio : gaucher, axial et plutôt bas dans le jeu lorsqu'il était joueur ; et, maintenant que René est notre nouveau coach national, ... même tarif à 500.000 euros annuels pour prester seulement 6 ou 7 matches par an ! La comparaison s'arrête là car, pour ce qui était de mettre le pied quand il jouait, ou en ce qui concerne la culture tactique et le réalisme, Vandereycken est éloigné de Baseggio autant qu'un satyre d'un puceau. Ne vous méprenez pas sur ma comparaison, je suis charmé que pareil satyre s'amène à la tête des Diables ! C'est vrai, Vandereycken est honteusement cher, mais je vous rappelle qu'il évolue dans un monde siphonné, qu'il le sait mieux que quiconque, et que son pragmatisme froid intègre froidement l'aspect/business des choses... Faut rappeler aux plus jeunes, ou leur révéler, que Vandereycken s'est fait jadis éjecter par Guy Thys au début du Mondial mexicain, pour avoir ouvert trop grande sa bouche quant aux options à ses yeux trop offensives du sélectionneur : Guy a viré René... pour passer juste après à une défense à cinq qu'il n'avait jamais expérimentée auparavant, qu'aurait aimée René, et qui allait valoir aux Diables la réussite que l'on sait ! Sans le coup de gueule suicidaire de Vandereycken, peut-être n'aurions-nous jamais olé-oléisé en 1986... Avec le tchestu d'Hasselt aux commandes aujourd'hui, j'espère des résultats et j'y crois davantage qu'avec Aimé hier. Je m'attends aussi à ce que de grands cris de vierges effarouchées surgissent de partout, et surtout côté francophone, les fois où ça aura foiré et où René aura laissé sur la touche de petits chéris plus médiatisés que d'autres. La seule chose qui m'inquiète, c'est que Vandereycken ait déclaré après son intronisation : " Je suis devenu plus souple ! ". J'espère bien que non ! Vu le salaire dingue qu'il a réussi à décrocher, René a intérêt à être René : à ne pas être souple et à tout supporter. bernard jeunejean