Teklak n'a pas pris de risque
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Teklak n'a pas pris de risqueAlexandre Teklak: "Ma convalescence s'est déroulée normalement. Je n'étais pas vraiment inquiet. Ma déchirure au mollet gauche est définitivement guérie. Lorenzo Staelens et moi n'avons pas voulu prendre de risque car il restait deux matches de championnat au moment où j'ai contracté ma blessure. On a donc logiquement préféré patienter. C'est clair que c'est embêtant. J'étais déçu mais actuellement, je vais bien et suis très motivé pour le deuxième tour. Et je n'envisage sûrement pas de départ car je me sens bien à Mouscron. Le changement d'entraîneur s'est bien passé. Il faut dire que j'y suis habitué. J'en ai déjà vécu beaucoup dans ma carrière. Le week-end dernier, mes partenaires ont réalisé une bonne rencontre. éa aurait été malheureux de perdre contre Malines qui a joué pour ses supporters. Mais franchement, on n'a pas vraiment été inquiétés".Crasson espère convaincreBertrand Crasson: "Ils vont bien. J'ai des nouvelles de Zetterberg à peu près toutes les semaines. Beaucoup ont envisagé son retour à Anderlecht mais ça va être difficile. C'est quasiment plus qu'improbable qu'il revienne durant le mercato. En tout cas, il pourrait être un bon indic pour nos matches de Coupe d'Europe contre le Panathinaikos. Scifo, je l'ai vu il n'y a pas très longtemps. C'est lamentable la manière dont on le traite. En particulier, Dante Brogno. C'est un manque de respect flagrant vis-à-vis d'un des meilleurs joueurs de tous les temps. Les gens le traînent dans la boue alors qu'il a beaucoup investi de lui-même pour le Sporting de Charleroi. En plus, il a fait tous ces efforts sans vraiment être concerné par ce club. Il n'avait rien à voir avec celui-ci et il a tout fait pour améliorer la situation. Enzo a sûrement fait des erreurs. Mais qui n'en a jamais fait? Ce n'est pas de sa faute tout ce qui se passe actuellement. Pourtant, beaucoup ne se gênent pas pour l'accuser. Son moral va bien mais il a des fourmis dans les jambes car il a réellement envie de réentraîner. Je pense qu'il trouvera un club assez facilement. Ce n'est pas l'offre qui manque. Pour ce qui est d'Anderlecht, le résultat de samedi est un peu trompeur. On est satisfait évidemment mais la victoire 7-1 ne reflète pas concrètement la santé de l'équipe. Les deux derniers matches, face à Beveren et Turnhout, étaient difficiles. L'équipe est vraiment fatiguée. On était au bout du rouleau pour ces deux rencontres. La trêve tombe bien. On va tous pouvoir se ressourcer pour briller au second tour. On y est d'ailleurs contraint si on veut rester en course pour le titre. C'est vrai qu'11 points de retard sur Bruges, c'est un écart assez conséquent. Mais il y a encore 17 matches à jouer, c'est-à-dire 51 points à prendre. Et en plus, les Brugeois doivent encore se déplacer chez nous. Pour moi, tout est encore possible. Il ne faut pas qu'on se décourager. L'équipe doit se donner au maximum.Personnellement, je suis content de rejouer. C'était important car ça commençait à sentir le roussi pour moi à Anderlecht. éa ne me tracasse pas de ne pas savoir de quoi sera fait mon avenir. Je vais peut-être partir ou rester, mais dans les deux cas, je ne serai pas malheureux. J'ai évolué pendant 12 ans au Sporting et il serait peut-être temps de tourner la page. Mais par mes prestations, j'espère convaincre les dirigeants de me faire signer à nouveau". Thans aurait souhaité continuerBenoît Thans: "Je n'ai malheureusement pas pu décider. Sinon, je jouerais encore. J'ai dû arrêter à cause d'une rupture du tendon d'achille. Je suis d'ailleurs encore handicapé à l'heure actuelle et j'en ai encore pour deux mois. Pour le moment, je suis toujours consultant à la RTBF et j'ai également d'autres projets d'avenir. J'espère me retrouver dans un club où il faut créer des infrastructures au niveau des jeunes et même de l'équipe Première. Je veux tirer les personnes vers le haut et mettre des gens du métier dans le projet. J'ai également toujours envie d'entraîner en D1. Un club comme Westerlo, par exemple. Je considère que le football a beaucoup changé en peu de temps. On ne s'identifie plus assez à un club mais bien à l'argent. C'est triste. Heureusement, on retrouve plus l'esprit de club chez les jeunes. Mouscron, Genk et St-Trond sont d'excellents exemples. Pour ce qui est de La Louvière, Ariel Jacobs effectue du bon travail et est très consciencieux dans son métier. Par contre, il a sa vision à lui. Il base le jeu de son équipe sur l'organisation et sur la solidité défensives. C'est d'abord la couverture, les déplacements et les blocs. Mais cela fonctionne bien. A La Louvière, il y a encore beaucoup à faire au niveau de la structure interne. Si tout était fait, le club pourrait vraiment être bon. Actuellement, l'épisode de Malines me fait mal. Je ne peux pas comprendre comment un tel club puisse disparaître et comment on a pu lui accorder la licence. Ce genre de situations tue le football. Je suis étonné qu'Alex Czerniatynski parvienne à rassembler autant de personnes. Il est vraiment positif. Il s'identifie à son club. C'est un homme de foot. Je ne suis pas sûr que quelqu'un d'autre serait capable de le faire. Pour l'instant, ce qui m'impressionne, c'est Bruges. La tranquillité y règne. Les joueurs sont payés au rendement et cela se ressent au niveau des résultats. Il n'y a pas non plus de concurrence malsaine au sein du noyau. Au Standard, ça va un peu mieux. Mais il n'y a toujours pas de stabilité. Là-bas, quand ça va mal, on change tout... et quand ça va mieux, également".Tim Baete