Stijn Vreven, Philippe Clement, Sven Vermant et maintenant Yannick Ferrera : ces dernières années, à l'exception du passage de Cedomir Janevksi, Waasland-Beveren n'a pas pêché ses coaches dans le vivier habituel. Le club a accordé une chance à de nouveaux entraîneurs, comme le SK Beveren l'avait fait par le passé. En 1978, pour succéder à Urbain Braems, il avait fait appel à Robert Goethals, alors âgé de 56 ans et que pratiquement personne ne connaissait. Jusque là, ce prof de gym qui donnait cours dans une école de Bruges avait entraîné Waregem (alors en D3), le SK Roulers, Ypres, le FC Roulers, le VG Ostende et Tournai.

Robert Goethals était un homme affable et courtois. Gantois établi à Ypres, il relativisait les choses et les analysait mieux que personne. Avant de se lancer dans l'aventure à Beveren, il avait rendu visite à Urbain Braems pour parler de l'équipe. Beveren venait de remporter la coupe et Braems disait que l'équipe avait atteint son potentiel maximum.

Mais la réalité était tout autre. Robert Goethals et Beveren écrivirent un véritable conte en jaune et bleu. En 1979, ces véritables amateurs furent champions et se hissèrent en demi-finale de la Coupe d'Europe. Il arrivait souvent que Paul Van Genechten doive se faire remplacer chez les pompiers pour pouvoir jouer. Ou que Jean Janssens, le capitaine qui était docker au port d'Anvers, se lève à 7 heures du matin au lendemain d'un match pour aller travailler. Goethals le conduisait au boulot. Bob Stevens, un ingénieur commercial, téléphonait parfois pour dire qu'une réunion au boulot avait duré plus longtemps que prévu et il demandait à Goethals de l'attendre après l'entraînement pour travailler individuellement avec lui. Rien n'était impossible.

Robert Goethals est resté trois ans à Beveren. Lorsqu'on l'interviewait, il était difficile de lui poser une question car il ne cessait de parler. Plus tard, il a entraîné Gand. Il n'était jamais stressé car il savait qu'il pouvait toujours retourner dans l'enseignement s'il n'avait plus de club. Mais sa vie, c'était le football. Il a écrit un livre : Leren voetballen (Apprendre à jouer au football). Les mots " apprendre " et " football " ont dicté sa vie. Il s'est éteint le 7 juillet 2011, à l'âge de 89 ans.

Stijn Vreven, Philippe Clement, Sven Vermant et maintenant Yannick Ferrera : ces dernières années, à l'exception du passage de Cedomir Janevksi, Waasland-Beveren n'a pas pêché ses coaches dans le vivier habituel. Le club a accordé une chance à de nouveaux entraîneurs, comme le SK Beveren l'avait fait par le passé. En 1978, pour succéder à Urbain Braems, il avait fait appel à Robert Goethals, alors âgé de 56 ans et que pratiquement personne ne connaissait. Jusque là, ce prof de gym qui donnait cours dans une école de Bruges avait entraîné Waregem (alors en D3), le SK Roulers, Ypres, le FC Roulers, le VG Ostende et Tournai. Robert Goethals était un homme affable et courtois. Gantois établi à Ypres, il relativisait les choses et les analysait mieux que personne. Avant de se lancer dans l'aventure à Beveren, il avait rendu visite à Urbain Braems pour parler de l'équipe. Beveren venait de remporter la coupe et Braems disait que l'équipe avait atteint son potentiel maximum. Mais la réalité était tout autre. Robert Goethals et Beveren écrivirent un véritable conte en jaune et bleu. En 1979, ces véritables amateurs furent champions et se hissèrent en demi-finale de la Coupe d'Europe. Il arrivait souvent que Paul Van Genechten doive se faire remplacer chez les pompiers pour pouvoir jouer. Ou que Jean Janssens, le capitaine qui était docker au port d'Anvers, se lève à 7 heures du matin au lendemain d'un match pour aller travailler. Goethals le conduisait au boulot. Bob Stevens, un ingénieur commercial, téléphonait parfois pour dire qu'une réunion au boulot avait duré plus longtemps que prévu et il demandait à Goethals de l'attendre après l'entraînement pour travailler individuellement avec lui. Rien n'était impossible. Robert Goethals est resté trois ans à Beveren. Lorsqu'on l'interviewait, il était difficile de lui poser une question car il ne cessait de parler. Plus tard, il a entraîné Gand. Il n'était jamais stressé car il savait qu'il pouvait toujours retourner dans l'enseignement s'il n'avait plus de club. Mais sa vie, c'était le football. Il a écrit un livre : Leren voetballen (Apprendre à jouer au football). Les mots " apprendre " et " football " ont dicté sa vie. Il s'est éteint le 7 juillet 2011, à l'âge de 89 ans.