Public Comment le public pourrait-il suivre ?

Les gens du voyage de la D2 ont été bien reçus à Verviers mais le public n'a pas suivi (829 entrées payantes contre Louvain, peu de repas, recettes buvettes limitées) alors qu'il était quatre fois plus nombreux à Ans en D3. Liège espère redresser la barre et attirer beaucoup plus de supporters au Pairay : c'est même indispensable.
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Les gens du voyage de la D2 ont été bien reçus à Verviers mais le public n'a pas suivi (829 entrées payantes contre Louvain, peu de repas, recettes buvettes limitées) alors qu'il était quatre fois plus nombreux à Ans en D3. Liège espère redresser la barre et attirer beaucoup plus de supporters au Pairay : c'est même indispensable. Le budget s'élève à 680.000 euros et 200.000 euros pour les jeunes. Après avoir connu les affres de la faillite, la trésorerie est en équilibre mais sera-ce encore le cas en fin de saison ? Liège devra organiser des actions, trouver des solutions, imiter l'exemple de l'Antwerp qui aurait déniché 50.000 euros auprès de sponsors intéressés par la diffusion d'un de ses matches par Exqi TV. Jules Dethier est formel : " Liège intéresse les médias. David Steegen, d' Exqi TV, adore Liège et son passé. Avec nos moyens limités, nous présentons du beau football face à des adversaires bien plus riches que nous. Liège a des idées, de l'enthousiasme. Un club a proposé de quadrupler le salaire de Raphaël Quaranta qui a refusé. " De 2004 à 2008, Liège a effacé une dette de 1,5 million d'euros. Au fil du temps, des tensions et des disputes, Dethier s'est retrouvé de plus en plus seul pour tenir le gouvernail. Il a sauvé le club, l'a propulsé en D2 mais cette solitude est intenable. Pour Dethier, c'est sûr : la politique ne soutient pas assez le sport en Wallonie : " C'est une fable. Si c'était le cas, Liège aurait déjà son stade. En Flandre, c'est différent. Mes amis de Louvain ont été bien aidés par la Ville. Je ne peux que les envier. "Jules Dethier, président des Sang et Marine, a des soucis. L'équipe entraînée par Raphaël Quaranta n'a pas de stade. Son club déménage au gré des problèmes. " Le RFC Liège est le romanichel de la D2, le cirque Bouglione qui déplace sans cesse son chapiteau ", affirme Dethier. " Notre club crève pour le moment, mais si le pire ne l'emporte pas, il sera pourtant en D1 dans cinq ans car nos compétences sportives sont indiscutables. Seraing nous héberge au Pairay jusqu'en fin décembre. Puis, il faudra trouver une autre solution. Le Matricule 4 finira par jouer sur la piste d'atterrissage de l'aéroport de Liège ou la place Saint-Lambert... " Ce dossier est compliqué. Liège ne pouvait pas rester rue Gilles Magnée à Ans (non conforme pour la D2) et devait trouver un toit en attendant la construction d'un nouveau stade (Route Militaire à Alleur) mais verra-t-il le jour ? La piste de Tilleur fut abandonnée vu l'importance des travaux à accomplir mais Buraufosse peut constituer une solution pour 2009-2010. Avant de s'installer à Seraing, Liège a vécu à Verviers. Dethier a eu des contacts avec Eupen, Saint-Trond, Namur, Sprimont, Louvain, Hasselt, Louvain, etc. Toutes des possibilités coûteuses et éloignées, mais le Pairay constitue une solution provisoire car le site héberge déjà un club de D3 (FC Sérésien) et le second club de la cité du fer (Seraing, Promotion) n'a pas obtenu l'autorisation de jouer sur le terrain principal. Liège est donc un intrus que le bourgmestre Alain Mathot a accepté d'aider. En janvier, Liège devrait s'installer à Tongres. Et à plus long terme ? Sclessin n'est pas envisageable (les supporters s'y opposent, le stade pas conçu pour deux occupants, etc.). Liège et le Standard pourraient-ils partager un nouveau stade commun ? Quid d'une enceinte pour Liège à Alleur ? Les relations entre Dethier et Michel Daerden, le ministre des Sports de la Communauté française, se sont corsées. Estimation des travaux : 3.000.000 d'euros (c'est peu pour un stade de 8.000 places) et Liège devrait présenter une garantie bancaire de 1.750.000 euros. Impossible. C'est le point mort en attendant une éclaircie et à Wihogne, les 412 jeunes du club s'entraînent dans des conditions d'une autre époque. par pierre bilic