Pour Jan Peeters, les Belges aiment trop le pouvoir
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Pour Jan Peeters, les Belges aiment trop le pouvoirJan Peeters: Je me souviens avoir dit que la Belgique se devait de participer à au moins une grande compétition sur deux, sans quoi je craignais que des sponsors nous quittent. Cette fois, nous n'en avons pas eu de nouveaux mais tous sont restés, ce qui est déjà un succès. Pour ce qui est de l'ONSS, il ne faut pas oublier que, par rapport aux autres professions, celle de footballeur est déjà avantagée puisque les payements sont plafonnés. On peut donc dire que l'état a déjà fait un grand effort pour nous être utile et je pense qu'il sera difficile de faire mieux. Je crains même que ce plafond ne finisse par augmenter. Enfin, au niveau du règlement, une commission de travail de 25 personnes s'est penchée sur une simplification mais, pour y arriver, il nous faudrait une majorité qualifiée et je crains que nos efforts à ce niveau ne s'avèrent vains. Pour cela, il faudrait enlever certains pouvoirs à certains groupements. Je ne vois par exemple pas pourquoi les autres clubs doivent voter pour des matières qui concernent uniquement la Ligue professionnelle. Mais manifestement, en Belgique, peu de gens aiment céder une partie de leurs pouvoirs. Actuellement, je travaille cependant avec Germain Landsheere à une restructuration de la fédération. Patrick Thairet est certain qu'il aurait aussi sauvé le RWDMPatrick Thairet: J'ai finalement été limogé le 5 octobre - soit 10 jours après la parution de l'article. Je me rendais bien compte que le groupe n'était pas suffisamment fort pour répondre à l'attente. Pourtant, je ne me sentais pas responsable: nous avions un point sur 12 mais nous avions toujours été battus par un but d'écart. Il y avait des lacunes et la direction le savait très bien. Elle m'a encore offert un joueur mais il n'a disputé que le dernier match, contre Westerlo, sans même s'être entraîné pendant toute une semaine. Par la suite, le RWDM a rencontré les trois derniers du classement et les a battus. J'étais frustré car je savais que ces équipes étaient à prendre. Je ne dis pas que j'aurais fait aussi bien qu'Emilio Ferrera par la suite parce que c'est un entraîneur dont je ne songe pas à critiquer la valeur, mais je suis persuadé qu'avec moi, le RWDM se serait sauvé aussi. N'oublions pas qu'il a encore hérité de trois joueurs et que des garçons comme Allou ou Temmerman, qui avaient repris très tard, n'étaient pas encore en forme en début de championnat. Mais le RWDM a décidé de se séparer de moi. En début de saison, le président avait pourtant dit qu'il voulait recréer un club sur base de son identité. Mais ces déclarations ont vite été balayées. D'ailleurs, on sait aujourd'hui ce que vaut sa parole. D'un côté, je me dis donc que ce limogeage m'a permis d'ouvrir les yeux vers d'autres horizons. Si je m'étais accroché à ma place, comme Marc Wuyts, je me retrouverais peut-être sur le carreau. Là, dès le mois de janvier, je me suis remis à chercher et j'ai trouvé à l'Olympic. Bien sûr, ce qui est arrivé au RWDM est terrible et je n'oublie pas les 30 ans que j'y ai passés, mais la direction l'a bien cherché. Quant à Jean-Marie Pfaff, qui a passé son temps à aiguiller la presse flamande contre moi et à déclarer à votre magazine que je ferais mieux de retourner à la commune, qu'a-t-il apporté au RWDM? Franchement, je n'allais pas mâcher mes mots à l'égard de ce triste personnage. Harold Meyssen déplore le départ de Didier ErnstHarold Meyssen: Au début de cette saison, Didier Ernst nous a beaucoup manqué. Il a fait le choix de partir et c'est dommage pour lui qu'il n'ait pas trouvé un club à l'étranger. Je ne peux pas dire s'il a commis une erreur en signant à La Louvière mais, ce que je sais avec certitude, c'est que le Standard a perdu un bon joueur. Maintenant, le club a acheté Söderström: ce n'est pas exactement le même genre de joueur que Didier, il est moins explosif sur les premiers mètres mais il est expérimenté et rétablit un certain équilibre. Quand on joue avec un seul médian défensif, il faut des joueurs qui travaillent autour. Pendant les matches amicaux, nous n'avons pas eu trop de problèmes parce que nous n'avons pas affronté d'adversaire très costaud mais, dès le début du championnat, cette lacune a sauté aux yeux. Mais c'était le choix de l'entraîneur. Maintenant, l'équipe manque totalement de confiance et cela se voit comme le nez au milieu du visage: nous sommes incapables de réagir au moindre coup sur la tête: un but, une carte rouge... Le plus urgent est donc de retrouver cette assurance qui permet de jouer sans arrière-pensées. Pour cela, il est important de choisir un système et de s'y tenir, de ne pas s'adapter à l'adversaire. Quand nous serons plus sûrs de nous, j'espère que nous ferons enfin circuler le ballon à partir de l'arrière car il est indéniable que les médians du Standard n'ont pas suffisamment d'impact sur le jeu. La saison dernière, comme la précédente, j'ai inscrit trois buts. Je le répète: ce n'est pas assez pour moi. Evidemment, je ne joue plus dans le même rôle qu'avant mais tout de même... Ce qui m'ennuye encore le plus, c'est que j'ai inscrit ces trois buts au cours du premier tour puis... plus rien. Comme l'équipe, j'ai commencé à manquer de régularité. On a incriminé mon entente avec Johan Walem: nous sommes gauchers tous les deux, nous devons chercher le bon système et nous ne l'avons pas encore trouvé. Finalement, nous nous sommes retrouvés tous les deux sur le banc après les arrivées de Söderström et Mutavdzic, encore deux gauchers. On ne peut quand même pas en aligner quatre à la fois.Marcin Zewlakow est heureux à MouscronMarcin Zewlakow: Nous étions la première équipe européenne qualifiée pour la phase finale. Malheureusement, ces 16 ans d'absence au plus haut niveau nous ont coûté cher. Nous avons clairement manqué d'expérience dans le premier match et nous avons enchaîné face au Portugal qui était au pied du mur. Après deux matches, notre tournoi était terminé.Pour ce qui est de Mouscron, je ne regrette toujours pas de m'être engagé pour une aussi longue période, même si le club a fait revenir Mbo Mpenza et que Claude Bakadal éclate à présent lui aussi. C'est cette concurrence qui a rendu l'équipe plus forte, qui nous a obligés à travailler, à nous remettre en question. Patrice Sintzen