Noël et ses belles histoires. Souvent pompeuses et sorties de légendes. Pas de la réalité. Pas de la vérité inattaquable. Celle que l'on va vous conter est celle d'un attaquant évident. Malgré toutes les inconnues que son physique laissait en suspens. Sa réponse viendra du terrain. Elle sera fulgurante, gagnante plus que de raison.

Ole Gunnar Solskjaer arrive à Manchester United en provenance de Molde. Club norvégien. C'est l'été 1996. À l'époque, les footballeurs norvégiens sont très appréciés en Angleterre. Ils sont...10 dans les quatre divisions pro anglaise. C'est-à-dire la nationalité la mieux représentée hors joueurs britanniques. Devant les Australiens et Canadiens. L'arrêt Bosman ne révolutionnera tout que quelque mois plus tard. C'était un autre temps.

Son club de Molde croit tenir son jackpot. Le petit Ole a marqué 33 buts en 42 matches. Superbe, sauf que ni Manchester City, ni Everton n'ont jugé opportun de débourser les 330.000 euros demandés. C'était un autre temps. Comme d'hab, Sir Alex flaire le bon coup. Il propose 1.660.000 euros. Bingo.

Double bingo même. Il avait proposé 10 fois plus à Alan Shearer, la terreur de Blackburn, qui a préférer signer dans le club de son coeur, Newcastle. Solskjaer ne sera jamais Shearer mais qualité-prix, c'est une affaire en or.

126 buts en 366 matches pour Manchester United. Dont 150 débutés sur le banc. D'ailleurs, de ces 126 buts, 33 furent marqués dans le dernier quart d'heure. Celui lors duquel, très souvent, les matchs se gagnent.

C'était une époque où, quand ils montaient au jeu, les remplaçants montraient toute leur ambition. Pas toute leur frustration. Où la fusion se conjuguait du terrain aux tribunes. Du banc à l'avant-banc. Où quand le coach te faisait monter au jeu, tu disais merci. Où quand tu n'étais pas titulaire, tu te posais les bonnes questions. Celles sur toi-même. Où tu ne posais pas LA question à ton agent : " Quand me fais tu sortir de ce club de merde ? "

Ole n'avait rien de la grâce d'un torero. Ni la puissance folle du taureau. Il était la thèse et l'antithèse du héros. Héros, il le fut lors d'une soirée " Olé Olé " ancrée à jamais dans la mémoire de ceux qui l'ont vécue.

Finale de la Ligue des Champion 1998/99. Manchester United est anesthésié par le Bayern, qui mène 1-0. Solskjaer monte au jeu à la 81e. Teddy Sheringham, rentré un peu plus tôt, égalise à la 91e. Deux minutes plus tard, alors qu'il reste 30 secondes à jouer, Solskjaer marque le but du sacre. Le Fergie time prend sa semence, Ole signe la sentence et entre dans la légende.

Il n'avait été titulaire que neuf fois sur la saison. N'avait joué que quatre matchs complets mais marqué 12 buts. C'est ça la grande classe. Du joueur mais aussi de son entraîneur, capable de gérer et générer un tel sentiment d'appartenance et de dévotion à la cause commune.

Long préambule qui explique certainement la bulle spéculative tellement à la hausse depuis que Solskjaer est revenu et est devenu le coach de Manchester United. Les gènes du club, il les a fixées sur la moindre cellule de son corps. On va pas se mentir : succéder à JoséMourinho lors de sa troisième saison dans un club est certainement le job le plus cool du monde.

Tu arrives, tu souris, tu réexpliques à tes joueurs à quel point ils sont bons et hop, ça repart. Pourquoi ? Parce que les clubs qu'entraîne Mourinho sont grands et riches. Et donc possèdent de très très bons joueurs. Simplement anesthésiés par la morgue de celui qui a pourtant enterré tellement d'espoirs chez ses adversaires.

Donc Ole a tout changé. Man United joue vers l'avant. Est offensif, jouissif, conquérant, percutant. Ses attaquants marquent et défendent. Ses défenseurs défendent et marquent. Une vraie équipe de haut niveau, quoi. Avant le match de ce week-end, son bilan en Premier League, c'est quatre matchs, quatre victoires. 14 buts inscrits. Plus une qualif en FA Cup. C'est parfait.

Ok, c'était contre des équipes qui luttent pour le maintien. Donc on jugera quand ça deviendra vraiment sérieux. Mais, en attendant, l'ange Solskjaer a redonné une âme aux Red...Devils.

Noël et ses belles histoires. Souvent pompeuses et sorties de légendes. Pas de la réalité. Pas de la vérité inattaquable. Celle que l'on va vous conter est celle d'un attaquant évident. Malgré toutes les inconnues que son physique laissait en suspens. Sa réponse viendra du terrain. Elle sera fulgurante, gagnante plus que de raison. Ole Gunnar Solskjaer arrive à Manchester United en provenance de Molde. Club norvégien. C'est l'été 1996. À l'époque, les footballeurs norvégiens sont très appréciés en Angleterre. Ils sont...10 dans les quatre divisions pro anglaise. C'est-à-dire la nationalité la mieux représentée hors joueurs britanniques. Devant les Australiens et Canadiens. L'arrêt Bosman ne révolutionnera tout que quelque mois plus tard. C'était un autre temps. Son club de Molde croit tenir son jackpot. Le petit Ole a marqué 33 buts en 42 matches. Superbe, sauf que ni Manchester City, ni Everton n'ont jugé opportun de débourser les 330.000 euros demandés. C'était un autre temps. Comme d'hab, Sir Alex flaire le bon coup. Il propose 1.660.000 euros. Bingo. Double bingo même. Il avait proposé 10 fois plus à Alan Shearer, la terreur de Blackburn, qui a préférer signer dans le club de son coeur, Newcastle. Solskjaer ne sera jamais Shearer mais qualité-prix, c'est une affaire en or. 126 buts en 366 matches pour Manchester United. Dont 150 débutés sur le banc. D'ailleurs, de ces 126 buts, 33 furent marqués dans le dernier quart d'heure. Celui lors duquel, très souvent, les matchs se gagnent. C'était une époque où, quand ils montaient au jeu, les remplaçants montraient toute leur ambition. Pas toute leur frustration. Où la fusion se conjuguait du terrain aux tribunes. Du banc à l'avant-banc. Où quand le coach te faisait monter au jeu, tu disais merci. Où quand tu n'étais pas titulaire, tu te posais les bonnes questions. Celles sur toi-même. Où tu ne posais pas LA question à ton agent : " Quand me fais tu sortir de ce club de merde ? " Ole n'avait rien de la grâce d'un torero. Ni la puissance folle du taureau. Il était la thèse et l'antithèse du héros. Héros, il le fut lors d'une soirée " Olé Olé " ancrée à jamais dans la mémoire de ceux qui l'ont vécue. Finale de la Ligue des Champion 1998/99. Manchester United est anesthésié par le Bayern, qui mène 1-0. Solskjaer monte au jeu à la 81e. Teddy Sheringham, rentré un peu plus tôt, égalise à la 91e. Deux minutes plus tard, alors qu'il reste 30 secondes à jouer, Solskjaer marque le but du sacre. Le Fergie time prend sa semence, Ole signe la sentence et entre dans la légende. Il n'avait été titulaire que neuf fois sur la saison. N'avait joué que quatre matchs complets mais marqué 12 buts. C'est ça la grande classe. Du joueur mais aussi de son entraîneur, capable de gérer et générer un tel sentiment d'appartenance et de dévotion à la cause commune. Long préambule qui explique certainement la bulle spéculative tellement à la hausse depuis que Solskjaer est revenu et est devenu le coach de Manchester United. Les gènes du club, il les a fixées sur la moindre cellule de son corps. On va pas se mentir : succéder à JoséMourinho lors de sa troisième saison dans un club est certainement le job le plus cool du monde. Tu arrives, tu souris, tu réexpliques à tes joueurs à quel point ils sont bons et hop, ça repart. Pourquoi ? Parce que les clubs qu'entraîne Mourinho sont grands et riches. Et donc possèdent de très très bons joueurs. Simplement anesthésiés par la morgue de celui qui a pourtant enterré tellement d'espoirs chez ses adversaires. Donc Ole a tout changé. Man United joue vers l'avant. Est offensif, jouissif, conquérant, percutant. Ses attaquants marquent et défendent. Ses défenseurs défendent et marquent. Une vraie équipe de haut niveau, quoi. Avant le match de ce week-end, son bilan en Premier League, c'est quatre matchs, quatre victoires. 14 buts inscrits. Plus une qualif en FA Cup. C'est parfait. Ok, c'était contre des équipes qui luttent pour le maintien. Donc on jugera quand ça deviendra vraiment sérieux. Mais, en attendant, l'ange Solskjaer a redonné une âme aux Red...Devils.