"Les joueurs devront-ils bientôt porter un casque ? " C'est l'étrange question que posait, la semaine dernière, Het Belang van Limburg à ses lecteurs. Conséquence du nombre impressionnant de fractures constatées cette saison. Et de dresser une liste sans doute pas exhaustive : Izzet Akgül (coude), Bernd Thijs (métatarsien), Wim Mennes (côtes), Bjorn De Wilde (nez puis rotule), ...

"Les joueurs devront-ils bientôt porter un casque ? " C'est l'étrange question que posait, la semaine dernière, Het Belang van Limburg à ses lecteurs. Conséquence du nombre impressionnant de fractures constatées cette saison. Et de dresser une liste sans doute pas exhaustive : Izzet Akgül (coude), Bernd Thijs (métatarsien), Wim Mennes (côtes), Bjorn De Wilde (nez puis rotule), Alessandro Nesta (pouce), Michael Owen (pied), Sven Vermant (nez), Francesco Totti (cheville), Andreas Reinke (crâne), Ailton (mâchoire), Roland Juhasz (métatarsien), Benjamin De Ceulaer (tibia), Soll Campbell (nez), Salou Ibrahim (mâchoire) et Faris Haroun (doigt). Le journal interroge alors quatre joueurs en leur demandant notamment s'ils pensent qu'on joue plus dur cette saison que par le passé, s'ils craignent davantage les blessures, si un équipement spécial tel qu'on le voit en football américain pourrait les aider et si les arbitres et/ou l'Union Belge doivent se montrer plus stricts, en utilisant au besoin les images télévisées. Pour Sven Vermant, " aujourd'hui, tous les moyens sont bons pour remporter les duels. On utilise beaucoup plus les coudes et c'est scandaleux. Jorge Costa, par exemple, aurait dû être sévèrement puni pour son coup de coude à Christian Wilhelmsson ". Le médian brugeois continue cependant à penser que personne ne blesse intentionnellement un adversaire. Yves Vanderhaeghe (Anderlecht) a déjà connu trois fractures depuis le début de sa carrière. Mais pour lui, ce n'est rien d'autre que de la malchance. " Et il est possible qu'un joueur fatigué évite moins bien un tacle ", dit-il, estimant tout de même que les arbitres ne sont pas toujours bien placés pour juger une faute. Pas question, pour lui, de porter un masque de protection ou un casque. " Stefan Tanghe a failli perdre un doigt qui s'était accroché à ma veste de training. Qu'est-ce qu'une protection aurait changé ? " Pour Bart Deelkens, le gardien de Westerlo, le jeu n'est pas plus dur qu'avant et les joueurs ne doivent pas être placés sous une cloche de verre. Il ne pense pas non plus qu'une protection soit nécessaire et n'est pas favorable à l'utilisation des images télévisées. Son équipier Wim Mennes estime pour sa part que, si les joueurs utilisent davantage les coudes dans les duels, c'est avant tout pour se protéger mais que l'agression de Costa sur Wilhelmsson n'avait rien à faire sur un terrain. P. SINTZEN