Les Pays-Bas ne sont pas loin d'Arendonk où un panneau indique Tilburg et un autre Eindhoven. Timmy Simons met dix minutes de plus à rallier le PSV que le Club Bruges : auparavant, il avait un quart d'heure de route, contre 25, de sa nouvelle maison à Eindhoven. Rien, quoi...
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Les Pays-Bas ne sont pas loin d'Arendonk où un panneau indique Tilburg et un autre Eindhoven. Timmy Simons met dix minutes de plus à rallier le PSV que le Club Bruges : auparavant, il avait un quart d'heure de route, contre 25, de sa nouvelle maison à Eindhoven. Rien, quoi... Vendredi, Simons a disputé son premier match aux Pays-Bas avec le PSV, en Supercoupe contre l'Ajax. Toutes les rencontres amicales ont eu lieu à l'étranger, en Corée et en Allemagne, contre le Borussia Mönchengladbach. Simons est un inconnu aux yeux du supporter et du footballeur batave moyen, explique Iwan van Duren, du magazine Voetbal International : " On ne le reconnaît pas quand il se balade au centre d'Eindhoven. Seuls les observateurs savent qui il est. Mais l'année dernière, on ne savait pas non plus qui était Alex et en l'espace d'une saison, il est devenu un grand. Timmy Simons obtiendra bientôt ce label. Si le PSV le veut, c'est qu'il doit être bon. Guus Hiddink est déjà dithyrambique en pensant à l'impact que va avoir Simons. Quand on le voit jouer, on remarque qu'on a affaire à un Monsieur ". Le week-end prochain, Simons effectue ses débuts en championnat des Pays-Bas. L'occasion de tester ses connaissances du football d'Outre-Meuse. Timmy Simons : Peu, voire rien mais d'autres équipes néerlandaises me sont inconnues, surtout les promues. Je sais qu'Heracles est la seule équipe des Pays-Bas à jouer sur une pelouse artificielle. Un grand club ne se focalise pas sur ses adversaires. Il s'appuie sur ses propres atouts, sans s'occuper de ceux des autres. C'est plutôt notre adversaire qui s'adaptera à nous. Je pense que les joueurs d'Heracles s'intéressent beaucoup à nous pour le moment. C'est notre deuxième adversaire ! Comme le NAC et Willem II, il fait partie du deuxième peloton, à moins que l'un d'entre eux ne crée la surprise en se faufilant parmi les quatre grandes équipes : le PSV, l'Ajax, Feyenoord et l'AZ. Le NAC pourrait surprendre, grâce à l'arrivée de Pierre van Hooijdonk, qui marque de 15 à 20 buts bon an, mal an. Le PSV ! On m'a dit que l'Ajax n'était encore nulle part. Nous non plus mais il entre plus tôt que nous en lice pour sa qualification en Ligue des Champions. Nous avons davantage de temps pour régler les derniers détails. Les néerlandais. Je suis le foot belge à la TV : j'habite toujours en Belgique. Je veux me plonger dans le football néerlandais. J'ai vu l'AZ une dizaine de fois à la télévision, l'Ajax et Feyenoord ne me sont pas inconnus, pas plus qu'Utrecht et le RBC de Tim Smolders. Je ne connais pas tout le monde mais l'inverse est aussi vrai. C'était pareil il y a cinq ans, à mon arrivée au Club Bruges. Plusieurs joueurs ne savaient pas vraiment qui j'étais, même s'ils avaient joué contre moi quand je portais le maillot de Lommel. Parfois, on ne connaît pas non plus ses adversaires en Coupe d'Europe. Est-ce un inconvénient ? En effet, ici, on joue contre des grandes équipes. Le lendemain de notre arrivée en Corée, nous avons affronté une équipe universitaire puis, dans le cadre de la Peace Cup, nous avons joué contre une formation sud-américaine, Lyon et le champion du Japon. Je préfère cette approche, même si j'ai besoin de quelques matches pour me remettre en jambes après les vacances. On n'a rien à gagner contre Knokke et Torhout, mais beaucoup à perdre. Si ça ne va pas contre Lyon, on peut invoquer comme excuse la qualité de l'adversaire. Ce qui ne signifie pas que je suis le meilleur. Mon prix, qu'il s'élève à deux ou à dix millions, ne me change pas. Je ne vais pas modifier mon comportement, pas plus que je ne vais progresser ni régresser pour la cause. On force le respect sur le terrain, pas sur base du montant du transfert. Le championnat néerlandais est un rien plus élevé que le belge. On le sent à l'entraînement. Tout va un cran plus vite qu'au Club. La vitesse d'exécution est plus rapide, la maîtrise du ballon meilleure et la passe plus dure et plus précise. Ce style de jeu imprègne les joueurs depuis leur enfance, depuis les Minimes. On le remarque dans le chef des éléments qui ont effectué leurs classes au sein du club. J'essaie. Pas beaucoup. J'ai une bonne condition physique. C'est un grand club doté d'une ambiance de travail très agréable. On peut rigoler de temps en temps et on sent aussi qu'on travaille en équipe et non comme une palette d'individualités. Le PSV comme le Club misent sur l'autodiscipline. L'année dernière, le PSV a prouvé qu'on pouvait aller loin en alliant qualité et esprit d'équipe. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis. D'autre part, on me teste. Ainsi, dans un petit match à quatre contre deux : on me cède mal le ballon pour jauger mon jeu des pieds. Quand on réagit bien verbalement, ça s'arrête. Ma réponse est toute prête, vous savez. Je dois retisser des liens avec les joueurs, la direction, mais cela m'avait fait mal quand j'étais passé de Diest à Lommel et de Lommel à Bruges aussi. Ce sont des émotions qui rejaillissent par moments. Je dois les surmonter. Si oui, je serais resté au Club ? Là, je savais que j'étais important alors que j'ai accompli un pas dans l'inconnu. Je possède le bagage nécessaire mais ce n'est pas une garantie de réussite. C'est un défi et je ne recule devant aucun défi. C'est vous qui le dites. J'en ai eu le pressentiment quand plusieurs médians ont quitté le PSV. Il pouvait pallier ces départs en effectuant une cure de rajeunissement ou en optant pour des joueurs chevronnés. Je n'ai eu connaissance de son intérêt qu'il y a un mois et demi, quand Feyenoord et le Club n'ont pas trouvé d'accord. Bien sûr que non, même si on a suggéré le contraire. 90 % de ce qui est paru était erroné. ( Un peu amer) C'est moi le mauvais, dans l'affaire ! Suis-je responsable si quelqu'un fait des promesses qu'il ne peut tenir ? Qu'on annonce, au nom de Feyenoord, que je serai présenté le mercredi au Kuip alors que ni le Club ni moi-même n'avions d'accord avec Feyenoord ? Les supporters du club rotterdamois sont fâchés sur moi. A chacun son opinion mais il faut la transmettre correctement. Je n'ai pas parlé à la presse pendant trois semaines parce qu'il n'y avait rien de neuf. Ne pouvant me joindre, on a essayé ailleurs. Voilà comment des histoires pareilles naissent et ceux qui les lisent les croient. Il est inutile de nier : c'est vrai, puisque c'est écrit... Demandez à Bart Goor pourquoi il est parti. Parce qu'on lui a fait les promesses qu'on n'a pu tenir. C'était une de mes conditions mais je n'avais rien à exiger tant qu'un club intéressé n'était pas d'accord avec Bruges. Des dizaines de cercles étaient intéressés, jusqu'à ce qu'ils prennent connaissance de mon prix. J'ai eu un bon pressentiment avec le PSV car il n'a pas renoncé au premier niet du Club. Il a continué à insister alors que Bruges avait dit qu'il ne discuterait pas de mon transfert. Oui et pas seulement lui. La direction a tout fait pour me convaincre de rester mais ma décision était prise. Quand je prends une décision, elle est bien mûrie. Il est difficile de me faire revenir dessus. Cela ne veut pas dire que j'aurais repris les entraînements au Club contre mon gré si le transfert ne s'était pas fait. C'était toutefois ma dernière chance d'accomplir un pas sportif en avant via l'étranger. Non, sinon, j'aurais jeté mon dévolu sur une équipe quelque part dans the middle of nowhere, qui était prête à débourser une fortune. Ma priorité est de jouer et de me sentir bien dans ma peau. C'est pour ça que je suis ici. Quand il a signé en Grèce, mon transfert au PSV était conclu. Et avec plusieurs joueurs du club. C'est pratique, vous savez ! Après ma carrière footballistique. Je caresse toujours ce rêve. Je ne veux pas vraiment y jouer, je ne supporte pas bien la chaleur sur le terrain. Absolument pas. En l'espace de deux ans, j'ai beaucoup mûri, comme capitaine du Club et parfois des Diables Rouges. Cette fois, je me sentais prêt à franchir un nouveau palier. Je parle davantage et j'ai un certain palmarès. On vous écoute plus volontiers quand vous avez disputé quelques dizaines de matches en équipe nationale. Ce n'était pas le cas il y a trois ans et je me serais imposé plus difficilement à l'étranger. Je le savais pertinemment. C'est pour ça que je suis resté à Bruges, sans le regretter un seul instant. (Il réfléchit) Je ne sais pas. Plusieurs facteurs ont joué. Le PSV me permettait de me rapprocher de ma famille. Pour mes parents, Eindhoven est plus près que Bruges. Le PSV est un grand club à l'ambiance agréable. S'entraîner avec Hiddink constitue une expérience fantastique. Pourquoi n'aurais-je pas accepté ? Parce qu'il a une énorme expérience. Il n'est pas connu qu'aux Pays-Bas. Il est the king en Corée du Sud, comme je l'ai remarqué. Si je peux travailler avec Hiddink et Cocu, je n'hésite pas. C'est quand même chouette, non ? Peu de joueurs reçoivent pareille chance. Et ici, combien de footballeurs ne sont-ils pas devenus des tout grands ? Il n'y a pas que Ronaldo. Que voulez-vous dire ? On ne sait jamais, en football. Je ne veux pas y songer maintenant mais je n'exclus rien. Je suis ici depuis un mois, j'apprends tous les jours, comme à Bruges. Celui qui clame à 28 ans qu'il n'a plus rien à apprendre est mal barré. Il excelle à composer une équipe dans un système tactique élaboré et il explique clairement ce qu'il attend de chacun. De ce point de vue, il ressemble à Sollied, qui nous donnait aussi des directives sur lesquelles nous appuyer quand ça allait moins bien. Quand il faut, Hiddink intervient et alors, il vaut mieux écouter. Il y a deux semaines. Il a composé son équipe, expliqué ce qu'il attendait des nouveaux. Jusque-là, il nous avait observés en nous laissant faire. Il dirige les formes de jeu en concertation avec les autres entraîneurs. Il intervient quand il voit qu'on peut faire mieux. Il est clair et concis. Cela ne dure pas une demi-heure. En un quart d'heure maximum, il a tout expliqué dans les moindres détails. Ensuite, les accents susceptibles d'être améliorés sont intégrés à chaque entraînement jusqu'à ce que tout soit parfait. C'est un autre point commun avec Sollied. Il y a moins de trajectoires de course mais chacun doit jouer à sa position. Pour le moment, en défense, à trois ou quatre. Quand Bouma évolue dans l'entrejeu, je joue derrière mais l'inverse est aussi possible. Il est probable que je commence le championnat en défense mais le coach sait très bien que je peux évoluer aux deux postes. En Corée, j'ai joué une fois dans l'entrejeu. Deux des trois hommes de cette ligne doivent s'intégrer. On tâtonne encore un peu. Il n'est pas nécessaire de tout expliquer, en tout cas pas à moi. Suffisamment. Si la saison sera aussi bonne que la précédente. Qu'après 1988, la dernière saison a été la meilleure de l'histoire du PSV. Il sera difficile de faire mieux. Nous devons aller le plus loin possible sur les trois fronts, comme je devais le faire chaque année avec le Club. Non, la hiérarchie ne nous place pas sous pression. Nul ne clame que nous devons gagner la Ligue des Champions ni le titre national. Elle recherche moins la sensation et s'occupe plus de l'aspect footballistique. Elle pose des questions sans y ajouter son opinion comme c'est souvent le cas en Belgique. Les joueurs sont mieux protégés ici grâce à la présence d'un attaché de presse. En Belgique, il est difficile de refuser une interview alors qu'ici, l'attaché de presse le fait parfois à votre place. Il y a quelques jours, Pedro Salazar m'a dit que ça suffisait pour quelques semaines. La semaine passée, j'ai consacré du temps à la presse tous les jours. Une fois, ça a duré cinq heures. Je ne me suis encore jamais fixé d'objectifs de toute ma vie. Ni lors de mon transfert de Diest à Lommel ni quand j'ai rejoint Bruges. Si je clame que nous serons champions et que nous échouons, je me décevrai moi-même. Je prends les choses comme elles viennent. C'est assez détendu, oui. Le matin, nous sommes ensemble à table pour déjeuner et lire les journaux. Le premier jour, j'ai donné la main à tout le monde mais on m'a dit que ce n'était pas nécessaire. Au PSV, il suffit de crier bonjour à la ronde. Puis on bavarde.... Geert Foutré" Parfois, ILS DONNENT UNE MAUVAISE PASSE pour jauger votre jeu des pieds "