Filip De Wilde devient le relais entre les joueurs et la direction de Lokeren

Filip De Wilde : Non, pas vraiment. Je reste joueur. Je continue à m'entraîner avec le groupe. La direction m'a proposé une fonction administrative que je commencerai à exercer début janvier. Je serai en fait le relais entre les joueurs et la direction. J'interviendrai s'il y a des problèmes pour loger certains joueurs ou encore pour organiser les déplacements. Bref, les contours de cet emploi ne sont pas exactement définis. Mais attention, je reste disponible en tant que gardien. S'il faut faire un dépannage, je suis là. C'était d'ailleurs le cas le week-end passé. J'étais sur le banc car deux de nos gardiens s'étaient blessés. Le club m'a fait comprendre qu'il y avait déjà trois bons portiers à Lokeren et qu'il n'était pas vraiment logique de continuer à faire jouer un homme de 40 ans. J'ai immédiatement accepté la proposition car elle m'offrait la possibilité de dessiner mon avenir et de déterminer exactement ce par quoi je suis tenté. C'est vrai que c'est comme une fin de carrière... Mais elle n'est pas aussi brutale que pour la plupart des autres joueurs. Je suis heureux qu'un club si proche de mon domicile me permette de réaliser cela. C'est l'idéal. De plus, je n'ai aucun regret. Pour l'instant, il ne m'est pas encore venu...

Filip De Wilde : Non, pas vraiment. Je reste joueur. Je continue à m'entraîner avec le groupe. La direction m'a proposé une fonction administrative que je commencerai à exercer début janvier. Je serai en fait le relais entre les joueurs et la direction. J'interviendrai s'il y a des problèmes pour loger certains joueurs ou encore pour organiser les déplacements. Bref, les contours de cet emploi ne sont pas exactement définis. Mais attention, je reste disponible en tant que gardien. S'il faut faire un dépannage, je suis là. C'était d'ailleurs le cas le week-end passé. J'étais sur le banc car deux de nos gardiens s'étaient blessés. Le club m'a fait comprendre qu'il y avait déjà trois bons portiers à Lokeren et qu'il n'était pas vraiment logique de continuer à faire jouer un homme de 40 ans. J'ai immédiatement accepté la proposition car elle m'offrait la possibilité de dessiner mon avenir et de déterminer exactement ce par quoi je suis tenté. C'est vrai que c'est comme une fin de carrière... Mais elle n'est pas aussi brutale que pour la plupart des autres joueurs. Je suis heureux qu'un club si proche de mon domicile me permette de réaliser cela. C'est l'idéal. De plus, je n'ai aucun regret. Pour l'instant, il ne m'est pas encore venu à l'esprit que j'avais arrêté trop tôt. J'ai fait des études de comptabilité pour avoir une sécurité à côté du foot. Mais je ne me suis jamais servi de ce diplôme. Peut-être qu'il va m'aider à l'avenir. Mon souhait le plus cher est de rester dans le monde du foot le plus longtemps possible. Maintenant, j'ai six mois pour m'intégrer dans le club. Après cela, on jugera mon travail. J'espère vraiment rester sur le terrain ou juste à côté. Je pourrais par exemple m'occuper de la formation des jeunes gardiens. Que ce soit à Lokeren ou que je monte un projet personnel. Je pourrais le combiner avec ma nouvelle fonction ". Nordin Jbari : C'est toujours un challenge de revenir en forme, d'essayer de réitérer ce que tu réalisais avant. Ça enrichit l'ego quand on y parvient. Je savais évidemment que je n'avais pas tout perdu quand je suis revenu en Belgique. J'évoluais dans un club, Troyes, qui n'était pas trop médiatisé. Alors, pour la presse, tu n'existes plus. Et quand on ne joue pas, c'est pire. On se fait descendre ! Ce n'est pas parce que tu ne joues pas à l'étranger que tu deviens mauvais du jour au lendemain. Tu peux rester compétitif et performant. Je suis revenu en Belgique sans esprit vindicatif. Je ne suis pas rancunier. J'ai subi des moments difficiles mais maintenant, c'est oublié. C'est le monde du foot. Un jour, on t'aime, et le lendemain, on te crache dessus. Aimer est en plus un grand mot ! Mais j'ai toujours eu confiance en mes qualités. Je n'ai jamais pensé que je devais vite réussir en revenant. On fonce simplement et on regarde derrière soi par la suite. Les gens ne se rendent pas compte combien il est difficile de réussir à l'étranger. De plus, beaucoup sont jaloux. Ne pas jouer à l'étranger équivaut pour certains à un échec. Wesley Sonck joue en équipe nationale alors qu'il est loin d'être titulaire à l'Ajax. Ça constitue une véritable preuve contraire. Le travail permet de s'imposer dans un autre championnat. Il faut aussi beaucoup de chance et que l'entraîneur t'apprécie. L'environnement est capital. Il faut aussi une immense force de caractère. Quand on est barré, on est barré. Et on ne peut généralement rien faire pour corriger cette situation. Nos prestations actuelles sont bonnes, c'est vrai. Mais rien ne laissait présager de telles performances. Nous n'avions pas cela comme objectif. Sur papier, notre équipe était bonne mais il y a eu l'affaire Lukunku, celle de Cherrad et Oussalah, et des blessures. Le groupe a réussi à faire primer le collectif. Et tous ces petits problèmes nous ont, en quelque sorte, motivés. L'entraîneur va transférer deux ou trois renforts pour équilibrer son noyau. Davy De Beule a déjà signé. Moi, je me suis engagé pour deux saisons. Mon premier tour n'a pas été très bon et je me concentre sur le second. Je ne suis jamais resté très longtemps dans mes clubs. Pourquoi pas déroger à la règle en prolongeant à Gand ?" Daniel Camus : J'étais légitimement déçu. On essaie alors de savoir pourquoi. L'entraîneur vous fait part de ses arguments. On peut ne pas les accepter. Mais je respecte toujours sa décision. Il faut continuer à travailler pour lui prouver qu'il a eu tort. Cette saison, on a un groupe très soudé. La preuve : nos résultats. Tous les joueurs étaient avides de revanche, soit à cause de blessures, soit parce qu'ils n'avaient pas joué chez leur précédent employeur. Tout le groupe avait faim et envie de se montrer. De plus, on est parvenus à rester sérieux. Albert Cartier y est évidemment pour quelque chose. Il discute énormément. Il y avait beaucoup de nouveaux joueurs mais le fait qu'il connaissait les Français a facilité son intégration. Beaucoup s'accordent à dire que les futurs et éventuels départs seront négatifs pour le club. Je ne suis pas d'accord. Si La Louvière a l'opportunité de réaliser une plus-value sur ces éléments, ce n'est que positif. Les départs lors du mercato ne m'ont jamais perturbé. Le collectif est le plus important. L'individu doit se fondre dans la masse en foot. Dès lors, un transfert ne doit pas porter à conséquence. De plus, les joueurs qui sont actuellement sur le banc sont très doués et aptes à remplacer ceux qui partiraient. Le groupe recèle des qualités. Cela peut rendre la vie plus facile au club au niveau financier. La saison dernière avait été excellente. Tant au plan personnel que collectif. Terminer dans la première moitié du classement est un très bon résultat. Cette année, c'est un peu moins gai pour ma part. J'ai été blessé et malade. J'ai recouvré mon meilleur niveau depuis trois ou quatre semaines. J'ai vraiment à c£ur de réussir mon second tour. Je suis confiant. Comme tout le groupe d'ailleurs. Logique au vu des résultats ! L'ambiance est excellente. Il faut aussi mettre les points sur les i. On ne vise pas l'Europe. On a le plus petit budget. Ce serait absurde ! Si on accroche le bon wagon, on peut continuer à engranger des points. Mais de toute manière, il ne faut pas tirer de plans sur la comète ! Tim Baete