Le phénomène ne doit pas se produire souvent : un entraîneur qui gagne 5 points sur 24 et qui est complimenté comme Bernd Storck au Cercle. Cinq revers, deux nuls et une seule victoire. Pourtant, aucune association de notre championnat n'a subi une métamorphose aussi radicale que le Cercle. On l'a encore vu samedi contre le KRC Genk. Les Vert et Noir ont mieux joué que le champion, ses joueurs étaient extrêmement bien placés mais ils ont manqué de tranchant. Ils alignaient quatre joueurs de 20 ans ou moins et deux jeunes Belges, Thibo Somers et Calvin Dekuyper, qui ravivent les valeurs que le Cercle chérit depuis toujours : faire éclore des jeunes.

5 sur 24. Pourtant, on vante Bernd Storck.

En fait, le Cercle souhaitait déjà engager Bernd Storck cet été mais tout le monde pensait qu'un club plus ambitieux penserait à l'Allemand, qui avait fait forte impression à l'Excel Mouscron. Il y avait mué une équipe tout juste capable de réagir en formation qui prenait le jeu en mains et opérait le plus loin possible de son but. En vrai professeur de football, il avait montré comment s'y prendre à l'entraînement. Il était extrêmement clair envers les joueurs.

La force de la clarté est le propre des entraîneurs allemands. Bernd Hollerbach le montre aussi à Mouscron et Hannes Wolf s'y est pris de la même façon au KRC Genk. Il dit ce qu'il exige et où il veut aller, bien différemment de Felice Mazzù. Comme son maître, Jürgen Klopp, qui tient un discours clair et structuré à ses joueurs comme à la presse.

Reste à voir, évidemment, si Wolf parviendra ainsi à remettre Genk sur les bons rails. Dans sa première interview après son limogeage, Mazzù a affirmé qu'il y serait parvenu après le Nouvel An, même s'il ne dégageait pas cette impression. L'avenir nous apprendra si le champion recèle plus de qualités qu'il n'en a montré sous Mazzù ou s'il a été mal composé. L'entraîneur remercié n'a en tout cas pas affiché beaucoup de combativité lors de son dernier entretien avec la direction. C'est notamment ce qui fait la différence avec La Gantoise, où la position de Jess Thorup a été remise en question après la défaite en finale de la Coupe. Le Scandinave a forcé la confiance de la direction lors de son évaluation interne. À juste titre, à voir ses performances actuelles. La fragilité de l'équipe en déplacement reste le seul grand problème. En neuf matches, les Buffalos ont gagné dix points. C'est autant... qu'Eupen.

Jacques Sys

Pendant ce temps, Karim Belhocine poursuit sur la lancée du travail effectué par Felice Mazzù au Sporting Charleroi. Il a insufflé une nouvelle dynamique à l'équipe et plus de confiance en leurs qualités offensives à ses joueurs que son prédécesseur. Mais il n'expose nulle part ses intentions. Le Franco-algérien n'accorde pas d'interviewes.

Les lamentations n'en finissent pas à propos d'Anderlecht. Il a eu un bref sursaut, un brin de lumière dans l'obscurité, mais un Franky Vercauteren étonnamment serein ne parvient pas à insuffler de régularité à l'équipe. Vincent Kompany a beau souligner tant et plus sa foi dans son projet, il est impossible de le poursuivre si les résultats ne suivent pas.

Dimanche, Anderlecht se déplace au Standard pour le premier d'une série de matches ardus. À Mouscron, les Rouches ont fait preuve de force mentale en arrachant un point alors qu'ils étaient réduits à neuf mais ensuite, entendre Michel Preud'homme tenter de recadrer les cartons rouges de Mehdi Carcela et de Paul José Mpoku a été affligeant. C'était, selon l'entraîneur, la conséquence des fautes non sanctionnées qui avaient été commises sur eux et avaient éveillé leur frustration. Preud'homme a du tempérament mais on peut attendre plus de réflexion d'un entraîneur de soixante ans à l'issue d'un match.

Le phénomène ne doit pas se produire souvent : un entraîneur qui gagne 5 points sur 24 et qui est complimenté comme Bernd Storck au Cercle. Cinq revers, deux nuls et une seule victoire. Pourtant, aucune association de notre championnat n'a subi une métamorphose aussi radicale que le Cercle. On l'a encore vu samedi contre le KRC Genk. Les Vert et Noir ont mieux joué que le champion, ses joueurs étaient extrêmement bien placés mais ils ont manqué de tranchant. Ils alignaient quatre joueurs de 20 ans ou moins et deux jeunes Belges, Thibo Somers et Calvin Dekuyper, qui ravivent les valeurs que le Cercle chérit depuis toujours : faire éclore des jeunes. En fait, le Cercle souhaitait déjà engager Bernd Storck cet été mais tout le monde pensait qu'un club plus ambitieux penserait à l'Allemand, qui avait fait forte impression à l'Excel Mouscron. Il y avait mué une équipe tout juste capable de réagir en formation qui prenait le jeu en mains et opérait le plus loin possible de son but. En vrai professeur de football, il avait montré comment s'y prendre à l'entraînement. Il était extrêmement clair envers les joueurs. La force de la clarté est le propre des entraîneurs allemands. Bernd Hollerbach le montre aussi à Mouscron et Hannes Wolf s'y est pris de la même façon au KRC Genk. Il dit ce qu'il exige et où il veut aller, bien différemment de Felice Mazzù. Comme son maître, Jürgen Klopp, qui tient un discours clair et structuré à ses joueurs comme à la presse. Reste à voir, évidemment, si Wolf parviendra ainsi à remettre Genk sur les bons rails. Dans sa première interview après son limogeage, Mazzù a affirmé qu'il y serait parvenu après le Nouvel An, même s'il ne dégageait pas cette impression. L'avenir nous apprendra si le champion recèle plus de qualités qu'il n'en a montré sous Mazzù ou s'il a été mal composé. L'entraîneur remercié n'a en tout cas pas affiché beaucoup de combativité lors de son dernier entretien avec la direction. C'est notamment ce qui fait la différence avec La Gantoise, où la position de Jess Thorup a été remise en question après la défaite en finale de la Coupe. Le Scandinave a forcé la confiance de la direction lors de son évaluation interne. À juste titre, à voir ses performances actuelles. La fragilité de l'équipe en déplacement reste le seul grand problème. En neuf matches, les Buffalos ont gagné dix points. C'est autant... qu'Eupen. Pendant ce temps, Karim Belhocine poursuit sur la lancée du travail effectué par Felice Mazzù au Sporting Charleroi. Il a insufflé une nouvelle dynamique à l'équipe et plus de confiance en leurs qualités offensives à ses joueurs que son prédécesseur. Mais il n'expose nulle part ses intentions. Le Franco-algérien n'accorde pas d'interviewes. Les lamentations n'en finissent pas à propos d'Anderlecht. Il a eu un bref sursaut, un brin de lumière dans l'obscurité, mais un Franky Vercauteren étonnamment serein ne parvient pas à insuffler de régularité à l'équipe. Vincent Kompany a beau souligner tant et plus sa foi dans son projet, il est impossible de le poursuivre si les résultats ne suivent pas. Dimanche, Anderlecht se déplace au Standard pour le premier d'une série de matches ardus. À Mouscron, les Rouches ont fait preuve de force mentale en arrachant un point alors qu'ils étaient réduits à neuf mais ensuite, entendre Michel Preud'homme tenter de recadrer les cartons rouges de Mehdi Carcela et de Paul José Mpoku a été affligeant. C'était, selon l'entraîneur, la conséquence des fautes non sanctionnées qui avaient été commises sur eux et avaient éveillé leur frustration. Preud'homme a du tempérament mais on peut attendre plus de réflexion d'un entraîneur de soixante ans à l'issue d'un match.