Defays n'estime pas que le MAINTIEN SOIT DéJà ACQUIS

Franck Defays : Oui, c'est vrai. C'est la même situation depuis deux ans. Par le passé, le Sporting avait pour habitude de bien débuter le championnat et de mal le terminer. Désormais, c'est le contraire. Actuellement, je pourrais faire quasiment mot pour mot une déclaration identique. Les raisons de ces échecs sont difficiles à cerner. Je dois vous avouer que pour l'instant, je suis inquiet quand j'entends certaines déclarations. Pour la plupart, elles soulignent que le sauvetage est d'ores et déjà acquis. Personnellement, je me montrerais beaucoup plus prudent. Rien n'est fait ! On pourra être satisfait quand mathématiquement, il ne sera plus possible d'être relégué. Il nous reste sept rencontres et notre calendrier est loin d'être facile. Il faut engranger minimum 34 points. On a la chance d'avoir encore notre sort entre les mains. La semaine passée était considérée par beaucoup comme une semaine de repos. Mais il n'en a rien été à Charleroi. On a très bien travaillé et ce, sans relâche. L'actuelle période est difficile à vivre. En plus, la santé en pâtit parfois. Le moral également. Il est fatalement très bas quand on subit une défaite. Par contre, la joie résultant d'une victoire est incomparable à celle éprouvée par les joueurs d'une équipe du milieu de ta...

Franck Defays : Oui, c'est vrai. C'est la même situation depuis deux ans. Par le passé, le Sporting avait pour habitude de bien débuter le championnat et de mal le terminer. Désormais, c'est le contraire. Actuellement, je pourrais faire quasiment mot pour mot une déclaration identique. Les raisons de ces échecs sont difficiles à cerner. Je dois vous avouer que pour l'instant, je suis inquiet quand j'entends certaines déclarations. Pour la plupart, elles soulignent que le sauvetage est d'ores et déjà acquis. Personnellement, je me montrerais beaucoup plus prudent. Rien n'est fait ! On pourra être satisfait quand mathématiquement, il ne sera plus possible d'être relégué. Il nous reste sept rencontres et notre calendrier est loin d'être facile. Il faut engranger minimum 34 points. On a la chance d'avoir encore notre sort entre les mains. La semaine passée était considérée par beaucoup comme une semaine de repos. Mais il n'en a rien été à Charleroi. On a très bien travaillé et ce, sans relâche. L'actuelle période est difficile à vivre. En plus, la santé en pâtit parfois. Le moral également. Il est fatalement très bas quand on subit une défaite. Par contre, la joie résultant d'une victoire est incomparable à celle éprouvée par les joueurs d'une équipe du milieu de tableau qui remporte un match. Le stress est malheureusement permanent et influe sur la vie de tous les jours. Cette situation n'est pas non plus nouvelle pour moi car en cinq années de présence au Sporting, c'est la troisième fois qu'on lutte avec acharnement pour se maintenir parmi l'élite. De plus, on a récemment appris le départ probable de Robert Waseige pour entraîner l'Algérie. On en a évidemment beaucoup parlé dans le vestiaire. Waseige est un peu un papa pour nous joueurs et on a logiquement été pas malheureux d'apprendre cette décision. Personnellement, je la comprends et ce n'est pas une surprise. Il faut prendre en considération son vécu et sa carrière. L'environnement du Sporting ne lui convient peut-être pas trop. De toute façon, on n'a pas le temps de s'attarder sur ce genre de détail. Il faut que toute l'équipe demeure concentrée. Waseige a d'ailleurs précisé qu'il ne s'occupait pas encore des négociations. Après le 15 mai, on pourra s'émouvoir et le fêter comme il se doit. Moi aussi, dans ces périodes difficiles, je pourrais légitimement penser à un départ sous d'autres cieux. Charleroi lutte pour le maintien mais est très médiatisé. Il y a beaucoup de conséquences positives comme la publicité dont les footballeurs jouissent. Il y a beaucoup de moments de doute et même vis-à-vis de mon jeu. Mais il faut aussi être apte à assumer la critique. Alors quitter Charleroi... Pourquoi ? Pour où ? Je sais vraiment ce que j'ai entre les mains. Je suis extrêmement attaché à ce club. C'est lui qui m'a permis d'évoluer au plus haut niveau. Si possibilités de départs il y a, elles seront étudiées. Mais ce n'est vraiment pas à l'ordre du jour. Junior : Ce fut bien sûr un choc. D'abord, il y avait la douleur. Ensuite, l'impatience de rejouer. L'énervement était présent à tout instant. J'ai mis deux semaines à me faire à l'idée que j'allais être écarté des terrains pour un bon petit temps et j'ai beaucoup souffert. Le moral était logiquement rarement au beau fixe. Puis peu à peu, je m'y suis habitué et ma rééducation a pu se dérouler normalement. En fait, les ligaments internes et le ménisque étaient déchirés, le ligament croisé postérieur étant juste touché. J'ai subi une opération pour les deux premiers. Pour l'autre, une intervention va peut-être se révéler nécessaire par la suite. Mais pour l'instant, on n'est sûr de rien. Actuellement, tout est positif vu que je ne ressens aucune douleur. C'est dommage d'avoir contracté pareille blessure à un moment où je commençais à gagner mes galons de titulaire. Depuis peu, Anderlecht intègre ses jeunes à l'équipe Première non pas parce que c'est la mode mais parce qu'ils sont bons. C'est très chouette ! J'ai été très heureux de pouvoir fouler la pelouse pendant cinq minutes face à Heusden-Zolder. J'étais extrêmement ému. Le seul hic réside dans le fait qu'il me faut généralement dix minutes pour me mettre dans le bain (il rit). J'étais également sur le banc face à Beveren. L'élimination a déçu beaucoup de monde à Anderlecht. On a fait match nul mais on a raté énormément d'occasions. Etant donné notre supériorité dans le championnat, la Coupe était devenue un véritable objectif. Personnellement, j'espère montrer que j'ai le niveau pour m'imposer chez les Mauves. Je viens d'ailleurs de resigner pour deux ans. Geoffrey Claeys : Plusieurs raisons sont susceptibles d'être mises en avant. Tout d'abord, le mérite revient en grande partie à Georges Leekens. Le changement de coach a été à tous les niveaux bénéfique pour Mouscron. Il a su imposer une organisation solide sur le terrain et positionner les joueurs à leur place de prédilection. De fait, tout le monde s'y retrouve. L'année passée, j'ai également déclaré que je devais absolument me ressaisir. C'est dorénavant chose faite ! La volonté est revenue. Je me soigne également beaucoup mieux. J'ai aussi travaillé mes points faibles tels que le démarrage. Les trois premiers mètres me handicapaient de manière récurrente à l'époque. Maintenant, j'ai progressé dans ce domaine mais je compense surtout ce déficit de vitesse par un meilleur placement. J'ai aussi retrouvé totalement ma place dans l'axe de la défense. En fin de saison, je me suis remis en question et mes batteries ont vite été rechargées. Je n'avais vraiment pas envie d'aller moisir en D2 à Denderleeuw... Je commence à recouvrer le niveau auquel j'évoluais il y a huit ans. J'avais à l'époque été transféré du Cercle Bruges à Feyenoord. L'excellent travail des kinés de Mouscron constitue également une explication à ma bonne saison. J'ai récemment contracté une petite élongation aux ischio-jambiers. J'en avais logiquement pour trois semaines mais ils ont réussi à soigner la blessure en seulement dix jours. Les transferts effectués par l'Excelsior ont augmenté le niveau de jeu de l'équipe et également le niveau des autres joueurs. Notre défense forme désormais un bloc. Nous gagnons beaucoup plus de duels et on parvient à mieux soigner la relance. Nos bons résultats sont plus que logiques. Pour notre prochaine rencontre, Anderlecht nous reçoit. On va essayer de ne pas perdre. En fait, je dois vous confier qu'à Mouscron, on rêve vraiment de la troisième place synonyme de Coupe d'Europe ". Tim Baete