COOREMAN avait prévu la bonne saison des Loups, MAIS PAS SES MALHEURS

Davy Cooreman : Cette victoire en Coupe nous a apporté beaucoup de choses, à commencer par la reconnaissance de notre travail. Personne ne s'attendait à ce que nous gagnions car St-Trond était super favori : il avait terminé avant nous au classement et nous avait battus deux fois en championnat mais sur le plan individuel, il n'y avait pas tellement de différence entre les deux équipes. Ce n'était ni Anderlecht, ni Bruges. Cette victoire nous a permis de disputer la Coupe de l'UEFA et, même si j'étais blessé, je suis heureux que La Louvière ait pu affronter Benfica. Nous avons livré deux très bons matches et, avec un peu de chance, nous aurions même pu remporter la première manche. Au retour, cependant, et même si le score final n'était que de 1-0, on a bien vu que Benfica nous était supérieur. Je pense néanmoins que nous avons beaucoup appris à l'occasion de ces deux rencontres et que cela s'est vérifié en championnat, voire en coupe car nous avons été battus 2-0 à Bruges après l'avoir emporté 2-1 chez nous : il s'en est donc fallu de peu que nous nous retrouvions à nouveau au stade Roi Baudouin. L'équipe était beaucoup plus équilibrée cette saison, nous avons davantage pratiqué par les flancs et notre potentiel offensif s'est affirmé. Peter Odemwingie, Michaël Murcy et même Frédéric Tilmant ont leur place dans presque toutes les équipes de D1. Malheureusement, pour moi, cette saison est à oublier au plus vite. J'avais très bien commencé puis je me suis blessé à la cheville à l'occasion du match au G. Beerschot et j'ai été absent po...

Davy Cooreman : Cette victoire en Coupe nous a apporté beaucoup de choses, à commencer par la reconnaissance de notre travail. Personne ne s'attendait à ce que nous gagnions car St-Trond était super favori : il avait terminé avant nous au classement et nous avait battus deux fois en championnat mais sur le plan individuel, il n'y avait pas tellement de différence entre les deux équipes. Ce n'était ni Anderlecht, ni Bruges. Cette victoire nous a permis de disputer la Coupe de l'UEFA et, même si j'étais blessé, je suis heureux que La Louvière ait pu affronter Benfica. Nous avons livré deux très bons matches et, avec un peu de chance, nous aurions même pu remporter la première manche. Au retour, cependant, et même si le score final n'était que de 1-0, on a bien vu que Benfica nous était supérieur. Je pense néanmoins que nous avons beaucoup appris à l'occasion de ces deux rencontres et que cela s'est vérifié en championnat, voire en coupe car nous avons été battus 2-0 à Bruges après l'avoir emporté 2-1 chez nous : il s'en est donc fallu de peu que nous nous retrouvions à nouveau au stade Roi Baudouin. L'équipe était beaucoup plus équilibrée cette saison, nous avons davantage pratiqué par les flancs et notre potentiel offensif s'est affirmé. Peter Odemwingie, Michaël Murcy et même Frédéric Tilmant ont leur place dans presque toutes les équipes de D1. Malheureusement, pour moi, cette saison est à oublier au plus vite. J'avais très bien commencé puis je me suis blessé à la cheville à l'occasion du match au G. Beerschot et j'ai été absent pour trois mois. C'est long mais quand je vois que Rachid Belabed, qui a eu la même chose, ne rejoue toujours pas, je me dis que cela aurait pu être pire encore. Par la suite, l'équipe tournait bien et j'ai eu des difficultés à retrouver ma place puis je me suis à nouveau blessé quand ma chance est revenue. A présent, je suis en fin de contrat et sans nouvelles de La Louvière : il y a trois ou quatre mois que nous n'avons plus vu le président. C'est évidemment un peu limite en D1, nous ne savons pas à qui nous adresser mais c'est un homme d'affaires et il a perdu son directeur. Et puis, ce n'est pas à mon âge que je vais me tracasser : j'ai 33 ans, je sais que je ne serai plus un premier choix nulle part mais j'aimerais quand même montrer que je ne suis pas fini. Je profiterai également de la nouvelle saison pour entamer les cours d'entraîneur. J'en avais déjà parlé l'an dernier mais il n'y avait pas assez d'inscrits. A propos d'entraîneur, La Louvière devra désormais faire sans Ariel Jacobs, un grand monsieur pas facile à remplacer mais je ne pense pas que ce soit impossible non plus car il a laissé des bases solides. Reste à voir combien de joueurs partiront également. Alexandre Teklak : Cette année, c'est justement la solidarité qui nous a permis de livrer une bonne saison. L'équipe a pris un bon départ, nous avions déjà engrangé près de 30 points à l'issue du premier tour et nous avons repris par un bon match au Standard. Les rumeurs de départ sont arrivées à ce moment-là mais elles ne nous ont pas déstabilisés. Je pense que c'est devenu tellement classique que les joueurs s'en f... complètement. Nous savons parfaitement pourquoi nous sommes là et il est désormais admis que la roue tourne plus vite qu'avant. Mbo, par exemple, est chez nous depuis deux ans, c'est déjà plus qu'on le pensait au départ. Pour Luigi Pieroni, c'est plus surprenant car il vient juste d'éclater et Auxerre, c'est quand même un club solide. Christophe Grégoire pourrait également profiter de sa bonne saison, tout comme Stephen Laybutt, qui était important derrière. Mais la direction a fait un choix : elle estime que jouer la coupe d'Europe pour ne disputer qu'un tour, c'est un luxe qu'elle ne peut pas se permettre. De toute façon, Bruges, Anderlecht et le Standard étaient plus forts que nous, point à la ligne. Et si nous avons perdu des matches sur la fin, c'est parce que nous avons eu pas mal de blessés alors que nous devions affronter des formations qui luttaient pour leur maintien, comme l'Antwerp, Heusden-Zolder ou Charleroi. J'ai entendu des choses qui m'ont mis en rage au sujet du match contre cette équipe. Tout au long de la semaine qui a précédé la rencontre, j'ai fait partie de l'équipe de base puis, au dernier moment, je me suis retrouvé sur le banc. J'y ai vu une sorte de man£uvre et cela m'a énervé car je n'aurais jamais accepté de marcher dans une combine. Cela ne m'a pas plu mais on a bien vu qu'avec ou sans moi, Charleroi a gagné. Son maintien me fait d'ailleurs plaisir car je préfère aller jouer au Mambourg qu'à Heusden-Zolder ou à l'Antwerp. Pour notre part, nous devrons veiller la saison prochaine à reformer rapidement un groupe solide. Le mérite en reviendra au nouvel entraîneur. Il me reste une année de contrat et je suis très confiant, même si j'ai peu joué cette saison. Cela en a peut-être étonné certains mais je rentrais chaque soir chez moi en étant fier d'avoir donné le meilleur de moi-même et d'être resté positif. Faire le c... et lâcher n'importe quoi quand ça va mal, c'est la solution de facilité et c'est tendre la perche à la critique. Plus jeune, j'aurais peut-être mal réagi mais je suis père de famille et je fais partie d'un groupe dont il y va aussi de mon intérêt qu'il gagne. A un moment donné, j'ai demandé une explication à l'entraîneur et je lui ai dit d'emblée que tout ce qui se dirait devait rester entre les quatre murs de son bureau. Maintenant qu'il s'en va, il serait facile de tout balancer mais ce serait lâche. Il sait ce que j'avais à lui dire et c'est tout ce qui compte. Danny Boffin : Je n'ai pas livré la saison de trop. Je n'ai simplement pas eu l'occasion de montrer au Standard ce que je valais encore. Je n'avais plus joué depuis trois mois lorsque j'y suis arrivé et j'ai effectué un très bon stage de préparation au Portugal. L'entraîneur a décidé de me lancer tout de suite dans le bain, parce que Moreira était blessé. Je sentais bien que je n'étais pas encore tout à fait prêt, qu'il me fallait encore un mois pour arriver au top de ma condition mais j'ai évidemment accepté. Cela s'est retourné contre moi puisque, après un match et demi, je suis sorti de l'équipe de base et ma chance n'est plus jamais revenue. Je ne regrette cependant pas cette expérience au Standard. On peut penser que j'ai visé trop haut, qu'il aurait été plus facile pour moi de revenir dans le parcours à St-Trond, qui était moins ambitieux tandis que le Standard espérait encore lutter pour le titre à l'époque où je suis arrivé mais quand on vous appelle de Sclessin, il est difficile de dire non. Ce que je n'ai pas compris, c'est que, par la suite, on ne m'ait pas donné davantage d'occasions de justifier ce transfert. Celui-ci m'a au moins permis de retrouver le moral, de voir que je suis encore en bonne forme physique, ce qui n'était pas le cas en début de saison dernière. C'est la raison pour laquelle je veux montrer dans un autre club que je ne suis pas fini et que je peux encore faire ce que j'ai fait au Staaien pendant deux ans et demi : je suis libre et j'attends les propositions mais je suppose qu'avant d'engager, les clubs voient d'abord ce qui leur reste dans leurs propres noyaux. On a beaucoup parlé d'un retour à St-Trond mais je n'ai jamais eu le moindre contact : ni avec Marc Wilmots, ni avec le club. Déçu ou pas, ce n'est pas la question : cela fait déjà longtemps que j'ai compris comment cela se passait dans le football. Les promesses, c'est une chose mais encore faut-il qu'on les respecte. Je ne souhaite pas en dire trop parce que je ne veux me fâcher avec personne mais certains ont peut-être oublié qu'au moment où j'ai quitté Metz, j'ai refusé d'aller à Marseille pour respecter la parole que j'avais donnée à St-Trond... Patrice Sintzen