Jonathan Blondel doit à son passage en Angleterre d'être très bien physiquement

Jonathan Blondel : J'ai toujours su prendre des décisions sans trop tergiverser. J'en parle avec mon père et avec mon agent puis je décide. Il ne sert à rien de prendre trop d'avis, sans quoi on finit par ne plus savoir quoi faire. Quitter Tottenham n'était pas si difficile, d'autant que le club qui s'intéressait à moi était tout de même Bruges. Je ne voulais pas revenir en Belgique pour jouer à St-Trond. Par contre, Bruges, Anderlecht voire le Standard, c'était parfait. Evidemment, le défi était de taille et j'ai souffert. Il restait trois mois à jouer et j'ai eu la chance de pouvoir commencer assez vite car Nastja Ceh s'est blessé. Et comme j'ai enchaîné quelques bons matches, je ne suis plus sorti de la formation de base.
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Jonathan Blondel : J'ai toujours su prendre des décisions sans trop tergiverser. J'en parle avec mon père et avec mon agent puis je décide. Il ne sert à rien de prendre trop d'avis, sans quoi on finit par ne plus savoir quoi faire. Quitter Tottenham n'était pas si difficile, d'autant que le club qui s'intéressait à moi était tout de même Bruges. Je ne voulais pas revenir en Belgique pour jouer à St-Trond. Par contre, Bruges, Anderlecht voire le Standard, c'était parfait. Evidemment, le défi était de taille et j'ai souffert. Il restait trois mois à jouer et j'ai eu la chance de pouvoir commencer assez vite car Nastja Ceh s'est blessé. Et comme j'ai enchaîné quelques bons matches, je ne suis plus sorti de la formation de base. J'ai même été repris en équipe nationale, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout. Aujourd'hui encore, je ne fais pas une fixation de la sélection : si je joue bien avec Bruges, cela viendra de soi. Mais je sais que la confirmation sera encore plus difficile, parce qu'il y a beaucoup de monde dans l'entrejeu au Club. La saison dernière, j'ai eu la chance d'être frais alors que pas mal de joueurs se blessaient ou revenaient de blessure. Moi, j'étais très bien physiquement et c'est sans doute quelque chose que je dois à mon passage en Angleterre. C'est tout de même une preuve que je n'ai pas fait que perdre mon temps là-bas, comme certains ont bien voulu le dire. Cela étant, si c'était à refaire, je réfléchirais tout de même à deux fois avant de partir aussi jeune. J'avais passé des tests à Schalke et à Manchester mais ces clubs ne m'offraient pas de place dans le noyau A. Puis, Tottenham est arrivé et Mouscron, qui voyait une belle possibilité de renflouer ses caisses, m'a un peu poussé à partir. Michal Zewlakow et moi avons peut-être, indirectement, joué un rôle dans le retour de Mbo Mpenza au Canonnier (il rit). Je repartirai peut-être un jour à l'étranger mais il faut d'abord que je devienne une valeur sûre de notre championnat. Je ne sais pas si on ne fait plus assez confiance aux Belges au-delà de nos frontières mais je peux dire que, pour ma part, j'ai bien ressenti un certain déficit de ce côté à Tottenham. Et puis, surtout, ma famille me manquait. A Bruges, c'est tout le contraire : je suis à 40 minutes de chez moi et j'ai toujours quelqu'un sur qui compter à mes côtés ". Sambegou Bangoura : Je ne peux pas nier que ma première saison au Standard fut un échec total. Au point que je n'accepterai pas d'en vivre une deuxième identique. D'une part, je n'ai pas marqué suffisamment : pour la première fois depuis que je suis en Belgique, je n'ai pas terminé parmi les meilleurs buteurs du championnat. Et surtout, mon temps de jeu fut beaucoup trop faible. Ce retour tardif de Guinée m'a sans doute joué des tours. D'abord parce que, contrairement aux autres attaquants, j'ai été privé de vacances. De plus, je n'ai pas participé au stage à Spa. Or, c'est à l'occasion de ce genre de rendez-vous que les automatismes se forment, tant sur le terrain qu'en dehors. Je pense que mon début de championnat ne fut pas mauvais mais je ne marquais pas. Cela ne m'était jamais arrivé. Si je suis évidemment passé par des moments difficiles, je n'ai jamais douté de mes qualités. Puis Emile Mpenza est arrivé. La concurrence était plus rude. On m'a dit qu'Emile devait absolument jouer. C'est au Standard qu'il faut le demander. En tout cas, le résultat est là : Emile était un vrai renfort et a prouvé sur le terrain qu'il avait sa place. Comme je ne jouais pas beaucoup avec mon club, je n'ai pas hésité à participer à la CAN. Là, j'ai appris par deux ou trois coups de téléphone d'Ivica Dragutinovic que l'équipe perdait beaucoup de points. Après, j'ai eu du mal à revenir dans le coup mais, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, la Coupe d'Afrique n'est pas responsable de cela : je me suis blessé au ligament collatéral interne du genou et je n'ai plus pu poursuivre mon effort. Cette saison encore, il y aura des rendez-vous avec l'équipe nationale. En septembre, dans le cadre des matches de qualifications pour la Coupe du Monde. Je ne sais pas encore si j'y participerai. Cela dépendra sans doute de ma situation au Standard. Malgré la pression de la fédération, j'ai fait l'impasse sur le match amical contre la Tunisie car j'étais blessé. Par la suite, j'ai été convoqué pour affronter le Malawi mais mon passeport était expiré et je n'ai pas voulu prendre de risque. D'autant que, cette fois, j'entendais bien participer au stage. C'est important car je réclame depuis longtemps qu'on me serve comme j'aime l'être : par les flancs. Eric Deflandre semble l'avoir compris et il me balance pas mal de bons ballons. Je joue aussi dans un nouveau style : en pivot, un peu comme au basket, où on me demande de dévier. Je pense que je peux me débrouiller mais je préfère tout de même les centres. Car je suis toujours le même joueur qu'avant. Alors, j'espère qu'on saura m'utiliser en fonction de mes qualités. Après des passages à Marseille et Twente, vous aviez dit : " En principe, cette fois, je ne suis plus en transit au Standard ". Maintenant, le contrat qui vous liait au club de Sclessin est carrément rompu. Jurgen Cavens : Je ne saurai sans doute jamais pourquoi j'ai échoué au Standard. Et je ne veux pas trop m'appesantir sur la question car je ne veux incriminer personne. J'ai sans doute eu le tort d'être trop gentil, de tout accepter, y compris le fait de jouer comme médian gauche alors que je suis un attaquant. Mais même à cette place, je n'étais qu'un deuxième choix. Chaque fois que je suis rentré, j'ai délivré des assists. Malgré cela, j'étais encore sur le banc la semaine suivante. En dehors de cela, le club de Sclessin s'est toujours montré très correct envers moi. Notamment en me prêtant à des clubs comme Marseille ou Twente. Gand, c'est un peu différent. Les Buffalos voulaient surtout Mustapha Oussalah et j'ai l'impression qu'on m'a inclus dans le package en guise de remerciement pour le transfert d'Alexandros Kaklamanos. J'aurais préféré atterrir directement au Germinal Beerschot où le coach me voulait déjà. Bien sûr, ce n'est pas une garantie mais c'est un jeu qui me convient et je serai un des leaders avec des gars que je connais bien comme mon ami Carl Hoefkens ou encore Kurt Van Dooren, avec qui j'ai joué six ans. Depuis le départ de Victor, le club a un problème en pointe. Je ne veux pas me mettre de pression inutile mais j'espère arriver à une dizaine de buts et faire quelques assists à Kristof Snelders qui, l'an dernier, a marqué à neuf reprises. Je n'ai signé que pour un an avec option mais je veux rester plusieurs années au Kiel. J'ai eu un peu peur lorsque je me suis blessé au ménisque à la reprise des entraînements mais le Dr Declerck, qui a pratiqué une arthroscopie, m'a rassuré : j'ai recommencé à courir et je pourrai rejouer fin juillet, début août. Comme j'avais déjà participé à deux semaines d'entraînement et deux matches d'Intertoto avec Gand, je ne devrai pas tout reprendre à zéro. Patrice Sintzen