Dugardein se dit plus posé que jamais grâce à Leekens

Steve Dugardein : Ah bon, j'ai dit ça ? ! A mon avis, j'ai dû employer d'autres mots. En fait, je suis un joueur qui se fond dans la masse. Je privilégie le collectif et de ce fait, je n'enflamme pas la foule. On m'a collé une étiquette de battant et c'est difficile de faire admettre aux gens que c'est un peu simplifié. Mon jeu a quand même beaucoup évolué. Je suis devenu beaucoup plus calme sur un terrain. Auparavant, je jouais un peu comme un chien fou : je récupérais le ballon et je le donnais immédiatement sans vraiment réfléchir. Maintenant, j'essaye de réaliser des passes plus dangereuses pour les adversaires. Des passes de finition en quelque sorte. Je tire également souvent les coups francs, ce qui permet de me mettre en évidence. Georges Leekens a participé à ce que je prenne conscience que je devais être plus posé sur un terrain. Attention, ça ne date pas d'hier. Il m'a connu lorsque j'étais gamin et que je jouais comme un feu follet. Il m'a aidé à devenir un pro doté d'un caractère d'acier. Depuis qu'il est revenu à Mouscron, il me considère comme un leader, un comme Mbo Mpenza, Tonci Martic ou Francky Vandendriessche. D'ailleurs, quand ce dernier n'a pas le brassard, Leekens me le confie. En fait, certains disent que j'effectue mon meilleur début de saison mais je ne pense pas que cela soit tout à fait exact. J'ai toujours été un joueur très constant. J'évolue depuis 1996 en D1 et mon rendement est ...

Steve Dugardein : Ah bon, j'ai dit ça ? ! A mon avis, j'ai dû employer d'autres mots. En fait, je suis un joueur qui se fond dans la masse. Je privilégie le collectif et de ce fait, je n'enflamme pas la foule. On m'a collé une étiquette de battant et c'est difficile de faire admettre aux gens que c'est un peu simplifié. Mon jeu a quand même beaucoup évolué. Je suis devenu beaucoup plus calme sur un terrain. Auparavant, je jouais un peu comme un chien fou : je récupérais le ballon et je le donnais immédiatement sans vraiment réfléchir. Maintenant, j'essaye de réaliser des passes plus dangereuses pour les adversaires. Des passes de finition en quelque sorte. Je tire également souvent les coups francs, ce qui permet de me mettre en évidence. Georges Leekens a participé à ce que je prenne conscience que je devais être plus posé sur un terrain. Attention, ça ne date pas d'hier. Il m'a connu lorsque j'étais gamin et que je jouais comme un feu follet. Il m'a aidé à devenir un pro doté d'un caractère d'acier. Depuis qu'il est revenu à Mouscron, il me considère comme un leader, un comme Mbo Mpenza, Tonci Martic ou Francky Vandendriessche. D'ailleurs, quand ce dernier n'a pas le brassard, Leekens me le confie. En fait, certains disent que j'effectue mon meilleur début de saison mais je ne pense pas que cela soit tout à fait exact. J'ai toujours été un joueur très constant. J'évolue depuis 1996 en D1 et mon rendement est plus que positif. J'ai parfois eu mes heures de gloire mais je pense que si on devait m'attribuer une note, ce serait toujours la même. Jamais mauvais, jamais excellent ! Je pense que pour l'instant, on parle une peu plus de moi parce que Mouscron réalise un bon championnat. Cela a pour conséquence qu'on s'intéresse de plus près à ses joueurs mais principalement, Mbo. C'est logique que la presse se focalise sur son cas. C'est notre vedette. En début de saison, on parlait plus de moi car j'avais inscrit un but des 20 mètres face au Cercle Bruges (4-0). En fait, ma modestie entretient le manque de publicité qui est faite à mon égard. Je n'ai jamais été un joueur qui parle tout le temps de lui ou qui évoque souvent un possible départ. Je suis un clubman. De plus, j'ai conscience de ma chance d'évoluer à Mouscron. Je sais ce que j'ai entre les mains mais attention, je n'ai jamais perdu le désir de partir. Il est logique et humain d'avoir envie de progresser et de gagner un peu plus d'argent. En tout cas, si je pars un jour de Mouscron, il me faudra l'assurance de jouer dans mon nouveau club. Ce qui est difficile ! Pour le moment, Mouscron réalise un bon championnat. Nos performances ne sont pas non plus excellentes quand on les compare à celle d'Anderlecht. Notre match face à Heusden-Zolder (2-1) a été difficile mais il constitue la preuve que notre équipe a du caractère, même lorsqu'on est mené au score. Leekens a réussi à ramener la confiance dans le groupe et tous les joueurs ont fait leur autocritique. Résultat : on est quatrième devant Bruges, qu'on rencontre dimanche prochain. Bertrand Crasson : Oui, j'en étais persuadé. Je connais bien Zetterberg et la maison anderlechtoise et il fallait s'y attendre. C'est un joueur qui a évidemment sa place sur le terrain. Le noyau du Sporting est très complet et Pär en est un peu la victime mais il possède d'innombrables qualités. Il faut l'utiliser, surtout en Coupe d'Europe. La défaite au Celtic a fait ressortir beaucoup de lacunes dans le jeu anderlechtois, les mêmes qui ont été mises en évidence lors de la défaite à Lyon (1-0) et face au Bayern Munich (1-1). Il y a eu juste une exception à la maison, face au Celtic (1-0). En fait, le collectif doit vraiment s'améliorer à Anderlecht. Le club ne compte plus que sur ses individualités, comme Aruna Dindane. C'est un peu la même situation à Bruges, avec Andrés Mendoza. Et c'est à ce niveau-là que le talent de Zetterberg devrait être pris en compte. Il pourrait apporter énormément dans la construction et l'organisation du jeu. En plus, il est totalement complémentaire à Walter Bassegio. Ce dernier est un véritable récupérateur de ballons tandis que le Suédois parvient à conserver le ballon avec une facilité déconcertante. Walter est un joueur de talent et il a cette saison acquis un meilleur niveau de jeu. C'est dommage qu'en championnat, on ne puisse se rendre compte de l'importance de ce duo. Anderlecht, trop fort, peut se permettre de se passer de Zetterberg. Par contre, au niveau européen, on sent qu'il manque. Pour ma part, j'ai été blessé. Je souffrais du pied, puis c'est une blessure à la cuisse qui est venue me handicaper. J'ai joué contre Beveren et j'espère être en pleine forme pour le match à Anderlecht ce week-end. C'est symbolique pour moi ! Le Lierse éprouve quelques difficultés mais son état d'esprit reste bon. Comme toute période difficile, elle aura une fin. Je ne regrette pas d'avoir opté pour ce club. C'était un choix qui a privilégié la famille car j'avais l'opportunité de retourner en Italie mais les enfants n'ont pas voulu. A mon âge, je ne m'inquiète plus pour ma carrière car elle est déjà derrière moi ". Olivier Suray : Non, absolument pas. Je me sens très bien dans ma peau, même si la situation est difficile. Je ne vais pas dire que je me lève et me couche sans y penser mais j'aborde ces problèmes plus sereinement. D'autres seraient beaucoup plus stressés à ma place. Le football reste une passion mais je relativise. Attention, le classement actuel de Mons ne me laisse pas insensible. Mais d'un côté, je ne m'inquiète pas trop car il reste des matches. Pour l'instant, je suis effectivement blessé. Une infiltration, qui m'a été faite au talon, a provoqué une infection. L'abcès est en train de se percer et c'est très douloureux. Vendredi, je n'ai à nouveau pas joué. On a perdu 0-2, score logique dans les chiffres mais ce n'était pas le grand Anderlecht. Le club bruxellois s'est en effet montré assez fébrile. Mes coéquipiers auraient dû aller un peu plus au contact. Mons s'est trop vite comporté comme une victime consentante. En ce qui concerne notre déroute en Coupe face à Denderhoutem (2-3), Mons n'avait aucune excuse. Je n'aime pas critiquer lorsque je ne joue pas, mais le groupe a vraiment manqué de caractère. Moralement, nous devons absolument nous reprendre sinon nous courons à la catastrophe. On pourrait avoir l'impression que le changement d'entraîneur n'a pas eu d'effet. C'est faux évidemment. On a travaillé beaucoup physiquement car on avait du retard et on fait tout pour augmenter notre esprit d'équipe. Ce qui manque au club, c'est un véritable buteur. Si Mons avait inscrit un peu plus de buts dans les quatre premières rencontres, Marc Grosjean serait encore présent. Cédric Roussel n'a toujours pas été remplacé mais ce n'est pas non plus la seule cause de nos mauvais résultats. J'ai encore un an et demi de contrat à Mons et je y suis très heureux. Récemment, j'ai été contacté par mon manager qui m'a parlé d'une possibilité de jouer en Chine. Ça pourrait être une intéressante opération financière. Mais le championnat vient de se terminer et y reprend seulement en avril. Pour le moment, je préfère donc me concentrer à 200 % pour mon club ". Tim Baete