Blessé en fin de saison dernière contre Villarreal, Andrés Iniesta avait dû avoir recours à une infiltration pour participer à la finale de la Ligue des Champions. Il avait fait l'impasse sur la Coupe des Confédérations avec l'équipe nationale et a passé l'été à se soigner. Aujourd'hui, il est de retour.
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Blessé en fin de saison dernière contre Villarreal, Andrés Iniesta avait dû avoir recours à une infiltration pour participer à la finale de la Ligue des Champions. Il avait fait l'impasse sur la Coupe des Confédérations avec l'équipe nationale et a passé l'été à se soigner. Aujourd'hui, il est de retour. AndrésIniesta : C'est vrai, on joue tous les trois jours. Je m'entraîne à nouveau correctement, mais les entraînements ne remplaceront jamais les matches. Pour l'instant, j'ai tellement envie de jouer que je ne me pose aucune question. La motivation balaie toute autre considération. Mais, si je devais à nouveau me blesser en cours de saison, je me relèverai une nouvelle fois. Non, car cela produit également des effets bénéfiques : nous sommes tous placés devant nos responsabilités et cela favorise l'émergence de jeunes. Mais c'est toujours pareil : si l'on gagne, on affirmera que c'était la solution idéale, et si cela va moins bien, on en attribuera la cause au noyau étriqué. Mon rôle dans l'équipe devient plus important chaque année. Je sens plus de responsabilités sur mes épaules, sur le terrain comme dans le vestiaire. Cela ne me dérange pas, au contraire. J'espère être épargné par les blessures jusqu'à la fin de la saison, afin de pouvoir répondre à l'attente. Très bien. Nous sommes nombreux à être passés par là. Beaucoup de joueurs de l'équipe Première ont eux-mêmes été formés à La Masía et savent donc ce qu'on peut ressentir lorsqu'on intègre le noyau A. Nous tentons de faire profiter les jeunes de notre expérience. Je crois que ces jeunes intègrent l'équipe au meilleur moment : c'est plus facile de débuter dans une équipe qui tourne bien que dans une autre où il y a des problèmes et où l'ambiance est mauvaise. Oui, tout à fait : la pression est moindre, ils trouvent des joueurs expérimentés pour les guider dans leurs premiers pas. Le reste, bien sûr, dépend d'eux-mêmes : ils devront aussi faire valoir leurs qualités. Bien. Il faut tenir compte du fait qu'il a besoin d'une période d'adaptation. C'est valable aussi pour les joueurs qui l'entourent, qui doivent apprendre comment il aime être servi. Tout ce processus exige du temps et cela ira de mieux en mieux, au fil des matches. Zlatan est l'un des meilleurs attaquants du monde, cela ne fait pas l'ombre d'un doute, et il le confirmera sous le maillot du Barça. Ni l'une ni l'autre. Ce sont deux joueurs différents, ils n'ont pas les mêmes caractéristiques et exploitent leurs points forts différemment. Zlatan est un vrai buteur, il inscrira autant si pas plus de buts que Samuel, mais pas de la même manière. De toute façon, Eto'o n'est plus avec nous, il est donc inutile de continuer à se demander comment l'équipe se serait comportée s'il était toujours là. Il fut l'un des meilleurs attaquants que de l'historie du Barça et était également un très chouette gars, mais on doit désormais concentrer toute notre attention sur l'intégration d'Ibrahimovic. C'est fort possible, en effet. Avec son envergure et ses qualités techniques, Zlatan monopolise l'attention de plusieurs défenseurs, créant ainsi des espaces dans lesquels les milieux de terrain peuvent s'engouffrer. Je ne m'en plaindrai évidemment pas. On ne doit surtout pas s'endormir sur nos lauriers. On doit rester concentré et tout ira bien. C'est encore très loin. On n'est qu'en tout début de saison, et on se rend mieux compte de tout le chemin qui a été parcouru la saison dernière. Quand on voit combien de matches on a disputés ! Et on les a quasiment tous remportés, c'est énorme... Renouveler un tel exploit serait exceptionnel. Je préfère ne pas encore songer à la finale de Madrid. Sa présence offre des garanties, c'est presque une assurance tous risques. C'est le meilleur joueur du monde. Quelqu'un qui, à tout moment, est capable de faire pencher la balance de notre côté. C'est un privilège de jouer avec lui. Je ne pense pas, non. S'il reste au même niveau jusqu'à la fin de l'année, il devrait rafler les prix. ( Ilrit) Oui, bon... Un but, c'est toujours le fruit d'un travail collectif. Celui inscrit à Stamford Bridge était le plus important, car il propulsait Barcelone en finale alors que tout semblait perdu. Ce but a rendu des millions de personnes heureuses. D'un point de vue esthétique, je dois reconnaître que celui inscrit à Bruxelles était le plus beau. C'est peut-être un grand mot, mais c'est vrai que ces buts me procurent encore un bonheur intense lorsque je les revois. Je suis un être humain, émotif comme tout un chacun. Un but, pour un footballeur, c'est le couronnement de tout un travail, un moment très valorisant. Qu'il n'ait pas été sacré meilleur gardien de la Ligue des Champions est une injustice totale. Il a souvent été décisif. En ce qui me concerne, je peux comprendre que je n'ai pas eu le prix du meilleur milieu de terrain : j'avais Steven Gerrard et Xavi Hernandez comme concurrents. Cela se discute : question de goût, de style de jeu... Mais dans le cas de Valdés ? Tout cela rappelle que les choix, pour les trophées individuels, sont toujours très subjectifs : le feeling du moment, les intérêts en jeu... C'est comme cela, que voulez-vous ? J'étais passé tout près ces deux dernières années. Lors de la dernière saison de Frank Rijkaard, surtout, j'avais échoué de peu. Le fait que j'ai finalement été couronné me rend très fier. Ma... maman aussi est très heureuse. Elle jette toujours un £il sur les cotations. En effet. Pour moi, la Liga a autant de valeur que la Ligue des Champions, car c'est un championnat où il faut évoluer chaque semaine au plus haut niveau. L'entraîneur a voulu me faire un petit clin d'£il. C'est gentil de sa part, mais il faut conserver son humilité, continuer à travailler comme si l'on était un travailleur comme les autres. On doit se rendre compte qu'un footballeur est un privilégié, qu'il touche un salaire énorme pour pratiquer ce qui reste pour beaucoup un hobby, et qu'il est admiré de tous. La moindre des choses est de respecter le sport qui nous permet de mener ce train de vie. C'est Cesc qui détient la réponse. S'il quitte Arsenal pour revenir à Barcelone, et que dans le même temps Xavi et moi ne partons pas, cela pourrait se réaliser. Je serais enchanté de faire partie d'un tel trio. Je m'entends bien avec Cesc et ses qualités footballistiques ne peuvent être mises en cause. OK, c'est leur problème, mais en football tout peut changer très vite. Nous-mêmes, nous venions aussi de nulle part il y a un an, et nous avons tout gagné. Nous avons, effectivement, un style de jeu propre que nous avons développé durant plusieurs années, mais même avec un effectif chamboulé, le Real Madrid sera un sérieux rival jusqu'au bout, j'en suis sûr... Lassana Diarra ! Oui, mais si le Real a lutté jusqu'au bout pour le titre, c'est en grande partie grâce à lui. Et cette saison, il a démarré de façon extraordinaire. C'est une pièce fondamentale sur l'échiquier madrilène et son style de jeu me plaît beaucoup. Comme un signal d'alarme. C'est la preuve que, même avec l'étiquette de champion d'Europe, il ne suffit pas de se présenter pour vaincre. Depuis, l'Espagne s'est brillamment reprise en réalisant le parcours sans faute lors des éliminatoires pour la Coupe du Monde. La clef, c'est le succès à l'EURO 2008 qui nous a ôté un poids énorme. Nous avons fait le plein de confiance, et aujourd'hui, plus personne ne semble en mesure de nous arrêter. J'ai toujours dû me battre pour ma place, on ne m'a jamais fait de cadeaux. L'entraîneur est là pour faire des choix, mais j'ai pleinement confiance en mes capacités. Et je ne doute pas un seul instant que je redeviendrai titulaire. Non, pas du tout. L'Espagne fera partie des favoris parce qu'elle se présentera à la Coupe du Monde en qualité de champion d'Europe, simplement. Un peu, mais cela démontre que rien n'est jamais acquis et qu'au niveau des équipes nationales également, il y a un nivellement des valeurs. Je vais vous étonner, mais je suis sous le charme d'équipes comme la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud. Citer les grandes nations traditionnelles, c'est trop facile. "Esthétiquement, mon but en Belgique était le plus beau. "