Les Sex Pistols n'ont sorti qu'un album studio. Un seul album pour les " Punk " mais il a marqué l'histoire du rock. Percutant comme l'attaque portugaise. Le reste de l'orchestre joue un fado, Ronaldo et Nani nous sortent un riff de guitare qui déchire. Pas besoin de faire compliqué. Trois accords. Superbement joués par deux solistes magnifiques. Les deux seuls punk " solariumisés " et gominés raie sur le côté. Pas de crête seulement de la crainte chez les adversaires. En foot, le changement de rythme est essentiel, décisif, indispensable pour gagner des matchs. Sans lui, on ne déstabilise pas. On ne punit pas. On joue avec. Sans plus. Comme nos Diables à Leiria.
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Les Sex Pistols n'ont sorti qu'un album studio. Un seul album pour les " Punk " mais il a marqué l'histoire du rock. Percutant comme l'attaque portugaise. Le reste de l'orchestre joue un fado, Ronaldo et Nani nous sortent un riff de guitare qui déchire. Pas besoin de faire compliqué. Trois accords. Superbement joués par deux solistes magnifiques. Les deux seuls punk " solariumisés " et gominés raie sur le côté. Pas de crête seulement de la crainte chez les adversaires. En foot, le changement de rythme est essentiel, décisif, indispensable pour gagner des matchs. Sans lui, on ne déstabilise pas. On ne punit pas. On joue avec. Sans plus. Comme nos Diables à Leiria. Pourtant, tout allait bien. Formidables Diables, ils ont baladés les Portugais : possession, calme, audace, technique. Si si, pendant... neuf minutes. 180 secondes plus tard, Courtois avait fait du Courtois. De l'impeccable. Quatre arrêts parfaits. Et puis le collectif façon Brico a fait du... bricolage. On a beaucoup dit que dans notre équipe nationale, il n'y avait pas de remplaçant mais que des titulaires parfois sur le banc. Eh bien non. Le constat est clair, il y a des titulaires un peu plus titulaires que les autres. Des tauliers qui comme souvent crèvent l'écran quand ils ne sont pas là. On peut tirer beaucoup d'enseignements d'un match où l'on n'apprend rien. Notamment sur le futur du présent imparfait. Notre présent n'est guère réjouissant mais notre futur doit être plus que parfait. Pour conjurer le sort destiné aux équipes composées de surdoués. Les nôtres vont revenir. A eux de jouer. A Leiria, avec leur maillot de cycliste, les Diables ont pédalé sur des pavés mouillés. Rendus glissants par les larmes versées après l'infamie qui a frappé notre beau pays. L'enfer du Nord s'est invité au Sud où pourtant l'accueil des Portugais fut magnifique de tendresse et d'amour. Il y a toujours quelque chose de beau à retirer d'un match de foot. Cela dit, les vrais Punk, ils viennent d'Angleterre. Où on semble se diriger vers une nouvelle révolution. Non pas musicale mais footballistique. L'équipe nationale offre à sa jeunesse le droit de gueuler toute sa révolte, sa fraîcheur et surtout son talent. Ils sont allés faire l' " Anarchy in the Germany ". Un nouveau mur est tombé à Berlin. Celui de l'invincibilité allemande. Première fois de son histoire que la Mannschaft perd un match à domicile après avoir mené de deux buts. Qui peut être assez fou pour continuer à y croire dans de telles circonstances ? Les " anars " anglais évidemment. Avec en tête de meute, un Vardy sublime. Un but venu d'ailleurs pour redonner une vraie destination à cette équipe. Championne du monde des qualifications mais bonne à rien en phase finale. Ce match amical peut changer beaucoup de choses. Oui, les matchs amicaux sont toujours très utiles. Ce 2-3 en Allemagne est plus qu'un score, qu'une victoire, c'est la genèse d'une renaissance. La démo d'un groupe de jeunes loups aux crampons longs. Dans ce noyau, cinq joueurs de Tottenham et cinq de Liverpool. Et si l'avenir d'une équipe nationale qui se cherche était dans la cohésion ? Dans le vécu commun qui transforme la réflexion en réflexe. Histoire de gagner ce fameux dixième de seconde qui fait la différence. Jouer ensemble est plus important que jouer avec. On va conclure avec l'objet de notre désir. Voire nos Diables être cohérents. Ils le sont depuis des années. Faut maintenant qu'ils deviennent conquérants. Au Portugal, le plus grand enseignement fut l'interview d'après match de notre entraîneur. Une phrase qui nous a fait frémir de bonheur : " Je veux des backs qui jouent avec. Qui sortent, qui participent en possession de balle. " On s'en réjouit déjà. Surtout pour Romelu. On va se mettre en danger pour devenir de grands champions. De ceux qui gagnent des titres. PAR FREDERIC WASEIGE