En un an, François Sterchele qui arrivait sur la pointe des pieds à Charleroi est reparti pour un million d'euros au G. Beerschot et le club carolo est tout heureux de renflouer ses caisses.
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En un an, François Sterchele qui arrivait sur la pointe des pieds à Charleroi est reparti pour un million d'euros au G. Beerschot et le club carolo est tout heureux de renflouer ses caisses. " Nous avions eu des contacts avec Anderlecht, Genk, Le Mans et Troyes. Il y a deux mois, Mogi Bayat avait même rencontré Marc Degryse pour discuter d'un passage à Bruges. Puis, Didier Frenay m'a téléphoné pour que je prenne langue avec le Germinal Beerschot qui venait de se séparer de Tosin Dosunmu ", explique son manager Youri Selak. " Je pensais que les Anversois ne pourraient jamais payer la somme demandée et en 48 heures, tout s'est accéléré ". Sterchele voulait-il vraiment partir ? " J'avais resigné jusqu'en 2009. Dans cette optique, je pensais que j'allais encore demeurer parmi les Zèbres une saison ou deux. Cependant, Charleroi avait transféré d'autres attaquants du même type et j'aurais dû sans doute encore évoluer à droite ou à gauche ", commente le joueur. " On sentait que la direction voulait se séparer de moi ou d'un autre avant. Quelque chose ne tournait pas rond sinon les dirigeants n'auraient pas attiré d'autres attaquants. Ils avaient quelque chose derrière la tête. Je sentais qu'ils voulaient se faire de l'argent mais je ne suis pas déçu de leur comportement, c'est le marché. A partir du moment où les deux parties sont satisfaites... ". Et elles le sont. Sterchele découvre un club ambitieux et se démarque sur le marché des transferts, à l'image d'un Luigi Pieroni, en étalant sa réussite, un an après avoir quitté la D3. " Le Germinal Beerschot s'est montré très concret ", affirme Sterchele. " Il veut me placer toute la saison en pointe, ce qui compte pour moi. J'ai été ébloui par le discours des dirigeants. Ils ont un projet ambitieux et veulent intégrer le top-5 l'année prochaine. Je pense qu'ils en ont les moyens. Le Germinal Beerschot fut la meilleure équipe du deuxième tour et il a terminé devant... Charleroi. J'effectue un pas en avant. Charleroi n'aurait pas pu consentir un tel investissement. De plus, j'apprécie la mentalité flamande que j'avais connue à Oud-Heverlee ". Les Zèbres se frottent les mains. Acheté 15.000 euros, ils revendent leur poulain plus de 66 fois plus cher. " Etonnant que les Anversois déboursent autant ", continue Selak, " C'est peu courant que de telles sommes de transfert circulent entre clubs moyens. Ces dernières années, on préférait ne pas investir ou le faire dans des joueurs étrangers. Cependant, on voit que ces investissements ne concernent que des postes clés, comme meneur de jeu ( Mbark Boussoufa), gaucher ( Koen Darden) ou attaquant (Sterchele). On ne va pas dépenser autant pour un défenseur. Si le Germinal Beerschot a fait cet effort, c'est aussi parce qu'ils savent que Sterchele peut encore progresser et leur rapporter deux à trois fois plus dans un an ou deux. Et il y avait cette volonté d'attirer un attaquant belge. Ils ont pensé à Kevin Vandenbergh mais, lui, évolue à Genk et était hors de prix ". Le prix du transfert apportera une certaine pression au joueur : " C'est vrai. Il s'agit du transfert le plus onéreux des dix dernières années pour le club. Ils veulent des résultats et attendent beaucoup de moi. Je n'ai jamais évolué avec la pression et cela ne va pas commencer maintenant ".