Forces. Quand on voit le nombre (et le nom) des transferts réalisés en un an par le PSG, on se dit que jamais une équipe de Ligue 1 (mis à part peut-être l'OM de la grande époque) n'a été aussi bien armée pour remporter titre sur titre. Si le PSG n'a pas encore accueilli la grande star qu'il espère tant, il a officié un mercato judicieux visant à équilibrer toutes les lignes. La défense composée du gardien italien Salvatore Sirigu, du tank Alex, du jeune prometteur Mamadou Sakho et du latéral Maxwell tient bien la route mais c'est l'armada offensive (qui n'a pourtant pas encore donné tout son potentiel !) qui fait frémir d'envie, avec les Jérémy Menez, Javier Pastore, Nênêou Kevin Gameiro. A chaque instant, le talent individuel peut donc faire la différence.
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Forces. Quand on voit le nombre (et le nom) des transferts réalisés en un an par le PSG, on se dit que jamais une équipe de Ligue 1 (mis à part peut-être l'OM de la grande époque) n'a été aussi bien armée pour remporter titre sur titre. Si le PSG n'a pas encore accueilli la grande star qu'il espère tant, il a officié un mercato judicieux visant à équilibrer toutes les lignes. La défense composée du gardien italien Salvatore Sirigu, du tank Alex, du jeune prometteur Mamadou Sakho et du latéral Maxwell tient bien la route mais c'est l'armada offensive (qui n'a pourtant pas encore donné tout son potentiel !) qui fait frémir d'envie, avec les Jérémy Menez, Javier Pastore, Nênêou Kevin Gameiro. A chaque instant, le talent individuel peut donc faire la différence. Aujourd'hui, tous les postes sont doublés et il n'y a pas vraiment de talon d'Achille à cette formation. L'arrivée de Thiago Motta a également modifié le visage de cette équipe. L'ancien joueur de l'Inter est un médian défensif, porté vers l'avant, qui fait avancer l'ensemble en refusant le plus souvent de jouer latéralement. Un profil qui manquait au PSG. Faiblesses. Le PSG a les faiblesses de ses qualités. Le recrutement ambitieux a donné au club cette obligation de gagner le titre rapidement. Or, ne dit-on pas qu'une équipe se construit ? Cette obligation pourrait vite tourner en peur panique comme en a témoigné le limogeage d' Antoine Kombouaré, pourtant en tête de la Ligue 1 en décembre. Le même raisonnement tient également pour la défense. Complètement remaniée avec les arrivées en janvier d'Alex et de Maxwell, elle doit trouver les automatismes. Jamais une équipe en tête en L1 n'avait bouleversé sa défense en janvier ! Il est donc naturel d'apercevoir actuellement au PSG des erreurs qui nécessitent des ajustements comme on en avait déjà aperçus au mois d'août. Un peu comme si le PSG avait recommencé une nouvelle saison à la trêve. Ces errements pourraient lui coûter cher. On n'en parle pas assez ! Depuis un an, on ne parle que des stars qui ne viendront jamais ( Pato, David Beckham, Carlos Tevez ou Kaká) et des joueurs qui sont arrivés grâce à Leonardo. Du prix de Pastore ou du retour au bercail de Menez. Voire du choix de Gameiro qui a opté pour le club parisien plutôt que pour l'Angleterre. Pourtant, celui qui fait tourner offensivement le PSG depuis le début de la saison était déjà présent au club avant les Qataris. Nênê n'a rien perdu de son talent avec l'émergence d'une nouvelle politique. Que du contraire, on a plutôt l'impression que son génie trouve enfin un terreau digne de lui. Cette saison, le Brésilien a déjà inscrit 13 buts (deuxième meilleur buteur) et offert 5 passes décisives. Elu à deux reprises joueur du mois, il file vers la distinction de joueur de l'année. Habitué à un coup de mou en hiver, il a su l'éviter cette année grâce à l'arrivée de Carlo Ancelotti qui a également su le canaliser et le convaincre à devenir plus collectif. Coaching. Certains diront que le PSG de Kombouaré comptait quatre points d'avance au moment de son limogeage et que celui d'Ancelotti a été dépassé par Montpellier. Mais l'entraîneur italien a apporté une attitude plus collective. Les égos occupent moins l'espace et il y a davantage de discipline sur le terrain. Ancelotti a choisi d'évoluer en " sapin de Noël " avec trois médians, deux soutiens d'attaque et une seule pointe. Contre Lyon, il avait opté pour deux attaquants mais encaisser quatre buts a dû le refroidir. Forces. Si cela peut paraître une surprise, on peut remarquer que Montpellier se construit année après année. Européen alors qu'il était promu il y a deux ans, le club héraultais avait déjà proposé un des plus beaux jeux de France avant de s'écouler il y a un an. Il y a donc une vraie logique dans cette progression, basée principalement sur les jeunes du centre de formation et sur un recrutement judicieux. Montpellier dispose d'un très bon entrejeu, très joueur composé de Marco Estrada, Jamel Saihi, Geoffrey Dernis et last but not least Younes Belhanda, le plus technique et talentueux de tous. A cela s'ajoute un attaquant en état de grâce : Olivier Giroud. Meilleur buteur, il vit une saison de rêve et garde une constance incroyable. Actuellement, certains le considèrent même comme le meilleur attaquant de L1. Faiblesses. Au jeu des comparaisons, Montpellier ne fait pas le poids avec le PSG. Son budget est riquiqui, son noyau n'est pas assez étoffé et même sur le plan individuel, le club ne passe pas la comparaison. Chaque mois, on se demande quand Montpellier va exploser et même les dirigeants se pincent pour y croire et espèrent simplement que leur club ne bousille pas tout en fin de championnat et conserve un ticket en Ligue des Champions. Giroud, impliqué dans 45 % des buts, n'a pas vraiment de remplaçant et Montpellier est trop tributaire de son avant. S'il se blesse ou s'il accuse une baisse de régime (il doit maintenant combiner avec l'équipe de France !), c'est tout le club qui court à la catastrophe. On n'en parle pas assez ! Si Belhanda met de l'huile dans la mécanique et Giroud fait tourner la boutique, le défenseur central brésilien, Vitorino Hilton en surprend plus d'un. Alors qu'on pensait qu'il arrivait à Montpellier, traumatisé par son home-jacking à Marseille, et en fin de carrière, voilà qu'Hilton est quasiment en train de redevenir le défenseur intraitable qu'il était à ses débuts lensois. Il est vrai que plus personne ne misait sur lui après ses quatre dernières saisons catastrophiques (il avait connu la descente à Lens et n'avait jamais réussi à s'imposer au sein de la défense de l'OM). A 34 ans, il revit et sert de guide au jeune Mapou Yanga-Mbiwa appelé un jour à évoluer en équipe de France. Coaching. Pour lui aussi c'est une surprise. L'ancien coach des Espoirs, René Girard, avait toujours été snobé par la Ligue 1. Pourtant, à 58 ans, voilà qu'il séduit à la tête de ses gamins. Non seulement, il réalise de bons résultats mais il arrive également à contenir le caractère impétueux de son président Louis Nicollin. Il a mis au point un 4-3-3 qui se mue en 4-5-1 en perte de balle, qui repose sur la possession de balle. Malgré son statut de petite équipe, Montpellier n'est pas une équipe de contre. Au contraire, elle aime donner le tempo. PAR STÉPHANE VANDE VELDE - PHOTOS: IMAGEGLOBE