Joly ne se sent pas obligé de QUITTER LES DRAGONS

Eric Joly : " C'est vrai que je joue beaucoup moins. C'est le résultat des choix d'un entraîneur et des mauvais résultats. Il est important de mettre en évidence que Mons a moins souvent la balle, je suis moins dans mon élément puisque j'aime organiser le jeu. Mes qualités sont moins mises en valeur. Attention, je suis aussi capable d'évoluer dans des équipes qui jouent défensivement. Je trouve que j'ai été un peu trop critiqué. En particulier dans votre magazine. J'ai été choisi pour le flop du premier tour à Mons. J'ai été choqué et déçu parce que toute l'équipe est en cause.
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Eric Joly : " C'est vrai que je joue beaucoup moins. C'est le résultat des choix d'un entraîneur et des mauvais résultats. Il est important de mettre en évidence que Mons a moins souvent la balle, je suis moins dans mon élément puisque j'aime organiser le jeu. Mes qualités sont moins mises en valeur. Attention, je suis aussi capable d'évoluer dans des équipes qui jouent défensivement. Je trouve que j'ai été un peu trop critiqué. En particulier dans votre magazine. J'ai été choisi pour le flop du premier tour à Mons. J'ai été choqué et déçu parce que toute l'équipe est en cause. Maintenant, Mons est bien reparti. Mais il ne faut pas s'enflammer. Il est trop tôt pour juger si notre préparation hivernale et notre stage à Montecatini ont payé. On verra dans quatre ou cinq matches. Quelques joueurs sont venus renforcer notre groupe. Wamberto est le seul que je connaissais. Lui, c'est certain qu'il va apporter un plus. Mais son apport devra de toute façon être jugé à long terme. On va observer la fraîcheur et la mentalité des nouveaux arrivants. Nous devons continuer à travailler avec eux. Il faudra vraiment qu'on reste humble et il est trop tôt pour dire que le vide laissé par le départ de Cédric Roussel a enfin été comblé. Jari Niemi est un bon joueur. Il a le sens du but et l'a déjà prouvé mais il faut lui laisser le temps. Jamais évident de remplacer un gars qui marque 20 buts par saison. Personnellement, je ne pense pas vivre un passage à vide. Il est vrai qu'à Gand, j'en ai vécu un mais je ne pense pas que la situation soit comparable. Mes mauvaises périodes étaient généralement dues à des blessures. J'ai encore un an et demi de contrat à Mons et pour le moment, je n'envisage pas un départ imminent. Si une proposition se présente avant le 31 janvier, je l'étudierai mais je suis bien ici. Mon statut de réserviste n'est pas exceptionnel. En football, un jour, on est en haut de l'affiche. L'autre, en bas. Je n'ai pas peur pour mon avenir ". Eric Van Meir : " Oui, c'est vrai. J'entraîne le noyau B du Lierse, composé en grande majorité de jeunes éléments. J'ai obtenu ce travail immédiatement après avoir stoppé ma carrière. J'ai eu beaucoup de chance et c'est juste à coté de chez moi. Je m'occupe aussi des UEFA et des Espoirs. Mon expérience les aide. Je reçois en retour énormément de respect. Si un jeune de mon équipe parvient à intégrer le noyau A, ça me fait immensément plaisir. Une de mes autres fonctions est de scouter des adversaires. C'est intéressant et pas trop difficile comme tâche. Je me concentre également sur les nouveaux joueurs. En fait, d'un point de vue footballistique, je n'apprends vraiment rien de nouveau. Et ça ne me fait absolument pas mal de regarder des rencontres. Dorénavant, je me suis habitué à une autre vie. J'avais eu le temps de me faire à l'idée que je n'allais pas rejouer étant donné mes blessures. Je n'ai pas vécu la même situation que Luc Nilis qui a dû brusquement interrompre sa carrière. A ce niveau-là, j'ai eu un peu de chance. Mais j'aurais quand même voulu jouer un peu plus au Standard. Par la suite, je n'ai pas eu de propositions émanant de Sclessin mais je n'ai pas été déçu. Si à l'avenir une possibilité s'offre à moi, j'aiderai le Standard. Pour l'instant, ce club mérite pleinement son classement. J'ai été les voir à de nombreuses reprises mais ce sont surtout les rencontres face à Bruges et Anderlecht, que j'ai vues à la télé, qui m'ont véritablement soufflé. Les Rouches ont été exceptionnels. Emile Mpenza permet à l'équipe de jouer beaucoup en profondeur. C'est l'homme le plus important de l'équipe. Avec Moreira, il sent bien le jeu et ils sont tous deux très complémentaires. Emile a besoin d'un fournisseur tel que le Portugais. Je pense que le titre est désormais inaccessible pour ce club. Mais les Standardmen sont tout à fait capables d'accrocher la deuxième place. Ils joueront en Ligue des Champions avec Anderlecht. Ces deux clubs ont été les meilleures jusqu'à présent. Pour ce qui est du Lierse, l'équipe éprouve des difficultés à confirmer. On possède un très bon entraîneur mais le déclic n'est pas encore intervenu. On espère pouvoir viser une septième ou huitième place. Pour ce qui est de mon avenir, c'est assez vague. Je suis satisfait de mes activités actuelles. Je devrai dans le futur prendre les bonnes décisions. Mais j'espère que je pourrai continuer à rendre service à mon club ". Michael Klukowski : "J'ai passé la trêve en Pologne pour voir ma famille et mes amis. Le but était le repos. On a parlé d'une blessure à la plante du pied mais la principale se situait aux adducteurs. Maintenant, je recommence à courir. Il y a quelques exercices que je ne peux pas faire. Il est vrai que l'année passée, j'ai presque joué tous les matches. Je n'ai donc pas craqué. Tactiquement, j'ai progressé et je me suis habitué au football belge. Au début de cette saison, je me suis blessé. Dommage. J'ai raté quelques rencontres. J'espère maintenant pouvoir faire mieux au second tour. Pour ce qui est de l'équipe nationale, je n'ai pas tout le temps l'opportunité de faire le trajet jusqu'au Canada. Il y a donc quelques rencontres amicales que j'ai dû rater mais j'ai récemment été appelé pour jouer le dernier match des qualifications pour les Jeux Olympiques qui se déroulera en février. Pour résumer, je n'ai joué qu'une seule rencontre au profit du Canada et également une seule pour le compte de l'équipe olympique. J'ai refusé bon nombre de sélections aussi pour la simple raison que pendant trois mois, il y avait tout le temps des changements de staff. Ce que je souhaite actuellement, c'est pouvoir jouer un maximum avec La Louvière et si possible avec mon équipe nationale. Beaucoup pensaient que j'allais regretter d'avoir opté pour le Canada mais il n'en est rien. Cette équipe nationale m'avait contacté beaucoup trop tard. J'avais en fait déjà accepté ma première sélection, il y a tout juste un an. La Pologne a beau faire partie footballistiquement parlant de l'Europe et être plus près, je me sens Canadien. J'y ai vécu toute mon enfance ".n Tim Baete