Ils étaient venus à plus de 1.500, mercredi dernier, pour assister à ce qui était peut-être le dernier match du RWDM au Stade Edmond Machtens. Des nostalgiques, venus se recueillir une dernière fois dans le temple d'une équipe vouée à la disparition, et d'autres qui y croient encore, et qui avaient tenu à manifester leurs encouragements. Parmi le public, on distinguait d'anciens joueurs du club, comme AlexandreKolotilko et AlanHaydock. Aucun droit d'entrée ne devait être acquitté, mais des carte...

Ils étaient venus à plus de 1.500, mercredi dernier, pour assister à ce qui était peut-être le dernier match du RWDM au Stade Edmond Machtens. Des nostalgiques, venus se recueillir une dernière fois dans le temple d'une équipe vouée à la disparition, et d'autres qui y croient encore, et qui avaient tenu à manifester leurs encouragements. Parmi le public, on distinguait d'anciens joueurs du club, comme AlexandreKolotilko et AlanHaydock. Aucun droit d'entrée ne devait être acquitté, mais des cartes de soutien étaient vendues à 4 euros au profit de l'école des jeunes. L'adversaire était l'Olympic de Charleroi, entraîné par PatrickThairet, qui l'a emporté 2-3, et l'initiative émanait de MarcWuyts. "J'ai moi-même pris contact avec la commune, qui a autorisé le déroulement du matchet assuré le service de sécurité", explique-t-il. "En agissant de la sorte, j'ai voulu démontrer que le RWDM était encore bien vivant. J'ai rassemblé tous les joueurs qui n'avaient pas encore trouvé de l'embauche ailleurs pour former une équipe. Ils ont répondu à l'appel avec enthousiasme. Parmi eux, il s'en trouvait quelques-uns qui avaient encore joué en D1, comme BernardAllou, AdrianBakalli, JonathanButera ou AfrimSalievski. En plus des entraînements, ils se voyaient offrir une autre occasion de garder le rythme et, aussi, de se montrer aux yeux de recruteurs éventuels, au cas où le pire arriverait. J'ai vécu un moment fort: il y avait du monde dans les gradins, une sono, diverses activités. De quoi attraper la chair de poule. Le succès populaire fut pour moi la récompense de tous les efforts consentis pour sauver le matricule 47 et les 450 jeunes qui y sont associés. Je ne suis plus payé depuis sept mois, mais je continuerai à me battre jusqu'au bout". Marc Wuyts espère, comme beaucoup, que le tribunal de première instance rendra ce jeudi un avis favorable au sujet de la plainte introduite par JohanVermeersch concernant la radiation du club par l'Union Belge. Mais, même dans ce cas, on ne sera pas encore sorti de l'auberge. Il y aura les autres dettes à payer, et d'ici là, d'autres joueurs auront peut-être quitté le navire. "Mais cela n'est qu'un moindre mal", estime Marc Wuyts. "Des joueurs, on en trouvera toujours. Il y en a une centaine de libres sur le marché. Le plus urgent est de sauver le club et de pouvoir aligner une équipe en D3. J'ai vu Johan Vermeersch à deux reprises. Il garde l'espoir. Ce qui m'a fait un peu mal, ce sont les rumeurs qui ont circulé au sujet d'un engagement éventuel de ThierryPister, au cas où le club continuerait ses activités. C'est faire peu de cas de tout ce que j'ai entrepris. Mais bon: la vie est ainsi faite..." (D.Devos)