COACH RUDI COSSEY

Nous sommes mécontents car nous avions espéré évoluer tranquillement dans le ventre mou du classement. Nous n'avons pas atteint notre niveau normal alors qu'il y a un sérieux nivellement en dessous du subtop. Chacun se vaut.
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Nous sommes mécontents car nous avions espéré évoluer tranquillement dans le ventre mou du classement. Nous n'avons pas atteint notre niveau normal alors qu'il y a un sérieux nivellement en dessous du subtop. Chacun se vaut. Non seulement nous avons trop peu de points mais par moments, notre niveau a été épouvantablement faible. Nous avons été bons contre le Standard, Beveren et le Club Bruges. Nous avons alors développé un bon football, assuré le spectacle et emporté les trois points. Hélas, ce sont les seules éclaircies. Le bilan est donc maigre. Pour le reste, nous luttons avec les armes dont nous disposons. Notre arsenal est trop limité. Nous devons donc opérer plus de transferts que nous ne l'avions prévu. C'est regrettable. Il serait trop facile d'incriminer l'inefficacité de l'attaque. Je ne me retranche pas derrière cette excuse. L'entrejeu n'approvisionne pas la première ligne, les différents compartiments sont trop éloignés les uns des autres. Trop peu de joueurs se sont risqués dans le rectangle. Or, nos attaquants ont souvent été en infériorité numérique par rapport aux défenseurs. Lors des dix derniers matches, nous n'avons trouvé le chemin des filets qu'à trois ou quatre reprises. Cela doit nous donner à réfléchir car c'est un problème collectif. Nous avons découvert qu'il n'était pas si simple de jouer franchement et offensivement en Belgique. Trop d'équipes s'appuient sur leur organisation défensive. Nous avons aussi été confrontés à une contradiction : les joueurs qui prestaient en semaine ne parvenaient pas à poursuivre sur leur lancée le week-end. Pourquoi ? Tout simplement par peur de l'échec, parce que les joueurs sont montés sur le terrain en pensant qu'ils devaient à tout prix faire leurs preuves. D'un coup, plus rien ne va. A Genk, nous n'avions rien à perdre. Les joueurs ont entamé le match avec des jambes en coton et nous avons été balayés en première mi-temps. Ensuite, ils se sont libérés, ont tenté leur chance et ont été dangereux. La conclusion est claire : notre équipe a deux visages. JOUEURS UTILISÉS : Camara Mbaye (16), Chaves (11), Clappaert (1), De Winne (7), Diallo (7), Diedhiou (4), Doll (16), El Mouataz (12), Filipovic (15), Hasi (15), Kristinsson (17), Lazic (10), Maznov (17), Milojevic (7), Overmeire (15), Panandetiguiri (9), Stojanovic (2), Tambwe (15), Traore (7), Van Handenhoven (4), Van Hoey (8), Vukomanovic (15). BUTEURS : Camara Mbaye (4), Chaves (1), De Winne (1), Doll (1), Kristinsson (1), Overmeire (1). ASSISTS : Filipovic (1), Hasi (3), Kristinsson (2), Vukomanovic (2). CARTES JAUNES : 24 CARTES ROUGES : 3 PENALTIES : 1 pour (0), 1 contre (0). CORNERS :72 pour, 87 contre. FAUTES : 265 commises, 257 subies. Slavo Muslin lui a offert sa chance la saison passée. Jamais il n'a déçu et ces derniers mois, il a confirmé tout le bien qu'on disait de lui. Ce médian défensif moderne possède un bon bagage technique, un bel abattage et un puissant tir à distance. Il s'est illustré en marquant contre le Standard. Le médian défensif serbe regorge de puissance et de force, en théorie, mais il n'a été que l'ombre de lui-même ces derniers mois. Il a lutté avec Besnik Hasi, également décevant, pour une place de titulaire aux côtés de Killian Overmeire, mais n'a jamais été convaincant. FRÉDÉRIC VANHEULE