Madagascar est un pays pauvre. Nonante pour cent de la population doit se débrouiller avec moins de deux dollars par jour et des épidémies de peste font régulièrement de nombreux morts. Le football n'y constitue donc pas une priorité. La pauvreté touche aussi la Fédération Malagasy de Footbal...

Madagascar est un pays pauvre. Nonante pour cent de la population doit se débrouiller avec moins de deux dollars par jour et des épidémies de peste font régulièrement de nombreux morts. Le football n'y constitue donc pas une priorité. La pauvreté touche aussi la Fédération Malagasy de Football, qui ne survit que par la grâce de la FIFA. Sans le soutien de la fédération internationale, la quatrième plus grande île du monde aurait déjà été rayée de la carte du monde du football. Pourtant, l'aide internationale ne suffit pas à garder le bateau à flot. " Les moyens sont très limités mais nous ne pouvons pas en vouloir à la fédération ", dit Zotsora Randriambololona. " En matière de confort, on n'a d'ailleurs pas à se plaindre. " Le budget de fonctionnement est pratiquement entièrement consacré à l'équipe A. Les jeunes, les femmes et les sections locales doivent se contenter des miettes. C'est pourquoi début juin, Faneva Andriatsima, figure de proue et capitaine de l'équipe nationale, a lancé un crowdfunding afin de récolter de l'argent qui servira à acheter des chaussures et des équipements. C'est surtout la diaspora malgache qui est sollicitée. " Je n'ai encore rien versé mais j'ai l'intention de le faire ", dit Marco Ilaimaharitra. " Chaque année, je donne une dizaine de sacs remplis de vêtements à Faneva. Ou j'offre une paire de chaussures que je n'ai portées qu'un an. Elles serviront davantage à un jeune de Madagascar qu'à un gamin d'Europe. "