Le Club est le seul club de D1 à n'avoir enrôlé aucun joueur pendant l'été. Trond Sollied entame sa cinquième année dans la Venise du Nord avec le groupe de la saison passée, moins Andrés Mendoza (au FK Metallurg Donetsk), Dany Verlinden (arrêt), Karel Geraerts (au Standard) et Birger Van de Ven (au RBC Rosendaal). A leur place, quatre Espoirs rejoignent le noyau A : le gardien Glenn Verbauwhede, le médian défensif Vincent Provoost, le médian offensif Bart Vlaeminck et l'avant Dieter Van Tornhout. Timmy Simons hérite du brassard de Verlinden.
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Le Club est le seul club de D1 à n'avoir enrôlé aucun joueur pendant l'été. Trond Sollied entame sa cinquième année dans la Venise du Nord avec le groupe de la saison passée, moins Andrés Mendoza (au FK Metallurg Donetsk), Dany Verlinden (arrêt), Karel Geraerts (au Standard) et Birger Van de Ven (au RBC Rosendaal). A leur place, quatre Espoirs rejoignent le noyau A : le gardien Glenn Verbauwhede, le médian défensif Vincent Provoost, le médian offensif Bart Vlaeminck et l'avant Dieter Van Tornhout. Timmy Simons hérite du brassard de Verlinden. Les gardiens suscitent moult interrogations. Tomislav Butina est expérimenté, il a joué l'EURO avec la Croatie mais n'a pas convaincu la saison passée, au contraire : les doutes quant à ses capacités techniques, physiques et mentales ont cru. Stijn Stijnen et Glenn Verbauwhede n'ont peu ou pas d'expérience en D1. Or, l'héritage est lourd : même à 40 ans, Verlinden gagnait des points. Son nouveau travail n'est pas moins important : entraîneur des gardiens, il doit amener au moins un des trois portiers à son propre niveau. En défense, la bonne nouvelle vient de Marek Spilar : le solide défenseur central slovaque a enfin retrouvé la plénitude de ses moyens. Or, Bruges a besoin d'un duo central très solide, puisque les défenseurs latéraux, Olivier De Cock (à droite) et Peter Van der Heyden (à gauche) sont très offensifs. Spilar est une certitude, Philippe Clement aussi, en principe. Expérience, engagement, force dans les airs. La saison passée, Timmy Simons a souvent été reculé quant l'attaquant adverse était rapide, Clement avançant alors dans l'entrejeu. Les alternatives : David Rozehnal, réserve méritant de la Tchéquie pendant l'EURO, bourré de style mais parfois nonchalant, et Birger Maertens, solide, culotté et doté d'une bonne passe en profondeur. En l'absence de De Cock, qui se rétablit d'une double opération aux chevilles, Maertens est actuellement préféré à Hans Cornelis à l'arrière droit. Ivan Gvozdenovic, qui a joué ses meilleurs matches à d'autres postes, est la doublure de Van der Heyden. Si Simons n'est pas requis derrière, il est le titulaire au point défensif du triangle médian. Il doit combler les brèches, récupérer le ballon, être démarqué et faire basculer le jeu. A droite, Gaëtan Englebert se distingue par son abattage et à gauche, Nastja Ceh distille de superbes passes et coups francs. Le trio champion en 2003 est reconstitué, après les blessures de Ceh et Englebert la saison passée. La concurrence est rude : Jonathan Blondel, qui peut aussi être aligné à gauche de l'attaque, Alin Stoica, Tim Smolders, Sergyi Serebrennikov, Kevin Roelandts et Sebastian Hermans. Dans son brillant second tour, Bruges a souvent aligné Rune Lange en pointe, Gert Verheyen opérant de la droite et Bengt Saeternes de la gauche. Puissance, instinct du but, ruse, engagement. Pour la vitesse, l'explosivité et les changements de rythme, il fallait compter sur Victor, le dribbleur brésilien qui se complique encore trop la vie. Il a de grandes qualités mais le Club l'a constaté : il doit jouer plus en mouvement, il est trop souvent immobile dos au but, écartant ses adversaires grâce à son gabarit. Bosko Balaban doit devenir un atout supplémentaire : bourré de classe, enfin en forme, il a déjà perdu six kilos. Jusqu'à présent, il évoluait à droite, Verheyen glissant à gauche. Il a déjà prouvé son intelligence, il a un bon tir et un centre précis. Saeternes, si souvent blessé depuis son arrivée à Bruges, a perdu dix jours pendant la préparation, à cause d'une infection virale. Verlinden l'a souvent prouvé : un gardien est plus qu'un joueur parmi onze. D'où cette question cruciale : sera-t-il bien remplacé ? Suite au départ de l'imprévisible Andrés Mendoza, qui a quand même marqué quelque 20 buts par an en quatre saisons, dans des matches parfois décisifs, on attend beaucoup de Victor et de Bosko Balaban. Ils sont capables d'une action décisive quand Bruges a peu d'espaces, ce qui est fréquent. Mais cherchent-ils suffisamment la profondeur quand il y a de la place ? Pour le reste, le noyau est bien étoffé. Le Club doit lutter pour le titre. Christian Vandenabeele