L'histoire est celle d'un Danois qui installait un système d'Italiens. Dans la Botte, le 4-3-1-2 a longtemps été une institution parce qu'il installait le numéro 10, sacralisé pour ses facultés à créer du jeu et des occasions, dans un fauteuil. Soutenu par trois milieux besogneux et épaulé par deux attaquants capables de profiter de ses offrandes, le trequartista devait marquer, faire marquer et faire rêver.

Passé à la moulinette par l'exubérance physique du football actuel, le 10 à l'ancienne est porté disparu. Enfiler le costume de pointe haute du losange devient un privilège rare. Jess Thorup l'a taillé sur mesure pour un gamin de l'an 2000, et Jonathan David le lui rend bien. Avec 9 buts et 4 passes décisives en 13 sorties cette saison, le Canadien affole les feuilles de stats.

Loin d'être un créateur, profil-type des joueurs habituellement installés derrière un duo d'attaquants, David brille surtout par son sens de l'infiltration, avec ou sans le ballon. En profitant des espaces ouverts par les courses vers l'extérieur de Roman Yaremchuk et Laurent Depoitre, le teenager de Brooklyn choisit les moments parfaits pour entrer dans la surface, et déboule toujours à la seconde idéale pour recevoir les centres que les latéraux gantois aiment déposer dans la zone de vérité.

Jonathan David détient les clés des seize mètres. Seul Emmanuel Dennis, dynamiteur des attaques brugeoises, touche plus de ballons dans la surface que le Canadien depuis le début de saison. Mais contrairement au Nigérian, le puncheur de Gand ne bafouille pas au moment de profiter de la proximité des filets. Les chiffres sont impressionnants de sang-froid : le Gantois cadre 60,7% de ses tirs depuis le coup d'envoi de la saison, et fait preuve d'un réalisme insolent. Selon les statistiques avancées, ses tirs auraient dû rapporter 4,34 buts. Dans les faits, le babyface killer des Buffalos a marqué neuf fois.

La leçon d'efficacité offensive des hommes de Thorup est d'autant plus rémunératrice qu'elle s'accompagne d'une solidité retrouvée de l'autre côté du terrain. Gand, qui concède essentiellement des tirs partis hors de sa surface (20,27 mètres en moyenne), était l'équipe qui avait concédé le moins d'occasions franches avant d'affronter Zulte Waregem. Un argument à faire valoir face à ceux qui affirment que le losange est magnifique pour attaquer, mais trop découvert pour bien défendre.

L'histoire est celle d'un Danois qui installait un système d'Italiens. Dans la Botte, le 4-3-1-2 a longtemps été une institution parce qu'il installait le numéro 10, sacralisé pour ses facultés à créer du jeu et des occasions, dans un fauteuil. Soutenu par trois milieux besogneux et épaulé par deux attaquants capables de profiter de ses offrandes, le trequartista devait marquer, faire marquer et faire rêver. Passé à la moulinette par l'exubérance physique du football actuel, le 10 à l'ancienne est porté disparu. Enfiler le costume de pointe haute du losange devient un privilège rare. Jess Thorup l'a taillé sur mesure pour un gamin de l'an 2000, et Jonathan David le lui rend bien. Avec 9 buts et 4 passes décisives en 13 sorties cette saison, le Canadien affole les feuilles de stats. Loin d'être un créateur, profil-type des joueurs habituellement installés derrière un duo d'attaquants, David brille surtout par son sens de l'infiltration, avec ou sans le ballon. En profitant des espaces ouverts par les courses vers l'extérieur de Roman Yaremchuk et Laurent Depoitre, le teenager de Brooklyn choisit les moments parfaits pour entrer dans la surface, et déboule toujours à la seconde idéale pour recevoir les centres que les latéraux gantois aiment déposer dans la zone de vérité. Jonathan David détient les clés des seize mètres. Seul Emmanuel Dennis, dynamiteur des attaques brugeoises, touche plus de ballons dans la surface que le Canadien depuis le début de saison. Mais contrairement au Nigérian, le puncheur de Gand ne bafouille pas au moment de profiter de la proximité des filets. Les chiffres sont impressionnants de sang-froid : le Gantois cadre 60,7% de ses tirs depuis le coup d'envoi de la saison, et fait preuve d'un réalisme insolent. Selon les statistiques avancées, ses tirs auraient dû rapporter 4,34 buts. Dans les faits, le babyface killer des Buffalos a marqué neuf fois. La leçon d'efficacité offensive des hommes de Thorup est d'autant plus rémunératrice qu'elle s'accompagne d'une solidité retrouvée de l'autre côté du terrain. Gand, qui concède essentiellement des tirs partis hors de sa surface (20,27 mètres en moyenne), était l'équipe qui avait concédé le moins d'occasions franches avant d'affronter Zulte Waregem. Un argument à faire valoir face à ceux qui affirment que le losange est magnifique pour attaquer, mais trop découvert pour bien défendre.