" Dès qu'on a annoncé la signature de Paul Put à Mouscron, je lui ai passé un coup de fil : j'étais vraiment heureux pour lui ", signale Laurent Fassotte, qui l'a connu au Lierse. " Il méritait 1.000 fois de rebondir, de recevoir une chance de prouver que son limogeage était injuste. D'ailleurs, j'avais directement fait savoir que ce n'était pas la solution à nos ennuis. Il fallait être aveugle pour ne pas voir tout ce qu'il nous avait apporté durant...

" Dès qu'on a annoncé la signature de Paul Put à Mouscron, je lui ai passé un coup de fil : j'étais vraiment heureux pour lui ", signale Laurent Fassotte, qui l'a connu au Lierse. " Il méritait 1.000 fois de rebondir, de recevoir une chance de prouver que son limogeage était injuste. D'ailleurs, j'avais directement fait savoir que ce n'était pas la solution à nos ennuis. Il fallait être aveugle pour ne pas voir tout ce qu'il nous avait apporté durant sa première saison chez nous. Je ne prendrais que l'exemple de la résurrection de Marius Mitu. Son transfert à Anderlecht, c'est à Put que Mitu le doit. Le problème est que cette année, le message de Put n'est plus passé comme la saison dernière, à cause du changement de cap des dirigeants. Ils ont choisi de renouveler le noyau en y intégrant beaucoup d'étrangers, et ces joueurs n'ont pas compris - ou pas voulu comprendre - le message de l'entraîneur. La relation entre le coach et le noyau n'était plus du tout la même. Put est toujours à l'écoute de son groupe en ce qui concerne les horaires d'entraînement que nous souhaitons par exemple, il installe une vraie relation de confiance mais il faut que cela marche dans les deux sens. Il est indispensable que chacun se sente responsable. Ce n'était plus le cas au début de cette saison et c'est la première explication de nos problèmes. Le coach a payé pour une campagne de transferts ratée ". Fassotte décrit la griffe Put par quelques mots simples : " Motivation, travail physique, circulation du ballon, répétitions des gestes de base. C'est un crack pour motiver ses joueurs. La saison dernière, avant notre demi-finale retour de la Coupe contre Bruges, il nous a repassé les images de joie qui avaient suivi notre qualification contre Charleroi au tour précédent. Il voulait nous donner faim, l'envie de revivre des moments aussi forts. Au point de vue physique, on cravache avec lui, toujours par phases de trois jours : endurance le premier, diagonales de 100 mètres le deuxième, sprints le troisième. Avec lui, nous étions toujours au top physiquement. La circulation de balle est une autre de ses priorités, de même qu'un travail technique souvent négligé à ce niveau. Beaucoup d'entraîneurs estiment qu'il n'est plus utile de bosser sur les contrôles et les passes courtes, ils considèrent que ce sont des choses acquises, mais quand on voit le nombre de contrôles ratés et de mauvaises passes qu'il y a en D1, on comprend que ce n'est pas inutile ".