Ciobotariu n'est plus obsédé par une sélection nationale

Liviu Ciobotariu : Oui, c'est vrai. Je suis satisfait de mes performances mais je suis exactement le même joueur qui avait été placé dans le noyau B à Sclessin. Mons m'a offert la possibilité de jouer des matches et je lui en suis très reconnaissant... Je n'ai eu besoin que d'un peu de temps de jeu pour retrouver toutes mes sensations. Ça m'a réellement enchanté de pouvoir rejouer dans une équipe aussi compétitive. Toute l'équipe a vraiment bien travaillé et on est parvenu à réaliser une saison bien supérieure aux pronostics.
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Liviu Ciobotariu : Oui, c'est vrai. Je suis satisfait de mes performances mais je suis exactement le même joueur qui avait été placé dans le noyau B à Sclessin. Mons m'a offert la possibilité de jouer des matches et je lui en suis très reconnaissant... Je n'ai eu besoin que d'un peu de temps de jeu pour retrouver toutes mes sensations. Ça m'a réellement enchanté de pouvoir rejouer dans une équipe aussi compétitive. Toute l'équipe a vraiment bien travaillé et on est parvenu à réaliser une saison bien supérieure aux pronostics. J'ai vraiment envie que l'on réalise une saison comparable à l'année passée. Malgré le départ de Cédric Roussel, je ne considère pas que l'équipe ait été intrinsèquement déforcée. Il est sûr que son départ à Genk est une grosse perte mais la direction a effectué des transferts de valeur avec des garçons tels que Louis Gomis, Moussa et Amadou Toure. On est dès lors tout à fait apte à gagner sans Roussel. Pour ce qui est de l'équipe nationale, j'ai eu quelques belles années et j'ai toujours essayé de donner un maximum pour mon pays. Mais actuellement, elle ne constitue plus du tout une obsession, ce qui était souvent le cas auparavant. J'ai 33 ans et l'heure de la retraite va sans doute bientôt sonner. C'est pour cette raison que j'accepte le fait de ne plus être sélectionné. De plus, la conséquence est que je peux dorénavant me focaliser seulement sur les performances de mon club. Je me sens vraiment bien ici. Il est vrai qu'à l'époque, je considérais Mons comme un club de passage qui m'aurait permis de jouer dans un cercle meilleur mais la défunte saison m'a évidemment fait changer d'avis. Il me reste un an de contrat à l'Albert et peut-être qu'il sera prolongé. Il serait dès lors fort probable que je finisse ma carrière chez les Dragons. Filip Susnjara : Dans mon esprit, ce n'est absolument pas le cas. C'est au coach de juger qui est le gardien le plus en forme. Je ne suis pas un adversaire de Proto mais bien son coéquipier. Le mot " concurrent " m'évoque le fait que je dois me battre contre lui pour avoir ma place mais ce n'est pas le cas. Ariel Jacobs m'avait fait part en début de saison du fait que Proto commencerait dans la cage. C'est logique étant donné qu'il a réalisé de très bonnes performances et qu'il vient d'ici. Je suis un nouvel arrivant et il est donc normal qu'on m'ait attribué un certain temps d'adaptation. Tout le monde veut jouer mais il faut, comme je l'ai dit, faire ses preuves sur le terrain et garder confiance en ses qualités. Il est vrai que l'on pourrait penser que je stagne et que ma situation n'a pas évolué en passant chez les Loups. C'est faux ! Ici, je reçois une nouvelle chance et je change complètement d'environnement. A La Louvière, c'est la sérénité qui règne. Je n'ai absolument aucune pression et je suis persuadé que je recevrai ma chance tôt ou tard. C'est mon métier et je l'accepte. Chez moi, le professionnalisme a pris la place de la passion sinon cela ferait longtemps que je n'aurais plus de moral. Ce n'est pas pour autant que je n'ai pas envie de jouer mais j'accepte plus facilement qu'un autre joueur de ne pas être titulaire. Je fais mon boulot, je me donne à 100 % aux entraînements et puis, c'est l'entraîneur qui avise. Evidemment, j'espère au fond de moi jouer toutes les rencontres Evidemment, ça ne dépend pas seulement de moi. Il y a d'innombrables paramètres qui entrent en jeu. Dirk Van Oekelen : J'ai été pour la première fois vraiment frappé par la malchance. J'ai contracté une blessure au tendon d'Achille qui m'a handicapé pour une bonne partie de la saison. Aucun de mes objectifs n'a malheureusement été atteint. Par la suite, j'ai cassé le contrat qui me liait à Beveren car je voulais resigner pour plus de deux ans mais le club ne me l'a pas permis car la direction souhaitait que je m'occupe du management du club à partir de 2005... Comme je suis très ambitieux, j'espère jouer au football le plus longtemps possible. Il était donc inconcevable dans mon esprit de déjà fixer le terme extinctif de ma carrière. De plus, j'ai eu des problèmes relationnels avec l'entraîneur Herman Helleputte. Ce dernier n'a vraiment pas été honnête envers moi. Avant l'entame d'un match, j'ai vu par hasard la feuille où était inscrite la composition des équipes et je n'étais pas sélectionné. L'entraîneur ne m'avait même pas averti de son choix. J'étais désormais indésirable. J'ai vite compris que l'entraîneur ne me faisait plus confiance et il ne m'a jamais rien expliqué. Je suis désormais à la recherche d'un club et je préfère évidemment évoluer en D1. J'ai eu de nombreux contacts mais n'ai pu effectué les tests à cause d'une petite opération du genou. Je suis maintenant à la fin de la rééducation et j'attends avec impatience qu'un club montre le bout de son nez. Peut-être que l'une ou l'autre équipe va se rendre compte qu'un back gauche ou un défenseur central fait défaut dans le noyau. Si je ne trouve pas de nouvel employeur, je pourrai me rabattre sur mes deux diplômes. En effet, je suis bio ingénieur et docteur en sciences. Une grosse société est déjà intéressée par mon profil et j'ai eu d'autres propositions dans une industrie. Au RWDM, j'avais presque joué tous les matches et la saison dernière, presque aucun. Je suis véritablement la preuve que le foot n'est pas une science. Tim Baete