Buelinckx fait confiance aux Loups
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Buelinckx fait confiance aux LoupsYves Buelinckx: C'est vrai. On peut dire que La Louvière a changé son fusil d'épaule. Mais c'était un passage obligé pour l'obtention de la licence et parce que le salaire des jeunes est évidemment moins élevé. A l'entraînement, je ne vois aucune différence de professionnalisme. Les jeunes sont doués et acceptent les remarques. Ils m'impressionnent beaucoup, surtout Vervalle et Klukowski. Je sens qu'ils apporteront beaucoup de fraîcheur à l'équipe. En plus, la préparation d'avant saison, orchestrée par Ariel Jacobs, est de loin la meilleure de ma carrière. C'est l'entraîneur le plus professionnel que j'ai connu. Je trouve qu'il faut regarder devant soi. On peut tirer des leçons du passé mais il ne faut pas vivre dedans. Pour moi, La Louvière compte tous les atouts nécessaires pour se faire une place définitive en D1, un peu comme St-Trond il y a quelques saisons. Beaucoup vont sûrement encore douter de nos qualités. J'espère donc que vous me rappellerez dans un an pour confirmer mon pronostic. Je crois que le plus important en ce début de saison, est que l'on prenne un bon départ, comme Alost la saison dernière. Ce que nous n'avons jamais réalisé en deux ans. On va devoir s'accrocher car la première journée, on affronte Bruges.L'année passée, je vous avais dit que je ne me considérais pas comme un joueur de D1 mais cela a changé. Je n'avais pas confiance en mes qualités et les critiques que Marc Grosjean avait portées à mon égard n'arrangeaient rien. Récemment, j'ai suivi Mons et je me suis un peu expliqué, amicalement, avec lui. Il s'est montré compréhensif et il regrette ce qu'il a dit. En tout cas, je lui souhaite bonne chance. Son équipe a acheté des noms et est capable de réaliser quelque chose. Pour revenir à moi, je me rends compte que j'ai progressé. Je me suis mieux adapté à la D1. Mon expérience a augmenté et cela joue beaucoup.Pour l'instant, je me sens bien à La Louvière. Il me reste un an de contrat et je n'imagine vraiment pas quitter le club. Si celui-ci me propose de rester au terme de cette saison avec des conditions financières acceptables, je signe directement".Herreman est déçu pour ScifoTony Herreman: Oui. Elle n'a pas eu lieu. Enzo Scifo est entré dans le métier d'entraîneur très vite. Il a été directement confronté à d'immenses responsabilités. Gérer un groupe constitue une tâche très difficile et peu évidente sans expérience. Scifo voulait instaurer une bonne ambiance mais malgré lui, il n'a pas réussi. Plusieurs joueurs n'obéissaient pas et n'écoutaient pas, par exemple lorsque Enzo donnait un cours de tactique. J'ai beaucoup d'estime pour cette personne et je suis persuadé qu'il est capable de percer dans le métier. Il a été un meneur d'hommes sur le terrain, alors pourquoi pas sur le banc? Comme Franky Van der Elst au GBA, avec Willy Wellens, Scifo aurait dû être assisté par un homme d'expérience, un adjoint qui puisse lui amener du calme et de la sérénité. Je ne veux pas critiquer Dante Brogno mais je considère simplement qu'il n'était pas l'homme de la situation. Comme je l'ai dit, je voulais bien apporter mon expérience mais ça n'aurait pas suffi. Mais quand je vois la dimension que Van der Elst a prise en l'espace de quelques saisons, je me demande pourquoi Scifo ne réussirait pas à en faire autant. éa doit être difficile pour lui en ce moment mais j'espère qu'il pourra rebondir. C'est un passionné.Pour l'instant, à Charleroi, tout se passe bien avec le nouvel entraîneur, Etienne Delangre. Mais bon, c'est toujours comme ça en début de championnat. Je ne veux pas dire par là que l'ambiance va se dégrader. Généralement, les conflits n'apparaissent pas à ce moment de la saison, étant donné que le championnat n'a pas débuté et que l'entraîneur n'a pas encore choisi ses titulaires potentiels. Ce que je trouve intelligent, c'est que Delangre met à contribution l'expérience des aînés pour encadrer les jeunes et les aider à progresser. En tout cas, cette année, on a de nouveau toutes les cartes en mains pour réussir. Il serait temps que Charleroi fasse une bonne saison".Van Oekelen à 100% pour BeverenDirk Van Oekelen: Ce fut une situation très difficile à vivre mais les problèmes devaient arriver. Le club ne payait pas ses dettes. Mais ce sont les exigences du foot actuel. Les sécurités financière et sportive sont complémentaires. Ce que nous avons réalisé est exceptionnel. Jouer sans être payé est loin d'être agréable. Nous avons tout fait pour le club. Une onzième place était bien plus qu'honorable. Et finalement, la déception est gigantesque. On a tous été stoppés dans notre progression. La situation nous paraissait réellement injuste. Nous avions une bonne équipe et un bon entraîneur. La motivation ne manquait évidemment pas à l'appel. Mais, je le répète, c'est le football actuel qui veut cela. Par rapport à certains joueurs, je considère avoir beaucoup de chance d'avoir trouver un nouveau club. Quand je pense que certains éléments du noyau de l'année passée sont au chômage, cela me fait beaucoup de peine. Beveren est aussi un club très ambitieux mais au contraire de Molenbeek, la structure financière me paraît très solide. Les dirigeants contrôlent leur budget et pensent au futur. Ils n'ont certainement pas de dette exorbitante. Et le défi sportif est très intéressant. Beveren ne peut que progresser et moi de même. J'ai de nouveau eu des contacts avec plusieurs clubs mais c'est Beveren qui m'a laissé la meilleure impression. Cette équipe possède d'excellents joueurs et peut pratiquer un bon football. J'espère que le club va vraiment m'aider à augmenter mon niveau footballistique. Je le dis souvent, je suis très ambitieux dans tout ce que j'entreprends. Je souhaite également que Beveren constituera un tremplin pour ma carrière et que j'atterrirais un jour dans un grand club. Le 28 juin dernier, j'ai terminé et obtenu mon deuxième doctorat en biologie à la VUB. J'ai toujours combiner le football et mes études. Par moment, ce fut extrêmement difficile mais sans me vanter, j'ai été très courageux. C'était mon choix. Je suis très heureux et fier de ce que j'ai réalisé. Maintenant, je vais me consacrer entièrement au football et à mon club. Je suis persuadé que Beveren est capable de faire un aussi bon championnat que le RWDM, la saison passée. Lorsque j'aurai 35-36 ans et que le moment sera venu pour moi d'arrêter le football, je commencerai une carrière scientifique grâce à mes deux diplômes. Mon futur est planifié et j'ai vraiment un sentiment de sécurité. Si je devais refaire ma vie, je ne changerai absolument rien.Tim Baete,