Il a été le premier Belge de Bundesliga. En 1968, cinq ans après la mise sur pied du championnat professionnel allemand. L'attaquant a coûté six millions de francs belges, soit environ 150.000 euros. Le légendaire Roger Claessen a été transféré du Standard à Alemannia Aachen. Ça n'est pas passé inaperçu. Le turbulent avant, qui allait être élu footballeur du siècle au Standard et dont le monument orne la façade du stade de Sclessin, a porté les mêmes couleurs qu' Axel Witsel au Borussia Dortmund.

Quelque 4.000 supporters liégeois passaient la frontière pour chaque match à domicile d'Alemannia. On aurait dit un pèlerinage. Bien plus tard, en 1994, un autre Belge s'est produit pour Alemannia Aachen : un certain Frédéric Waseige...

Juste avant l'arrivée de Roger Claessen, Alemannia a tâté de l'élite : il a terminé la saison 1967-1968 en deuxième position, derrière le Bayern. Alemannia jouait ses matches au stade du Tivoli, une vieille arène aux tribunes raides et à l'ambiance intimidante. Ses adversaires s'y rendaient en tremblant.

Roger Claessen appréciait cette atmosphère. Mais il n'était pas aussi performant qu'on l'espérait. En 44 matches, Claessen a inscrit onze buts. Trop peu. Mais Claessen était le symbole vivant des golden sixties. Il regorgeait de talent mais ne n'exploitait pas. Il était un sorteur notoire, un poète copain avec tout le monde, un homme qui prenait toujours la défense des opprimés.

Claessen était un avant moderne mais il était faible de caractère. Il a passé une nuit en prison pour s'en être pris physiquement à un agent de police. Quand les autres détenus ont appris la nouvelle, ils ont commencé à chanter " Allons les Rouches ".

A Aix-la-Chapelle aussi, le style de vie de Roger Claessen a laissé à désirer. Il tenait un café à Liège, bistrot dont il était le meilleur client. Claessen était un beau gars, charmant, un tombeur de femmes. Son passage à Alemannia n'a duré que deux ans. Maintenant, le club évolue en division quatre, dans un nouveau stade ultra moderne, avec catering, business seats et espaces VIP.

Il a été le premier Belge de Bundesliga. En 1968, cinq ans après la mise sur pied du championnat professionnel allemand. L'attaquant a coûté six millions de francs belges, soit environ 150.000 euros. Le légendaire Roger Claessen a été transféré du Standard à Alemannia Aachen. Ça n'est pas passé inaperçu. Le turbulent avant, qui allait être élu footballeur du siècle au Standard et dont le monument orne la façade du stade de Sclessin, a porté les mêmes couleurs qu' Axel Witsel au Borussia Dortmund. Quelque 4.000 supporters liégeois passaient la frontière pour chaque match à domicile d'Alemannia. On aurait dit un pèlerinage. Bien plus tard, en 1994, un autre Belge s'est produit pour Alemannia Aachen : un certain Frédéric Waseige... Juste avant l'arrivée de Roger Claessen, Alemannia a tâté de l'élite : il a terminé la saison 1967-1968 en deuxième position, derrière le Bayern. Alemannia jouait ses matches au stade du Tivoli, une vieille arène aux tribunes raides et à l'ambiance intimidante. Ses adversaires s'y rendaient en tremblant. Roger Claessen appréciait cette atmosphère. Mais il n'était pas aussi performant qu'on l'espérait. En 44 matches, Claessen a inscrit onze buts. Trop peu. Mais Claessen était le symbole vivant des golden sixties. Il regorgeait de talent mais ne n'exploitait pas. Il était un sorteur notoire, un poète copain avec tout le monde, un homme qui prenait toujours la défense des opprimés. Claessen était un avant moderne mais il était faible de caractère. Il a passé une nuit en prison pour s'en être pris physiquement à un agent de police. Quand les autres détenus ont appris la nouvelle, ils ont commencé à chanter " Allons les Rouches ". A Aix-la-Chapelle aussi, le style de vie de Roger Claessen a laissé à désirer. Il tenait un café à Liège, bistrot dont il était le meilleur client. Claessen était un beau gars, charmant, un tombeur de femmes. Son passage à Alemannia n'a duré que deux ans. Maintenant, le club évolue en division quatre, dans un nouveau stade ultra moderne, avec catering, business seats et espaces VIP.