Dominique D'Onofrio est sensible aux bassesses médiatiques

Dominique D'onofrio : Il est toujours très difficile de parler de soi. J'accepte la critique quand elle est fondée. Les journalistes font alors bien leur boulot. Mais à certains moments, j'ai été descendu à tort. Et je ne peux l'accepter. J'ai vraiment été victime de certaines ignominies. Ces dernières visent clairement l'homme et non son travail. Ce n'est pas nouveau mais ces critiques abjectes se font de plus en plus rares. Heureusement, car elles me blessent à chaque fois. Mais je m'appelle D'Onofrio et le monde du foot est fait de jaloux et d'envieux. J'essaye de réaliser mon job le mieux possible et au Standard, on est souvent exposé à des circonstances exceptionnelles. Par rapport à d'autres coaches de l'élite, je fais souvent l'objet de beaucoup de critiques, positives ou négatives. J'avais conscience de cette réalité avant d'accepter le poste d'entraîneur principal. Je suis en première ligne ! En général, mes relations avec les médias sont bonnes. Certains n'aiment pas ma façon d'entraîner mais c'est normal. On ne peut pas faire que des heureux. J'essaye tout d'abord de communiquer mon enthousiasme. Je suis un véritable passionné. Et la direction m'aide à garder cette ligne de conduite. Le travail de Michel...

Dominique D'onofrio : Il est toujours très difficile de parler de soi. J'accepte la critique quand elle est fondée. Les journalistes font alors bien leur boulot. Mais à certains moments, j'ai été descendu à tort. Et je ne peux l'accepter. J'ai vraiment été victime de certaines ignominies. Ces dernières visent clairement l'homme et non son travail. Ce n'est pas nouveau mais ces critiques abjectes se font de plus en plus rares. Heureusement, car elles me blessent à chaque fois. Mais je m'appelle D'Onofrio et le monde du foot est fait de jaloux et d'envieux. J'essaye de réaliser mon job le mieux possible et au Standard, on est souvent exposé à des circonstances exceptionnelles. Par rapport à d'autres coaches de l'élite, je fais souvent l'objet de beaucoup de critiques, positives ou négatives. J'avais conscience de cette réalité avant d'accepter le poste d'entraîneur principal. Je suis en première ligne ! En général, mes relations avec les médias sont bonnes. Certains n'aiment pas ma façon d'entraîner mais c'est normal. On ne peut pas faire que des heureux. J'essaye tout d'abord de communiquer mon enthousiasme. Je suis un véritable passionné. Et la direction m'aide à garder cette ligne de conduite. Le travail de Michel Preud'homme me permet réellement de travailler en toute sérénité. Parfois, on est récompensé avec des victoires face à Anderlecht ou Parme. On est vraiment parvenus à se sublimer. Mais attention, ces rencontres ne constituent en rien un aboutissement. Elles démontrent principalement que le Standard a grandi ! On est en train de vivre un mois infernal, c'est une expérience de tous les instants. Notre match à Istanbul va s'avérer capital. De plus, nous pouvons toujours compter sur le formidable engouement de notre public. Ça fait vraiment plaisir... Il ne faut pas s'emballer. Mais quelque chose a changé ! Ivan Willockx : D'abord, on a un entraînement en moins... Daerden dispense des entraînements moins longs mais plus intensifs. Il vaut mieux travailler une heure et demie à fond que deux heures à faible intensité. Il y a clairement une amélioration par rapport à Brio. On évolue toujours avec le ballon. L'entraîneur des gardiens, Michel Iannacone, nous fait faire des petits matches et des séances de tirs au but. Avec Brio, on ne bougeait pas beaucoup et on ne travaillait pas le plongeon. Il a un grand passé de joueur, mais en tant qu'entraîneur, il n'est pas arrivé à s'adapter à la culture footballistique belge. C'est quelqu'un qui présente bien et on lui a fait confiance sans se poser des questions de fond. Le système italien ne peut fonctionner à la perfection en Belgique. Il a juste voulu imposer sa vision du jeu sans réaliser les indispensables ajustements. Au début, je me suis très bien entendu avec Brio. Il était content de Kris Van De Putte et moi. A un moment, j'ai eu l'opportunité de partir. Un club, que je ne citerai pas, était réellement intéressé et je voulais quitter Mons. Mais il m'a dit que je devais absolument rester car il comptait sur moi. Il a ensuite transféré l'Uruguayen Jimmy Schmidt, peut-être pour l'argent du transfert. De ce fait, je suis devenu quatrième gardien. Brio est quelqu'un de très versatile. Il change d'avis comme de chemises. Giocondo Martorelli y est sûrement pour quelque chose. Cet agent a clairement transféré des joueurs pour être rémunéré. C'est pourquoi tant d'éléments ont été relégués dans le noyau B. L'ambiance en a évidemment pris un coup. Maintenant, il va falloir se battre. Mons va transférer quelques joueurs dont un gardien. Ils seront tous expérimentés et auront déjà tous joué en Belgique. On doit retrouver un véritable style de jeu et un mental de gagnant. Mais on va bientôt recevoir Anderlecht et on doit se déplacer à Bruges. Une chose est sûre : si Daerden avait commencé à entraîner Mons au début de la préparation, on ne serait pas derniers ! Georges Leekens : Je voudrais d'abord insister sur le fait que ce sont les joueurs qui forgent le succès d'un club. Malgré les blessés tels que Sandy Martens, les suspensions et l'affaire Ali Lukunku, ils ont réussi à engranger des résultats. Chaque semaine, on a eu des problèmes et le noyau a perdu de la qualité. Il est vrai qu'en début de saison, il a fallu recréer une ambiance. J'ai donc mis mes joueurs en confiance en leur parlant beaucoup. Tout le monde le sait, je me montre très exigent mais il le faut pour réinstaurer le professionnalisme. On a eu un début un peu difficile mais tout s'est vite stabilisé. Pour être franc, je ne m'attendais pas à de tels résultats. Ce sont des petits miracles. J'ai donc l'impression qu'on demande un peu trop de mon groupe. Ce n'est pas évident de garder un tel niveau. Quand on reconstruit une équipe, on espère au mieux occuper le ventre mou du classement. Et là, Gand se retrouve dans le top 5 et le stade a retrouvé son public... On va pourtant devoir réaliser un très bon mercato pour élever le niveau du noyau. Avec le départ de Cherrad, nous sommes à la recherche d'un avant-centre mais c'est presque mission impossible. Il n'existe pas une multitude de Luigi Pieroni et tous les clubs souhaitent attirer un buteur. Il nous faut aussi un milieu gauche pour remplacer Oussalah et on doit consolider notre axe central. Cette situation est aussi due au fait que la préparation n'a pas été adéquate. D'une part, je suis arrivé tard car je devais me libérer de Mouscron et d'autre part, nous avons joué l'Intertoto. On peut aussi considérer que le licenciement d'Oussalah et de Cherrad n'est pas intelligent vu la situation mais parfois, il faut prendre des décisions difficiles. Je suis sévère. C'est logique ! On ne peut outrepasser les règles. Les deux joueurs sont coupables malgré le fait qu'un des deux joue la victime. On ne peut accepter une chose pareille. Je suis contre toute forme de violence, même verbale. La punition est sévère mais il faut une discipline individuelle et un esprit d'équipe. L'image du club, de la ville et des sponsors a été ternie. Ce n'était pas facile car les deux joueurs étaient des copains. Mais ils ont toutes les cartes en main pour reconstruire leur carrière. Je le leur souhaite de tout c£ur. Ils doivent assumer. Tim Baete