Marc Grosjean trouvait son bilan montois satisfaisant mais pressentait son limogeage

Marc Grosjean : " Nous avions eu un début de calendrier difficile avec Mouscron et Lokeren à domicile ainsi que le GBA, le Standard et Genk en déplacement. Et malgré tout, on avait réalisé 4 matches nuls en 7 rencontres. Je trouvais que le bilan n'était pas négatif du tout. De plus, on devait gérer l'après Roussel, adapter le système et intégrer dans celui-ci de nouveaux joueurs. Il fallait simplement laisser aux renforts le temps d'assimiler leur nouvel environnement et aux anciens le temps d'ajuster leur jeu aux nouveaux. Je suis déçu qu'un club que j'avais fait monter en première division et avec lequel j'avais réalisé une bonne première saison ne me fasse pas confiance plus longtemps. Car on avait un noyau pour vivre une saison sereine. Cependant, je pressentais mon limogeage car l'état d'esprit autour du staff technique et des joueurs était négatif depuis le début de la saison. Je pense que l'on peut mettre cela sur le compte d'une crise d...

Marc Grosjean : " Nous avions eu un début de calendrier difficile avec Mouscron et Lokeren à domicile ainsi que le GBA, le Standard et Genk en déplacement. Et malgré tout, on avait réalisé 4 matches nuls en 7 rencontres. Je trouvais que le bilan n'était pas négatif du tout. De plus, on devait gérer l'après Roussel, adapter le système et intégrer dans celui-ci de nouveaux joueurs. Il fallait simplement laisser aux renforts le temps d'assimiler leur nouvel environnement et aux anciens le temps d'ajuster leur jeu aux nouveaux. Je suis déçu qu'un club que j'avais fait monter en première division et avec lequel j'avais réalisé une bonne première saison ne me fasse pas confiance plus longtemps. Car on avait un noyau pour vivre une saison sereine. Cependant, je pressentais mon limogeage car l'état d'esprit autour du staff technique et des joueurs était négatif depuis le début de la saison. Je pense que l'on peut mettre cela sur le compte d'une crise de croissance. Paradoxalement, le succès a rendu les choses plus compliquées, au lieu de l'inverse. Maintenant, quand j'entends encore ce qui s'est passé la semaine passée, je ne pense pas que le club ait progressé. On peut même parler de régression. Au niveau du jeu, on ne peut pas dire que Mons a évolué non plus. Cela aurait été certainement beaucoup plus bénéfique de laisser les gens en place travailler encore quelques mois avant de prendre une décision ". Koen De Vleeschauwer : " L'année passée, j'ai raté une bonne occasion tant sur le plan sportif que financier. J'ai beaucoup travaillé pour arriver où je suis. Je suis devenu professionnel assez tard, à 23 ans, et puis j'ai gravi les échelons un à un. Cela faisait sept ans que j'évoluais à Mouscron et un transfert à Genk aurait constitué la cerise sur le gâteau. Je n'ai pas compris pourquoi Mouscron voulait absolument me garder d'autant que Genk proposait 250.000 euros pour un défenseur de 32 ans. J'ai appris que le transfert capotait le jour où je partais en stage avec Mouscron. Pendant tout le stage, j'ai pensé à cette affaire. J'ai discuté alors avec le président Detremmerie qui m'a promis une prolongation de contrat avant le Nouvel An. Puis, il m'a demandé d'attendre la fin de la saison en me disant qu'il y aurait des liquidités dans le club avec les départs de Mbo Mpenza et Luigi Pieroni. Mais je n'ai toujours rien vu venir. Je n'ai plus rien demandé car tu as l'impression de supplier. A la fin de la saison, je suis en fin de contrat et je verrai alors ce que me propose la direction. Et si les conditions ne sont pas avantageuses, je réfléchirai à d'autres options. J'ai 32 ans et je dois penser à ma famille. Pourtant, je ne ferme pas les portes avec Mouscron. Je me sens bien dans ce club, je suis bien traité et les supporters m'apprécient. Mais je ne sais pas de quoi sera fait mon avenir alors qu'à Genk, il y a un an, on me proposait un contrat de trois ans. En plus, je n'ai jamais été blessé en sept ans mais j'ai été opéré du ménisque récemment et j'espère qu'on ne va pas profiter de cette excuse pour se débarrasser de moi ". Frédéric Tilmant : " Quand j'ai pris la décision de ne pas aller au Brussels, je croyais que c'était la bonne. Et je le pense toujours. L'offre du Brussels n'était qu'une porte de sortie. J'ai écouté mon c£ur et décidé de rester à La Louvière. J'ai vécu difficilement la période où je n'étais que 3e voire 4e attaquant. Surtout le match de Coupe d'Europe à Charleroi. Il s'agissait d'un aboutissement pour moi. Je m'échauffe 45 minutes pour ne finalement pas monter au jeu. Mais toute cette haine, toute cette hargne, je la montrais quand on me laissait jouer. Et à ces moments-là, j'explosais. Je voulais prouver à l'entraîneur que je méritais ma place. Finalement, j'ai réussi à montrer à Ariel Jacobs que je pouvais lui être précieux. Et cette dernière saison a répondu à mes attentes. De 4e attaquant, je suis passé dans l'équipe de base et finalement, j'ai été le 2e buteur du club la saison passée, juste derrière Mickaël Murcy. Avec sept buts, je ne termine pas loin des 10 dont j'avais fait mon objectif. A 34 ans, après une blessure aux ligaments, j'ai prouvé que je pouvais encore jouer au plus haut niveau. Je voulais encore continuer un an mais le président m'a demandé de devenir entraîneur adjoint. Le seul regret que j'aurais pu avoir, c'est de ne pas jouer avec cette équipe qui fait des merveilles dans un système qui me conviendrait mieux que celui de l'année passée. Mais c'est un choix que j'ai fait et je ne le regrette pas. J'aurais pu gagner plus d'argent mais je suis comblé avec la carrière que j'ai menée. Et comme la collaboration avec Albert Cartier se passe très bien et que le club se dote d'infrastructures à la hauteur, je ne peux que me montrer satisfait ". Stéphane Vande Velde