A comme Anderlecht

" Repéré en sélection du Brabant, j'y ai joué trois ans en Minimes et Cadets avant de rejoindre les rangs de l'Hoger Op Merchtem. D'une séance de préparation par semaine à Zellik Sport, mon club d'origine, je suis passé à trois entraînements à Neerpede. J'y ai côtoyé du beau monde comme WalterBaseggio ou Kurt Van de Paar. Chez les nationaux, seul le RFC Sérésien nous était supérieur à cette époque. Il y avait alors une toute bonne Ecole des Jeunes au Pairay. C'est fou que ce club ait disparu entre-temps. "
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" Repéré en sélection du Brabant, j'y ai joué trois ans en Minimes et Cadets avant de rejoindre les rangs de l'Hoger Op Merchtem. D'une séance de préparation par semaine à Zellik Sport, mon club d'origine, je suis passé à trois entraînements à Neerpede. J'y ai côtoyé du beau monde comme WalterBaseggio ou Kurt Van de Paar. Chez les nationaux, seul le RFC Sérésien nous était supérieur à cette époque. Il y avait alors une toute bonne Ecole des Jeunes au Pairay. C'est fou que ce club ait disparu entre-temps. " " Je suis un parfait zinneke. Depuis ma plus tendre enfance, j'ai baigné dans une atmosphère bilingue avec un papa francophone et une maman flamande. La pratique de ces deux langues m'a servi dans les clubs par lesquels j'ai transité mais aussi en dehors du football. A un moment donné, j'ai travaillé dans le secteur bancaire ". " Mon rôle ne se limite pas à effectuer le toss. Je joue un rôle d'intermédiaire entre les joueurs et la direction et entre ce même groupe et l'entraîneur. Je suis le prolongement du coach sur le terrain. D'autant qu' Hein Van Haezebrouck se retrouve en moi puisque je joue en défense centrale comme lui, jadis... Quand il discute tactique avec moi, ça peut souvent durer des heures et je ne suis jamais rentré avant minuit. " " Je suis la pierre angulaire d'une arrière-garde à trois, avec Brecht Verbrugghe à droite et Bram De Ly à gauche. C'est peut-être osé mais ça m'a procuré de très belles satisfactions. A Beveren, avec Emilio Ferrera, nous procédions de manière semblable avec Jimmy Smet, Martin Van Ophuyzen et Kenny De Vuyst. J'évoluais comme pare-chocs devant cette ligne et la méthode avait du bon. Jusqu'au jour où Jean-Marc Guillou a voulu y mettre son grain de sel. Du coup, c'en était fini de cette approche et de notre mentor ( il grimace). " " Je n'aurais jamais cru qu'il ferait cette carrière à Arsenal. A ses débuts chez nous, il n'était pas capable de tenir une rencontre. Après une heure, il fallait le remplacer pour cause de crampes. J'avais davantage foi en Yaya Touré et N'Dri Koffi Romaric, deux monstres. Leur statut de titulaire au FC Barcelone et au FC Séville ne constitue nullement une surprise pour moi. " " Khalid, dernier rempart de la défense beverenoise et qui a transité par le Standard, me fait songer à l'actuel portier des Rouches, Andres Espinoza. Le Marocain était, lui aussi, capable du meilleur comme du pire. Mais on lui pardonnait tout au nom de sa gentillesse. Son surnom de Bisounours était suffisamment éloquent à ce sujet. " " D'un côté, Jean-Marc Guillou a permis à pas mal de jeunes Ivoiriens de se réaliser. Je songe à mes trois ex-partenaires beverenois mais aussi à des garçons comme Aruna Dindane, KoloTouré ou Bakary Koné. De l'autre, le Français s'est enrichi de manière honteuse sur le dos du club waeslandien. Alors, à choisir entre les mots bienfaiteur ou pilleur, j'opte plutôt pour ce dernier. " " Je le classe parmi les meilleurs coaches que j'ai connus avec René Vandereycken et Emilio Ferrera. Comme eux, il ne déroge jamais à ses idées, même si elles vont à l'encontre de celles des autres. Il a une personnalité énorme. A terme, je le vois aboutir dans un club du top-5. Dans le milieu du foot, on sent qu'il a la cote parmi la nouvelle vague. Au même titre que Peter Maes. " " Un souvenir inoubliable lié à mon seul déplacement européen avec le RWDM. C'était face aux Turcs de Besiktas en 1996. On logeait au Hilton, sur les hauteurs de la ville, avec vue sur le Bosphore et le stade. Après le repas de midi, on était allés se dérouiller les jambes le long de l'eau. Et à six heures du coup d'envoi, il y avait déjà du monde autour de l'enceinte. Le soir, ils étaient 30.000. On a perdu 3-1 dans une ambiance de feu. "" A mes débuts au RWDM, j'ai officié comme pare-chocs devant la défense à ses côtés. Gunther m'a marqué, tout comme Alan Haydock. Plus de dix ans après, nous répondons toujours présents en D1 et sans doute qu' Adrian Bakalli, compagnon d'âge lui aussi, à cette époque, aurait-il suivi le même chemin s'il n'avait pas été freiné par un grave accident de la route. " " J'étais sur une voie sans issue à Beveren quand Manu Ferrera, directeur technique à Courtrai, m'a demandé de le rejoindre en janvier 2004. Au départ, je n'y étais guère favorable car le club militait en D3. Mais l'aîné d'Emilio a su me convaincre en disant qu'il valait mieux, parfois, reculer pour mieux sauter. Il ne s'était pas trompé puisque, entre-temps, je suis monté à deux reprises avec ce club. " " Avec Stany Gzil, que j'ai connu au cours de mes premiers mois au Freethiel, c'est le pire mentor que j'ai eu. Le Polonais alternait l'espace d'une heure cinq minutes de match et cinq autres de stretching. Personne ne s'étonnera si on ne tenait pas la distance dans ces conditions. Quant au Français Régis Laguesse, bras droit de Jean-Marc Guillou, ce n'était pas un entraîneur mais un éducateur. Son seul rôle était de veiller sur les Ivoiriens du club. En matière de foot, c'était zéro sur toute la ligne. " " J'ai commencé à cette place en D1, au RWDM, avant de reculer dans le jeu. Un retour aux sources dans la mesure où, en formations d'âge, je jouais le plus souvent en défense. Il aurait toutefois été suicidaire de me lancer à ce poste au plus haut niveau, vu mon manque de planche. René Vandereycken l'a bien compris et je lui en serai éternellement reconnaissant. Si je suis toujours là de nos jours, c'est en grande partie à lui que je le dois. "" Avec Gunther Jacob et Guy Vandersmissen, Daniel était le troisième mousquetaire molenbeekois en provenance du Standard. Je n'ai peut-être connu que des clubs modestes avec le RWDM, Beveren ou Courtrai, mais j'ai joué avec deux finalistes de coupes d'Europe : Emmanuel Eboué avec Arsenal en Ligue des Champions et Guy Vandersmissen avec le Standard en Coupe des Coupes. Sans compter que j'ai été entraîné par René Vandereycken, finaliste du Championnat d'Europe 1980. Ce n'est tout de même pas rien ! " " Il m'a empêché un jour d'en venir aux mains avec Emilio Ferrera à Beveren. Le coach m'avait pris en grippe pour je ne sais trop quelle raison : - Mais Demets nom d'un chien..., mais Demets puta de madre, j'en avais vraiment pris pour mon grade comme pas permis à cette occasion. A un moment donné, j'ai dit à l'entraîneur : - On n'est pas à l'armée, ici. Moi, c'est Stéphane et non Demets, compris ? Le lendemain, à l'heure des retrouvailles sur le terrain, le cadet des Ferrera m'a dit : - Bonjour Stef ! Il faut croire que le message était passé. " " Le meilleur avant que j'ai côtoyé. Au RWDM, il formait une ligne d'attaque à lui seul. Frédéric avait une vitesse phénoménale et une technique largement supérieure à la moyenne. De plus, il avait un caractère bien trempé. Je me rappelle qu'un jour, René Vandereycken avait voulu nous garder pour une discussion tactique après deux entraînements journaliers. -Moi, j'ai assez donné aujourd'hui , dit Fred . - Je rentre retrouver Anouchka et mes enfants . Et il est parti sans demander son reste. Je pense que René Vandereycken n'en est toujours pas revenu. " " C'est vrai que j'ai essuyé pas mal de remarques désobligeantes lors de mes premiers pas en D1. Même du public molenbeekois. - Hé Lange, va jouer au basket , c'était une remarque qui fusait régulièrement des travées. Avec mes 196 centimètres, j'aurais évidemment moins détoné dans ce sport. Sorry, mais je ne jurais que par le football. Au commencement, tout ça m'a marqué. A la longue, je me suis forgé une carapace. En revanche, mon père a souffert très longtemps de toutes ces paroles acerbes. " " J'ai beau être parti depuis dix ans, je garde la nostalgie de ce club qui m'a formé. Les victoires remportées contre Anderlecht en classes d'âge figurent toujours parmi mes meilleurs souvenirs. La mise en liquidation du club, voici quelques années, m'a profondément attristé. Et je comprends qu'une poignée de fidèles attachés à son nom aient voulu assurer sa pérennité en recommençant au bas de l'échelle. Il est écrit quelque part que le RWDM ne mourra jamais. "" J'ai joué avec Stéphane à Anderlecht et, plus tard, avec son cousin Sébastien au RWDM. Avec des qualités différentes, tous deux ont accompli des carrières intéressantes. Je m'attendais peut-être à plus dans le chef du premier, qui était vraiment perçu chez les jeunes comme un futur crack. Mais il a davantage fait office de super-sub que de titulaire au Parc Astrid, il faut bien en convenir. " " Il ne m'étonne nullement que Benoît ait fait son chemin à la télévision. Joueur déjà, il avait la langue bien pendue. Au cours de ma carrière, j'ai connu des discrets, qui prenaient des notes après chaque entraînement, comme Nassen. Une autre catégorie, c'étaient les exubérants qui avaient des explications pour tout. Et Ben en faisait partie. " " Si je n'étais pas devenu pro, je serais sans doute devenu kiné. J'ai fait deux ans d'études à l'ULB dans cette section mais la combinaison des deux activités posait problème et j'ai tranché en faveur du ballon rond. Je ne m'en plains pas mais je reste branché sur tout ce qui touche à l'anatomie humaine. J'ai d'ailleurs échappé à une opération au pubis en potassant des livres relatifs aux problèmes de pubalgie. "" Tout footballeur qui se respecte sera toujours éternellement reconnaissant envers le coach qui l'a lancé dans le grand bain. Pour moi, le sélectionneur des Diables Rouges était celui-là à l'époque où, jeune entraîneur, il dirigeait le RWDM. Ex-milieu défensif lui-même, je n'aurais bien sûr pu rêver meilleur guide que lui pour mes débuts à cette place. "" La couleur de mes cheveux m'a valu ce sobriquet, comme bien l'on pense. Avec ses variantes comme Wittekop ou Witkap. A Beveren, on m'appelait Stef. Même le coach ( il rit). A Courtrai, on me surnomme Metse. C'est sympa. Dans une autre vie, il paraît que j'ai même été acteur. Le grand blond à la chaussure noire, ce n'était pas Pierre Richard mais moi. " " J'en ai connu deux : Barbosa, qui est l'un de mes partenaires actuellement et Chen, avec qui j'ai joué au stade des Eperons d'Or en D3 et D2. A mes yeux, le Malinois est l'un des meilleurs backs droits de Belgique. Dommage qu'il ne soit pas plus grand. Dans ce cas, le problème à ce poste chez les Diables Rouges serait résolu ! " " Le footballeur au nom le plus original avec qui j'ai joué. On le surnommait Yapa car chaque fois qu'on lui demandait ses papiers, il les avait oubliés. Gilles faisait partie de la première promotion des Académiciens de Jean-Marc Guillou et comptait parmi les plus doués. La manière dont il amortissait un ballon en plein vol était inouïe. Il lui aura manqué quelques centimètres aussi pour prétendre à plus. Même si le FC Nantes ou les Young Boys Berne valent déjà mieux que Beveren, bien entendu. " " C'est mon bled. C'est là où j'ai toujours vécu et où j'ai commencé à jouer. Le FC Brussels s'y entraîne de temps en temps depuis le début de la saison. Son président, Johan Vermeersch, aurait d'ailleurs aimé m'embrigader l'été passé. Mais je n'ai pas voulu. Les Coalisés ont été mêlés à trop d'histoires. A choisir, j'ai préféré entamer un nouveau chapitre à Courtrai. Et jusqu'ici, je ne m'en plains pas le moins du monde. " par bruno govers - photos: reporters