Pour Régis Genaux, le Standard fait la chasse aux personnalités.

" Ces déclarations visaient surtout Michel Preud'homme qui, j'estime, n'a pas été honnête avec moi concernant le respect de certains accords. Je ne l'ai plus revu depuis et, à mon avis, c'est mieux ainsi. Je n'ai de toute façon plus rien à lui dire et l'inverse est sans doute vrai également. J'admets y être allé un peu fort et les gens ont sans doute dû se demander pour qui je me prenais. Ce que j'ai dit était fondé, je ne regrette absolument rien, si ce n'est que j'aurais pu tourner cela autrement. Moi aussi, je respectais beaucoup Preud'homme pour ce qu'il était : le meilleur gardien du monde. Mais en six mois, son image à mes yeux est passée du noir au blanc et je ne retournerai plus à Sclessin tant qu'il y sera. J'ai revu Luciano D'Onofrio, nous nous saluons et prenons des nouvelles l'un de l'autre mais avec Preud'homme, c'est différent et je suppose que je ne suis plus le bienvenu. De toute façon, pour le moment, même le fait de passer devant le stade ne me fait plus rien : ce n'est plus le Standard que j'ai connu, cinq mois passés là-bas ont fait s'estomper mes plus beaux souvenirs. Il n'y a plus d'ambiance. Je parle presque tous les jours au téléphone avec Michaël Goossens : il se doutait depuis longtemps du sort qui lui était réservé. J'estime quand même que, malgré sa situation, il a fait ses matches à chaque fois qu'on lui en a donné l'occasion. Johan Walem est sur la sellette aussi....

" Ces déclarations visaient surtout Michel Preud'homme qui, j'estime, n'a pas été honnête avec moi concernant le respect de certains accords. Je ne l'ai plus revu depuis et, à mon avis, c'est mieux ainsi. Je n'ai de toute façon plus rien à lui dire et l'inverse est sans doute vrai également. J'admets y être allé un peu fort et les gens ont sans doute dû se demander pour qui je me prenais. Ce que j'ai dit était fondé, je ne regrette absolument rien, si ce n'est que j'aurais pu tourner cela autrement. Moi aussi, je respectais beaucoup Preud'homme pour ce qu'il était : le meilleur gardien du monde. Mais en six mois, son image à mes yeux est passée du noir au blanc et je ne retournerai plus à Sclessin tant qu'il y sera. J'ai revu Luciano D'Onofrio, nous nous saluons et prenons des nouvelles l'un de l'autre mais avec Preud'homme, c'est différent et je suppose que je ne suis plus le bienvenu. De toute façon, pour le moment, même le fait de passer devant le stade ne me fait plus rien : ce n'est plus le Standard que j'ai connu, cinq mois passés là-bas ont fait s'estomper mes plus beaux souvenirs. Il n'y a plus d'ambiance. Je parle presque tous les jours au téléphone avec Michaël Goossens : il se doutait depuis longtemps du sort qui lui était réservé. J'estime quand même que, malgré sa situation, il a fait ses matches à chaque fois qu'on lui en a donné l'occasion. Johan Walem est sur la sellette aussi. On verra s'ils diront la vérité quand ils partiront mais il est dommage de se priver de joueurs pareils. Le Standard fait la chasse aux personnalités : on veut un noyau tranquille, avec des petits soldats qui la ferment et un capitaine au milieu. Bien sûr, Preud'homme pourra toujours dire qu'il avait raison de prétendre que je n'étais pas prêt puisque je me suis reblessé par la suite et j'ai encore été opéré en juillet. Mais je passais des tests chez le Docteur Martens et celui-ci me disait que je pouvais rejouer : pour moi, dès lors, il n'y avait pas de problème. D'autant qu'avant de me blesser au ménisque lors du match à Anderlecht, j'avais raté très peu d'entraînements avec le Standard. Je n'étais pas à 100 % mais il fallait me laisser le temps de revenir dans le parcours et c'était une des raisons pour lesquelles j'étais rentré à Sclessin. Mais si je ne pouvais pas jouer, pourquoi m'a-t-on pris à sept ou huit reprises sur le banc ? J'espère que toute cette histoire n'a pas écorné mon image en Belgique. Je comprendrais que les gens doutent et ne veulent pas s'engager dans une aventure avec moi sans se blinder, mais je suis prêt à accepter des clauses car je ne suis pas un mercenaire. On pourrait par exemple signer un contrat valable pendant la période de préparation avec une option de prolongation ou quelque chose comme ça. Mon contrat, c'est vraiment la dernière chose qui me tracasse jusqu'ici. J'ai trouvé un accord avec Udine, qui me versera une indemnité de rupture. La semaine prochaine, je quitterai définitivement l'Italie. Tout ce que je veux à présent, c'est me prouver que je peux encore jouer. Je m'entraîne chez Lieven Maesschalk, avec l'équipe de Marc Wuyts, je vais courir au Sart-Tilman. Ce sera ma dernière tentative après deux ans et demi de galère. Si ça ne marche pas cette fois, j'arrête. En juillet, ma femme donnera naissance à notre deuxième enfant, un garçon. Je devrai alors songer à ma reconversion. Je pourrais travailler avec mon manager, ouvrir un magasin ou un bar-discothèque, on verra. Mais j'espère encore avoir ma chance d'ici là. J'ai quelques contacts en D1 française, rien de concret mais je veux relever le défi ". " Rien n'a fondamentalement changé, même s'il s'est passé beaucoup de choses depuis cette interview. Le plus grand changement a évidemment trait au départ de Broos, qui était notre grand patron. On m'a dit que j'étais fou de prendre Staelens, qui n'avait aucune expérience mais nous avons tout de même livré un bon début de championnat. Notre deuxième tour est sans doute le plus mauvais de toute l'histoire du football belge, notamment à cause des blessures, malgré tout il y a du positif : nous avons lancé des jeunes, ce qui est utile et enrichissant pour l'avenir. Disons que c'était une année sabbatique dans le sens où on en l'entendait à l'époque de Moïse : on laissait les terres en jachère. Mais il faut se remettre à cultiver car nous ne pouvons pas nous permettre deux saisons comme celle-là coup sur coup. Les supporters sont déçus, c'est évident, mais nous prenons la peine de leur expliquer ce qui se passe et ils se consolent en se rappelant les bons moments. J'ai dit aux joueurs que Staelens serait encore avec nous la saison prochaine. Il n'est cependant pas impossible que nous engagions un directeur sportif expérimenté car Staelens en est à ses débuts, on ne peut pas le laisser se noyer en commençant la saison par un zéro sur trente et devoir prendre des mesures. Mais il a prouvé au premier tour qu'il avait des qualités. Les deux prochaines années seront très importantes car difficiles pour tout le monde sur les plans sportif et financier. Je prévois que quatre équipes connaîtront les mêmes problèmes que Lommel et Malines la saison prochaine. Si nous passons ce cap, nous profiterons de l'assainissement de tout le football belge. C'est une des raisons pour lesquelles je ne veux pas me retirer maintenant. J'ai une année sabbatique avec un long préavis au point de vue parlementaire et je pourrai me consacrer davantage au club, à ma famille et à la prière. Je ne m'accroche pas mais l'Excel n'est pas mûr : si je pars maintenant, il est en danger. Dans deux ans, si tout se passe bien, nous pourrons recommencer à gravir les échelons. Nous ne voulons pas aller aussi vite que Genk car nous n'avons pas le même profil. Nous sommes aussi différents de clubs comme Lokeren, La Louvière ou St-Trond. Nous avons un projet de formation et d'avenir. Nous sommes partis sur des bases saines entre le secteur public et le secteur privé pour en arriver tout doucement à une privatisation totale. Nous misons sur plusieurs sections qu'il n'est pas toujours facile d'accorder : l'Union Belge, l'élite, le sport pour tous, un centre d'éducation européen et, peut-être bientôt, les footballeurs chômeurs. Notre programme est à la fois éducatif, social et sportif ". " Je n'avais pas dit cela par hasard. J'avais connu cette situation au Lierse. En Ligue des Champions, pendant deux ou trois jours, les journalistes discutent en toute amitié avec les dirigeants mais ceux-ci doivent continuer à faire attention à ce qu'ils disent, ils ne doivent pas trop laisser parler leur c£ur. Les journalistes font leur boulot mais cela peut faire mal au staff qui doit alors gaspiller de l'énergie où ce n'est pas nécessaire. Après Lisbonne, le président du Lierse m'avait dit que trois joueurs n'avaient pas leur place dans l'équipe. Mais deux jours plus tard, j'avais besoin d'eux dans un match très important contre Mouscron. J'avais donc dû passer des heures à convaincre le président de leur utilité. Ici, Vergoossen est resté très calme car il s'y attendait. Heureusement ".