Marcin est impatient de retrouver la pelouse

Marcin Zewlakow : Je m'en rends bien compte. Ça va évidemment être très dur. Je suis blessé jusqu'à la trêve car j'ai une tendinite musculaire au genou. Cela doit absolument guérir car cet endroit est fortement sollicité quand on shoote. Je ne peux rejouer qu'au second tour et je vais essayer que ça soit le plus possible, tout en marquant également un maximum. Bon évidemment, ma situation ne correspond plus à ce que j'avais déclaré. Beaucoup de travail m'attend mais je n'ai pas peur de devoir prouver que je mérite ma place. Je traverse psychologiquement une petite période difficile. J'ai participé à plus de matches depuis les tribunes que sur le terrain. Attention, habituellement, quand on ne joue plus, on perd la confiance. Ça n'est absolument pas mon cas. Le foot n'est mathématique que pour les journalistes et les supporters. C'est évidemment capital de participer à beaucoup de rencontres. Mais sentir que je manque à l'équipe est pour moi le plus important. Ils ont besoin de moi pour animer le secteur offensif. Je n'oublie pas que le devoir d'un attaquant est de marquer mais je ne sers pa...

Marcin Zewlakow : Je m'en rends bien compte. Ça va évidemment être très dur. Je suis blessé jusqu'à la trêve car j'ai une tendinite musculaire au genou. Cela doit absolument guérir car cet endroit est fortement sollicité quand on shoote. Je ne peux rejouer qu'au second tour et je vais essayer que ça soit le plus possible, tout en marquant également un maximum. Bon évidemment, ma situation ne correspond plus à ce que j'avais déclaré. Beaucoup de travail m'attend mais je n'ai pas peur de devoir prouver que je mérite ma place. Je traverse psychologiquement une petite période difficile. J'ai participé à plus de matches depuis les tribunes que sur le terrain. Attention, habituellement, quand on ne joue plus, on perd la confiance. Ça n'est absolument pas mon cas. Le foot n'est mathématique que pour les journalistes et les supporters. C'est évidemment capital de participer à beaucoup de rencontres. Mais sentir que je manque à l'équipe est pour moi le plus important. Ils ont besoin de moi pour animer le secteur offensif. Je n'oublie pas que le devoir d'un attaquant est de marquer mais je ne sers pas seulement qu'à ça. Je ne suis pas un attaquant égoïste, obnubilé par le fond des filets. J'essaye souvent de faire jouer les autres. Je suis assez déçu de ne plus pourvoir jouer car les prestations de Mouscron me font saliver. Georges Leekens est parvenu a réinstaurer la discipline tant sur le terrain que dans les vestiaires. C'est un véritable patron. C'est une autre réalité par rapport à l'année passée. Je ne veux pas lancer la pierre à Lorenzo Staelens en déclarant cela mais c'est la stricte vérité. Attention, on est tous responsables de notre déroute lors de l'exercice précédent. Heureusement que les supporters n'ont jamais cessé de nous encourager. Maintenant, je souhaite vraiment retrouver le plus vite possible la pleine possession de mes moyens et la pelouse. Toni Brogno : Non, je ne regrette rien. Il ne faut pas vivre avec des regrets. Je suis vraiment content où je suis. Maintenant, c'est leur problème. C'est juste vraiment dommage pour leurs nombreux supporters. Le mal persiste. Pour ce qui est du retour de Robert Waseige au Sporting, mon frère Dante considère que cela apporte un plus, même si cela doit passer par le fait qu'il doive prendre du recul. Il a toujours fait passer le bien de son club avant le sien. C'est admirable ! En tant qu'entraîneur, ce n'était pas aisé. Ce n'est pas évident d'arriver dans un groupe et de se dire que ce ne sont plus nos coéquipiers qu'on a en face de nous mais bien nos joueurs. Maintenant, il souhaite d'abord acquérir de l'expérience. Personnellement, mon départ de Westerlo n'est pas du tout à l'ordre du jour, que ce soit à Charleroi ou ailleurs. Il ne faut pas toujours tout remettre en question, chaque fois qu'on traverse une période moins faste. C'est trop facile. Je suis un peu en panne de buts pour l'instant mais je suis bien dans mon club. Westerlo ne joue pas extrêmement bien mais parvient à prendre des points. On va avoir un deuxième tour assez relax. C'est juste une peu décevant de s'être fait éliminer de la Coupe. Pour ce qui est de moi, cela fait huit rencontres que je joue des portions de matches. Actuellement, je mange mon pain noir. Question moral, ce n'est pas évident. Le bonheur du buteur me manque. Je dois absolument continuer à travailler. Si je détenais la solution à ma baisse de régime, tout se résoudrait mais je suis dans le flou. Avant, il ne me fallait que quatre occasions pour inscrire deux buts. Je ne perds pas courage. Tôt ou tard, je me remettrai dans le droit chemin. Mustapha Douai : Non, je ne pense pas. Chaque saison est différente et beaucoup de paramètres ont été modifiés à Mons. C'est vrai que la reconversion pose problème mais elle ne constitue pas la seule difficulté qu'éprouve notre équipe. L'année passée, on a eu un début de saison difficile malgré une préparation excellemment bien effectuée. Donc, imaginez cette saison ! Nous avons changé d'entraîneur, qui à son tour, a changé beaucoup de choses. Maintenant, en possession de balle, nous jouons en 3-5-2 et en perte, en 5-4-1. Notre système est évidemment basé sur le collectif et il ne faut pas penser que l'année passée, ce n'était pas le cas. Beaucoup s'accordent à dire que Cédric Roussel était l'élément le plus important et que nous jouions uniquement en fonction de lui. C'est faux ! On joue autant collectivement que l'année dernière. Bon il avait mis 22 buts mais Zoran Ban travaille très bien également. Ce n'est pas le même type de joueur évidemment... On dit aussi que nous avons presque tous perdu la confiance en nos moyens et que la motivation n'est plus avec nous. Là encore, il y a erreur. Nous ne baissons pas les bras. On ne pense même pas qu'on puisse être rétrogradé. On est en fait tous convaincus que notre situation a une issue. Personnellement, mon moral est bon. Je ne suis logiquement pas euphorique ou gai, mais l'ambiance dans le groupe ne s'est pas détériorée par rapport à précédemment. Avec Sergio Brio, la vie au quotidien est désormais totalement différente, on le sait. Je vois beaucoup plus souvent mes coéquipiers qu'avant... Mais chaque entraîneur possède sa vision du foot. Au début, c'était un peu difficile mais maintenant, le changement a été assimilé. Brio va toujours dans le moindre détail. Pour ce qui est de la tactique, on joue donc parfois à trois en ligne et en perte de balle, au minimum à quatre. Je joue avec Alberto Malusci et on a fini par trouver nos automatismes. On est vraiment complémentaires. Tim Baete