Le football belge doit être bien riche pour qu'un réserviste de l'équipe nationale puisse signer un contrat de cinq ans à Barcelone. Thomas Vermaelen a été barré au Mondial par Daniel Van Buyten (36 ans) et il a fait son apparition à l'arrière gauche, à la place de Jan Vertonghen, blessé,contre la Russie. A Arsenal, il a été relégué sur le banc après sa blessure aussi : Arsène Wenger n'avait plus vraiment besoin de lui. Louis van Gaal voulait attirer Vermaelen à Manchester United alors que le Néerlandais, qui a fait la plus forte impression au Brésil, de tous les entraîneurs, souhaite se débarrasser de Marouane Fellaini. Un entraîneur n'est pas l'autre. Surtout quand il s'agit de jauger les joueurs.
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Le football belge doit être bien riche pour qu'un réserviste de l'équipe nationale puisse signer un contrat de cinq ans à Barcelone. Thomas Vermaelen a été barré au Mondial par Daniel Van Buyten (36 ans) et il a fait son apparition à l'arrière gauche, à la place de Jan Vertonghen, blessé,contre la Russie. A Arsenal, il a été relégué sur le banc après sa blessure aussi : Arsène Wenger n'avait plus vraiment besoin de lui. Louis van Gaal voulait attirer Vermaelen à Manchester United alors que le Néerlandais, qui a fait la plus forte impression au Brésil, de tous les entraîneurs, souhaite se débarrasser de Marouane Fellaini. Un entraîneur n'est pas l'autre. Surtout quand il s'agit de jauger les joueurs. Qu'il joue ou qu'il soit destiné à élargir le noyau, il est significatif que Thomas Vermaelen ait trouvé un toit dans une des plus belles cathédrales du football européen. Il s'entraîne et joue notamment avec Lionel Messi, Luis Suarez et Neymar, sous la direction de Luis Enrique, qui compte bien rendre son éclat à Barcelone après une saison médiocre. De plus en plus de Diables Rouges tâtent de l'élite européenne absolue. Il est étrange qu'un de nos meilleurs joueurs, Kevin De Bruyne, reste pour le moment au VfL Wolfsbourg, un club moyen, même s'il va certainement pouvoir repousser ses limites dans l'excellent championnat qu'est la Bundesliga. Thomas Vermaelen est le deuxième Belge à enfiler le mythique maillot grenat et bleu de Barcelone. Il est parti parce que son club n'avait plus besoin de lui. Comme son prédécesseur au Barça il y a 42 ans, dans des circonstances très différentes. Fernand Goyvaerts, qui se produisait pour le Club Bruges, avait perdu son contrôle quand l'entraîneur, Norberto Höfling, l'avait sanctionné. Il était entré dans son vestiaire et l'avait giflé. Höfling lui avait donné des coups de pied mais Goyvaerts, qui avait jadis pris des cours de boxe, avait terrassé l'entraîneur roumain. Pour achever la saison en réserves. Fernand Goyvaerts était fantaisiste, un attaquant hyper doué qui faisait frémir le stade quand il entrait en possession du ballon. Il était fait pour l'élite mais à Barcelone, accablé par des blessures, il n'a guère pu montrer son talent. Les blessures ont également poursuivi Thomas Vermaelen. Elles ont freiné son développement à Londres, même s'il n'a jamais reconnu publiquement avoir du mal à accepter son statut de réserve. Il n'a pas davantage fait part de sa déception d'avoir perdu sa place chez les Diables Rouges. A Barcelone, la concurrence sera encore plus rude et la presse a accueilli son transfert avec tiédeur... Vermaelen y est préparé. Il sait que dans cette constellation, il devra encore progresser, même à l'entraînement. C'est la voie que les meilleurs footballeurs belges doivent suivre. On attend maintenant un Belge dans un autre grand club espagnol : le Real Madrid. Ici aussi, Fernand Goyvaerts a fait oeuvre de pionnier. Il y a joué et il a ensuite affirmé avoir progressé rien qu'en étudiant les mouvements de vedettes telles qu'Alfredo De Stefano et Ferenc Puskas. A deux semaines de la clôture des transferts, plusieurs footballeurs belges évoluant en Jupiler League espèrent toujours un transfert à l'étranger. Comme Jelle Vossen au RC Genk. Le club limbourgeois ne peut pas se permettre de conserver son buteur envers et contre les promesses faites. Cela ne ferait qu'abîmer un peu plus son image. Il est aussi bizarre que le RC Genk veuille ou ait voulu se réassocier à Frank Vercauteren alors que le départ prématuré de celui-ci avait brisé quelques ponts. Mais le monde du football a une éthique particulière. Les entraîneurs sont souvent considérés comme des kleenex par les clubs mais ils traitent les clubs de la même manière quand ça les arrange. Vercauteren n'a pas éprouvé de problème à tenter de rompre son contrat avec le club russe de Samara. Quelle que soit la façon dont les gens, dans le monde du football, donnent des leçons ou font la morale, c'est toujours en fonction de leur intérêt personnel. PAR JACQUES SYSVermaelen au Barça : de plus en plus de Belges tâtent de l'élite européenne absolue.