Siquet remercie Jacobs de l'avoir remis à sa place

Thierry Siquet : Oui. Désormais, nous évoluons à quatre en ligne. J'y joue stopper, ma place de prédilection. C'est vraiment depuis l'arrivée d'Ariel Jacobs, en octobre 2001, que j'ai retrouvé toutes mes sensations. Avant, on m'alignait généralement au milieu défensif, place que je n'apprécie guère. J'ai été formé en tant que défenseur central et il m'a réellement permis de progresser encore... ce qui n'est pas évident à réaliser à une place qui n'est pas la vôtre. Offensivement, mon boulot est clairement restreint. On joue avec deux milieux récupérateurs. Un des deux peut se permettre de participer à l'action et de ce fait, l'autre doit rester en zone de couverture. Au niveau du système tactique, La Louvière joue soit en 4-3-3, soit en 4-4-2 avec les quatre médians positionnés en carré et les deux attaquants très excentrés. Ce que nous devons améliorer, c'est la version offensive de notre équipe. Défensivement, ça marche mais en possession de balle, on éprouve parfois quelques difficultés. Notre finition laisse aussi parfois à désirer car nous avons souvent de belles opportunités.
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Thierry Siquet : Oui. Désormais, nous évoluons à quatre en ligne. J'y joue stopper, ma place de prédilection. C'est vraiment depuis l'arrivée d'Ariel Jacobs, en octobre 2001, que j'ai retrouvé toutes mes sensations. Avant, on m'alignait généralement au milieu défensif, place que je n'apprécie guère. J'ai été formé en tant que défenseur central et il m'a réellement permis de progresser encore... ce qui n'est pas évident à réaliser à une place qui n'est pas la vôtre. Offensivement, mon boulot est clairement restreint. On joue avec deux milieux récupérateurs. Un des deux peut se permettre de participer à l'action et de ce fait, l'autre doit rester en zone de couverture. Au niveau du système tactique, La Louvière joue soit en 4-3-3, soit en 4-4-2 avec les quatre médians positionnés en carré et les deux attaquants très excentrés. Ce que nous devons améliorer, c'est la version offensive de notre équipe. Défensivement, ça marche mais en possession de balle, on éprouve parfois quelques difficultés. Notre finition laisse aussi parfois à désirer car nous avons souvent de belles opportunités. La tactique est vraiment la force de notre équipe. Notre entraîneur est réputé pour l'organisation de ses éléments et c'est éminemment justifié. Avant chaque rencontre, il a déjà visionné plus d'une fois le jeu de l'adversaire, effectué un repérage et analysé les différents joueurs. Ses analyses sont plus pointues que celles de la plupart des entraîneurs de D1. Chaque joueur sait ce qu'il a à faire en montant sur le terrain. J'ai récemment lu dans votre magazine qu' Emilio Ferrera considérait la Louvière comme une équipe difficile à manier. C'est vraiment dû au travail de notre entraîneur. Si nous n'avons pas été ridicules en coupe d'Europe, c'est grâce à lui. Pour moi, ce fut un très bon souvenir. Un bon coup d'essai en fin de compte ! Bernd Thijs : Je trouve que sur le terrain, les médians sont importants au niveau de la communication mais également que toute l'équipe doit parler. Que ce soit ma défense ou l'attaque ! Chaque joueur doit essayer de corriger les autres pour permettre à l'équipe de progresser. Les footballeurs qui ne communiquent pas sont en faute et ne simplifient rien. Pour parler franchement, au niveau de ma personnalité sur le terrain, je n'ai pas vraiment changé. Le départ de Skoko ne m'a pas fait prendre la dimension de leader. Je suis resté le même mais je n'hésite jamais à crier quand quelque chose ne va pas. En fait, je ne sais pas si je serai un jour un patron. Actuellement, est-ce vraiment nécessaire ? Beaucoup auraient pu penser qu'avec le départ du meneur de jeu australien, j'aurais avancé d'un cran dans mon secteur de jeu. Ça n'a pas été le cas. Premièrement, parce que la place qu'occupait Skoko n'est pas la mienne. Deuxièmement, parce que Genk a effectué de bons transferts et que l'entraîneur a, jusqu'ici, trouvé de bonnes solutions. Au milieu, je joue avec Theo Janssen, qui est plus créatif que moi. L'arrivée de Cédric Roussel nous a fait beaucoup de bien. Il possède une excellente mentalité et un courage à toute épreuve. Malgré un début difficile, il a atteint un très bon niveau. Je pense que cette saison, Genk gênera Bruges et Anderlecht dans la course au titre. Nous souhaitons leur rendre le championnat difficile. Notre objectif principal est le top 3. Mais il est évidemment beaucoup trop tôt pour établir des plans d'avenir. On verra bien ! Au niveau du classement, nous sommes déjà mieux partis que la saison dernière. Mon objectif personnel est de retrouver l'équipe nationale au plus vite. La saison passée, j'ai été barré par une blessure. Cette dernière était vraiment tombée au mauvais moment. Il y avait vraiment une place à prendre au milieu de terrain. Dorénavant, la donne a changé mais je pense être doté des qualités requises pour rejouer à ce niveau. Après l'épisode Stéphane Demol : On a engrangé beaucoup trop de mauvais résultats à Denderleeuw et c'est le motif principal de mon licenciement, évidemment. Pourtant, je recevais souvent du comité sportif des messages de satisfaction concernant mon travail. En fait, les joueurs n'étaient pas vraiment d'accord avec mon départ. Mais que voulez-vous ? C'est la loi du football ! Denderleeuw est lanterne rouge et il ne faut donc pas aller chercher plus loin. Je considère seulement qu'on aurait pu me laisser un peu plus de temps pour que je fasse vraiment mes preuves. Mais d'un côté, le fait de quitter ce club est quand même un soulagement. Y travailler était réellement difficile. Et cela, à tous les niveaux ! Je ne pense même pas que j'aurais réussi à redresser la barre. Si je devais déterminer tous les points faibles de l'équipe, on en aurait pour des heures. C'est un trop gros sujet ! J'ai donc appris il y a dix jours, le samedi à l'entraînement, avant le match contre Maasmechelen (1-1), que j'étais viré. D'une part, cela m'a paru quelque peu bizarre car mes supérieurs encensaient mon boulot. Je n'ai donc jamais reçu de réels avertissements concernant la possibilité de mon éviction. D'autre part, j'ai pensé que c'était peut-être mieux, pour les deux parties, que j'arrête de travailler à Denderleeuw. Au niveau de mon moral, j'admets honnêtement que tout va pour le mieux. Actuellement, je suis payé pour ne rien faire puisque j'avais signé pour un an. Je vais donc logiquement recevoir l'intégralité de mon contrat. On pourrait penser que je suis dégoûté du métier d'entraîneur mais il n'en est rien. Ma motivation professionnelle reste intacte. Si l'occasion se présentait, j'entraînerais un club immédiatement ! Mais cette fois, j'analyserai un peu mieux l'offre. En signant à Denderleeuw, je pensais que j'effectuerais un gros et intéressant travail avec les jeunes. Mais ça ne s'est pas déroulé comme je le souhaitais. Je ne suis pas du tout déçu. C'était ma quatrième saison en tant que coach et c'est la première fois que je me fais limogé. C'est juste une expérience en plus !Tim Baete