Banlieue chic, villa quatre façades, garage pour grosses cylindrées et animaux domestiques pour occuper l'espace... voilà comment schématiser l'environnement classic du footballeur d'élite. Rares sont ceux à s'installer intra-muros, à préférer tel Vikash bobo Dhorasso le bouillonnement parisien ou milanais à sa périphérie plus pépère. Sacha Kljestan fait aussi exception puisqu'il a établi ses quartiers au c£ur de Bruxelles, derrière le " Petit Sablon ", lieu historique de la capitale. Et ce malgré les appels du pied d'équipiers qui lui avaient conseillé Waterloo, son calme, son opulence et son importante communauté américaine.

" Silvio Proto a tenté de me convaincre de le rejoindre ", se rappelle Kljestan. " Pas mal de gars de l'équipe habitent également dans les environs. J'ai visité le coin mais je suis directement tombé amoureux de l'endroit où nous habitons aujourd'hui et qui n'a pas changé depuis notre arrivée en Belgique. Avant de traverser l'Atlantique, je vivais à Santa Monica, à l'ouest de Los Angeles. J'ai toujours habité en bord de mer mais le sentiment de ville était également présent. Si à l'avenir, Jamie, ma fiancée, et moi avons des enfants, on ira peut-être s'établir à la campagne... Mais j'aime Bruxelles, c'est une très belle ville. Et puis l'accueil a été super. Pas seulement à Anderlecht mais de la part des Belges en règle générale. Lors des tout premiers jours ici, je logeais à l'Hôtel Conrad, le long de l'avenue Louise. J'ai été faire un tour chez Louis Vuitton où le manager du magasin m'a lancé :- Vous êtes le nouvel Américain qu'on a signé ! ? C'était si rapide et si surprenant.... Je me suis toujours senti chez moi ici. Après ma première saison en Belgique, j'ai eu droit à trois semaines de congé. La première semaine, je l'ai passée à Hawaï, la seconde en Californie balloté entre nos familles respectives, la troisième on s'est dit qu'on était prêt à retourner 'chez nous', à Bruxelles. Ce qui était plutôt fou. On voulait juste retourner dans notre appart. Désormais, notre vie est ici. "

Ambassadeur

Il a beau être un des joueurs les plus utilisés cette saison au Sporting, Kljestan fait rarement les feux de l'actualité. Son style de jeu tout en simplicité, ce travail de l'ombre, entre les lignes, l'expliquent en partie. " Mais il y a souvent une grande différence entre l'image qu'un joueur véhicule et l'importance qu'il a vraiment dans le groupe ", soulignait Ariel Jacobs, durant le stage hivernal en Turquie. " Sacha n'en impose pas par des déclarations dans les journaux, mais par son comportement exemplaire. C'est un vrai leader. "

" Quand tu débarques en Europe en tant qu'Américain, les gens ont leurs doutes ", poursuit le Bruxellois. " On a le sentiment qu'on doit en faire davantage pour convaincre les autres. Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis pro-américain mais je suis fier de mon pays et j'ai envie de le représenter dignement, de m'installer rapidement et de me faire un nom. Oguchi Onyewu m'avait déjà devancé en étant champion deux fois avec le Standard. J'aimerais en faire de même. J'ai le sentiment d'être un ambassadeur. "

Alors que sa première campagne chez les Mauves fut plutôt discrète, l'ex-joueur de Chivas s'est véritablement installé cette saison dans le c£ur de l'entrejeu aux côtés de Lucas Biglia. A tel point d'être devenu le frappeur à distance sur phases arrêtées, dont l'élan est précédé des - USA !, USA ! clamés des tribunes. " Mes équipiers me vannent depuis que l'on peut voir de plus en plus de drapeaux US dans le stade. Ils pensent que j'ai dépensé 1.000 euros pour les distribuer ( il rit) ".

La période Bush, les guerres récentes en Afghanistan et en Irak ont terni l'image du pays de l'Oncle Sam, jusqu'à créer une forme d'anti-américanisme aux quatre coins de la planète. Du moins, c'est comme cela que de nombreux médias US présentaient la chose.

" On m'a souvent posé la question et je n'ai jamais noté d'hostilité envers les Etats-Unis. Oui, mon pays a été impliqué dans différents conflits à travers le monde. Et il est impossible de faire l'unanimité quand on est grand et puissant. On peut faire un parallèle en foot avec Manchester United. Ce club est aimé par beaucoup de personnes parce qu'il est très fort mais aussi détesté par un bon nombre de gens pour la même raison. Les Etats-Unis sont un pays important sur la planète. Des gens vont l'aimer, d'autres non, c'est comme ça... Certains de mes coéquipiers m'ont dit qu'ils ne voudraient jamais visiter les Etats-Unis. D'autres par contre rêveraient de terminer leur carrière à New York ou à Los Angeles. Je suis quasi sûr que je finirai agent de joueurs afin de signer des contrats pour mes coéquipiers ( il rit). Mon meilleur ami dans le noyau, Behrang Safari, m'a confié que sa femme et lui se faisaient une mauvaise image des Américains. Et qu'ils étaient heureux de nous avoir rencontrés, Jamie et moi, car on avait totalement changé leur perception. - Vous êtes calmes et relaxes, m'a-t-il dit. Il faut arrêter de croire tout ce qu'on voit à la télé. Les Californiens sont bien plus chill que les New-Yorkais par exemple. Quand je vous disais que j'étais une sorte d'ambassadeur... "

Visite guidée

L'interview se poursuit à travers les dédales de la capitale. Après avoir observé le nord de Bruxelles du point de vue de la Place Poelaert (qui jouxte le Palais de Justice) et emporté en passant une traditionnelle Belgian Waffel, Sacha nous emmène vers l'un de ses restos de quartier, le Corbier, rue des Minimes.

" J'aime essayer différentes plats typiques. Jusqu'aujourd'hui, ce que je préfère ce sont les carbonnades flamandes, avec frites cela va sans dire. Par contre, je n'ai pas encore trouvé mon resto mexicain. A LA, ça fourmille de taco-bars et je raffole de cette nourriture. Heureusement, on va se ravitailler chez Mexigo à Ixelles qui vend toutes sortes de produits mexicains. Sinon, j'ai mon petit resto italien à deux pas de chez moi où je me rends au moins une fois par semaine. C'est comme si on était en famille, c'est vraiment chaleureux comme ambiance. Le fait que beaucoup de gens à Bruxelles parlent anglais, ça nous a facilité la vie même si je me débrouille en français. J'ai étudié cette langue durant trois ans en high-school... ce qui peut paraître étonnant en Californie où 90 % des gens choisissent l'espagnol. Je dois admettre que mon choix s'est basé sur les charmes du prof de français ( il rit)... A mon arrivée, j'ai repris des cours et j'essaie d'écouter un maximum les gars dans le vestiaire. Apprendre une des langues du pays, je trouve ça important... "

La poursuite de la visite nous emmène un peu plus vers le centre et sa Grand-Place. Arrêt devant la fondation Jacques Brel, place de la Vieille Halle aux Blés, avant de tomber sur le ket le plus connu de Bruxelles, le Manneken Pis.

" Quand tu t'approches, tu vois une masse de 50 personnes agglutinées autour. Et puis quand tu arrives à te frayer un chemin, tu te dis quand même : Tout ça pour ça ? Mais c'est cool, ça fait partie de la culture belge. It is what it is. Très honnêtement, je ne connaissais pas grand-chose de votre pays. J'avais rencontré Philippe Collin et Herman Van Holsbeeck une première fois en 2008 et j'avais donc un peu suivi le parcours à distance d'Anderlecht. Quant au reste... C'est quand j'ai atterri à Zaventem que j'ai vu pour la première fois l'Atomium... en photo. Désormais, j'en sais davantage sur ce monument. Et puis je le vois souvent de près puisque je me rends régulièrement au Kinepolis. Aller au ciné, c'était déjà notre activité préférée à Jamie et moi quand nous étions à LA. J'ai aussi eu la chance grâce à DavidSteegen, qui a travaillé dans l'industrie du cinéma, d'assister à la première de Tintin, cinq mètres derrière Steven Spielberg. A v ery nice evening. Quant aux autres sorties, c'est plus compliqué à cause de matches qui s'enchaînent. Mais quand c'est possible, j'essaie d'en profiter. Quand mes frères et des amis sont venus me visiter dernièrement, on s'était rendu à la soirée Elle, à laquelle Jamie avait été conviée. Avec toutes les jolies filles présentes, ils étaient évidemment aux anges. Le lendemain, à Flagey (Ixelles), il y avait une soirée précédée d'un film sur un snowboarder très célèbre dont mes frères sont fans et nous y sommes allés. Tout ça, l'espace d'un week-end. Ils avaient l'impression que je vivais dans le meilleur endroit au monde ( il rit). "

Smart and easy way

" On aime aussi se rendre à Anvers pour le shopping. C'est là-bas qu'on a trouvé un délicieux resto japonais. J'ai le sentiment que c'est une ville plus jeune et stylish que Bruxelles. Surtout par rapport où je vis. Je dois être l'un des résidents les plus jeunes de mon quartier puisqu'il est habité par beaucoup d'eurocrates. "

Détour par les petites ruelles de Bruxelles où sont éparpillées des fresques en hommage aux dessinateurs de bande-dessinées belges comme celle du duo Jean Van Hamme et WilliamVan Cutsem, auteurs de la célèbre BD XIII, devant laquelle Kljestan prend la pose.

Retour vers le haut de la ville, au Parc d'Egmont, à quelques encablures de son appartement. Un petit parc coincé entre le boulevard de Waterloo et le Petit Sablon. C'est là que vient lézarder le couple et faire gambader leur petit chien, Penny. " Au départ, je n'en voulais pas. Et après seulement quelques heures, je ne pouvais plus m'en passer. "

Le paysage est toutefois très différent des plages californiennes et de son soleil éternel. Kljestan a passé son enfance à Huntington Beach, où chaque année se déroule l'US Open de surf. " Le surf ? C'est trop de travail pour pas assez de plaisir... Une fois, j'ai essayé, ça m'a suffi. J'essaie de me convaincre que je suis bon au basket car c'est encore aujourd'hui mon sport préféré après le foot. Quand la mer me manque, je me rends à Knokke. C'est très différent de la Californie mais quand le soleil est présent, l'endroit est très sympa. "

La Californie, le ricain du Sporting la retrouvera cet été avec un grand événement au programme : son mariage. Il y a deux semaines, Kljestan était d'ailleurs à Londres pour acheter the best wedding costume in the world, man !. Avant cela, il était passé rendre visite à son pote, Brad Guzan, deuxième gardien d'Aston Villa et partenaire en sélection. " J'ai même assisté au match de Villa. A boring game. "

La Premier League, un rêve pour un Anglo-Saxon ? " Je n'ai pas de véritable rêve dans le foot mais des buts que je veux atteindre : disputer la Champion's League et participer à la Coupe du Monde. La Champion's League, j'espère y participer déjà l'année prochaine. Le plus important lors de mon arrivée en Europe, c'était de gagner le respect de mes équipiers puis de mes fans. Et j'espère l'avoir fait. En jouant mon jeu : a smart and easy way. "

PAR THOMAS BRICMONT

" Après deux semaines de congé, on est prêt à retourner chez nous, à Bruxelles. " " Certains équipiers m'ont dit qu'ils ne voudraient jamais visiter les Etats-Unis ". " J'avais étudié le français aux Etats-Unis. A cause des charmes de la prof. "

Banlieue chic, villa quatre façades, garage pour grosses cylindrées et animaux domestiques pour occuper l'espace... voilà comment schématiser l'environnement classic du footballeur d'élite. Rares sont ceux à s'installer intra-muros, à préférer tel Vikash bobo Dhorasso le bouillonnement parisien ou milanais à sa périphérie plus pépère. Sacha Kljestan fait aussi exception puisqu'il a établi ses quartiers au c£ur de Bruxelles, derrière le " Petit Sablon ", lieu historique de la capitale. Et ce malgré les appels du pied d'équipiers qui lui avaient conseillé Waterloo, son calme, son opulence et son importante communauté américaine. " Silvio Proto a tenté de me convaincre de le rejoindre ", se rappelle Kljestan. " Pas mal de gars de l'équipe habitent également dans les environs. J'ai visité le coin mais je suis directement tombé amoureux de l'endroit où nous habitons aujourd'hui et qui n'a pas changé depuis notre arrivée en Belgique. Avant de traverser l'Atlantique, je vivais à Santa Monica, à l'ouest de Los Angeles. J'ai toujours habité en bord de mer mais le sentiment de ville était également présent. Si à l'avenir, Jamie, ma fiancée, et moi avons des enfants, on ira peut-être s'établir à la campagne... Mais j'aime Bruxelles, c'est une très belle ville. Et puis l'accueil a été super. Pas seulement à Anderlecht mais de la part des Belges en règle générale. Lors des tout premiers jours ici, je logeais à l'Hôtel Conrad, le long de l'avenue Louise. J'ai été faire un tour chez Louis Vuitton où le manager du magasin m'a lancé :- Vous êtes le nouvel Américain qu'on a signé ! ? C'était si rapide et si surprenant.... Je me suis toujours senti chez moi ici. Après ma première saison en Belgique, j'ai eu droit à trois semaines de congé. La première semaine, je l'ai passée à Hawaï, la seconde en Californie balloté entre nos familles respectives, la troisième on s'est dit qu'on était prêt à retourner 'chez nous', à Bruxelles. Ce qui était plutôt fou. On voulait juste retourner dans notre appart. Désormais, notre vie est ici. " Il a beau être un des joueurs les plus utilisés cette saison au Sporting, Kljestan fait rarement les feux de l'actualité. Son style de jeu tout en simplicité, ce travail de l'ombre, entre les lignes, l'expliquent en partie. " Mais il y a souvent une grande différence entre l'image qu'un joueur véhicule et l'importance qu'il a vraiment dans le groupe ", soulignait Ariel Jacobs, durant le stage hivernal en Turquie. " Sacha n'en impose pas par des déclarations dans les journaux, mais par son comportement exemplaire. C'est un vrai leader. " " Quand tu débarques en Europe en tant qu'Américain, les gens ont leurs doutes ", poursuit le Bruxellois. " On a le sentiment qu'on doit en faire davantage pour convaincre les autres. Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis pro-américain mais je suis fier de mon pays et j'ai envie de le représenter dignement, de m'installer rapidement et de me faire un nom. Oguchi Onyewu m'avait déjà devancé en étant champion deux fois avec le Standard. J'aimerais en faire de même. J'ai le sentiment d'être un ambassadeur. " Alors que sa première campagne chez les Mauves fut plutôt discrète, l'ex-joueur de Chivas s'est véritablement installé cette saison dans le c£ur de l'entrejeu aux côtés de Lucas Biglia. A tel point d'être devenu le frappeur à distance sur phases arrêtées, dont l'élan est précédé des - USA !, USA ! clamés des tribunes. " Mes équipiers me vannent depuis que l'on peut voir de plus en plus de drapeaux US dans le stade. Ils pensent que j'ai dépensé 1.000 euros pour les distribuer ( il rit) ". La période Bush, les guerres récentes en Afghanistan et en Irak ont terni l'image du pays de l'Oncle Sam, jusqu'à créer une forme d'anti-américanisme aux quatre coins de la planète. Du moins, c'est comme cela que de nombreux médias US présentaient la chose. " On m'a souvent posé la question et je n'ai jamais noté d'hostilité envers les Etats-Unis. Oui, mon pays a été impliqué dans différents conflits à travers le monde. Et il est impossible de faire l'unanimité quand on est grand et puissant. On peut faire un parallèle en foot avec Manchester United. Ce club est aimé par beaucoup de personnes parce qu'il est très fort mais aussi détesté par un bon nombre de gens pour la même raison. Les Etats-Unis sont un pays important sur la planète. Des gens vont l'aimer, d'autres non, c'est comme ça... Certains de mes coéquipiers m'ont dit qu'ils ne voudraient jamais visiter les Etats-Unis. D'autres par contre rêveraient de terminer leur carrière à New York ou à Los Angeles. Je suis quasi sûr que je finirai agent de joueurs afin de signer des contrats pour mes coéquipiers ( il rit). Mon meilleur ami dans le noyau, Behrang Safari, m'a confié que sa femme et lui se faisaient une mauvaise image des Américains. Et qu'ils étaient heureux de nous avoir rencontrés, Jamie et moi, car on avait totalement changé leur perception. - Vous êtes calmes et relaxes, m'a-t-il dit. Il faut arrêter de croire tout ce qu'on voit à la télé. Les Californiens sont bien plus chill que les New-Yorkais par exemple. Quand je vous disais que j'étais une sorte d'ambassadeur... " L'interview se poursuit à travers les dédales de la capitale. Après avoir observé le nord de Bruxelles du point de vue de la Place Poelaert (qui jouxte le Palais de Justice) et emporté en passant une traditionnelle Belgian Waffel, Sacha nous emmène vers l'un de ses restos de quartier, le Corbier, rue des Minimes. " J'aime essayer différentes plats typiques. Jusqu'aujourd'hui, ce que je préfère ce sont les carbonnades flamandes, avec frites cela va sans dire. Par contre, je n'ai pas encore trouvé mon resto mexicain. A LA, ça fourmille de taco-bars et je raffole de cette nourriture. Heureusement, on va se ravitailler chez Mexigo à Ixelles qui vend toutes sortes de produits mexicains. Sinon, j'ai mon petit resto italien à deux pas de chez moi où je me rends au moins une fois par semaine. C'est comme si on était en famille, c'est vraiment chaleureux comme ambiance. Le fait que beaucoup de gens à Bruxelles parlent anglais, ça nous a facilité la vie même si je me débrouille en français. J'ai étudié cette langue durant trois ans en high-school... ce qui peut paraître étonnant en Californie où 90 % des gens choisissent l'espagnol. Je dois admettre que mon choix s'est basé sur les charmes du prof de français ( il rit)... A mon arrivée, j'ai repris des cours et j'essaie d'écouter un maximum les gars dans le vestiaire. Apprendre une des langues du pays, je trouve ça important... " La poursuite de la visite nous emmène un peu plus vers le centre et sa Grand-Place. Arrêt devant la fondation Jacques Brel, place de la Vieille Halle aux Blés, avant de tomber sur le ket le plus connu de Bruxelles, le Manneken Pis. " Quand tu t'approches, tu vois une masse de 50 personnes agglutinées autour. Et puis quand tu arrives à te frayer un chemin, tu te dis quand même : Tout ça pour ça ? Mais c'est cool, ça fait partie de la culture belge. It is what it is. Très honnêtement, je ne connaissais pas grand-chose de votre pays. J'avais rencontré Philippe Collin et Herman Van Holsbeeck une première fois en 2008 et j'avais donc un peu suivi le parcours à distance d'Anderlecht. Quant au reste... C'est quand j'ai atterri à Zaventem que j'ai vu pour la première fois l'Atomium... en photo. Désormais, j'en sais davantage sur ce monument. Et puis je le vois souvent de près puisque je me rends régulièrement au Kinepolis. Aller au ciné, c'était déjà notre activité préférée à Jamie et moi quand nous étions à LA. J'ai aussi eu la chance grâce à DavidSteegen, qui a travaillé dans l'industrie du cinéma, d'assister à la première de Tintin, cinq mètres derrière Steven Spielberg. A v ery nice evening. Quant aux autres sorties, c'est plus compliqué à cause de matches qui s'enchaînent. Mais quand c'est possible, j'essaie d'en profiter. Quand mes frères et des amis sont venus me visiter dernièrement, on s'était rendu à la soirée Elle, à laquelle Jamie avait été conviée. Avec toutes les jolies filles présentes, ils étaient évidemment aux anges. Le lendemain, à Flagey (Ixelles), il y avait une soirée précédée d'un film sur un snowboarder très célèbre dont mes frères sont fans et nous y sommes allés. Tout ça, l'espace d'un week-end. Ils avaient l'impression que je vivais dans le meilleur endroit au monde ( il rit). " " On aime aussi se rendre à Anvers pour le shopping. C'est là-bas qu'on a trouvé un délicieux resto japonais. J'ai le sentiment que c'est une ville plus jeune et stylish que Bruxelles. Surtout par rapport où je vis. Je dois être l'un des résidents les plus jeunes de mon quartier puisqu'il est habité par beaucoup d'eurocrates. " Détour par les petites ruelles de Bruxelles où sont éparpillées des fresques en hommage aux dessinateurs de bande-dessinées belges comme celle du duo Jean Van Hamme et WilliamVan Cutsem, auteurs de la célèbre BD XIII, devant laquelle Kljestan prend la pose. Retour vers le haut de la ville, au Parc d'Egmont, à quelques encablures de son appartement. Un petit parc coincé entre le boulevard de Waterloo et le Petit Sablon. C'est là que vient lézarder le couple et faire gambader leur petit chien, Penny. " Au départ, je n'en voulais pas. Et après seulement quelques heures, je ne pouvais plus m'en passer. "Le paysage est toutefois très différent des plages californiennes et de son soleil éternel. Kljestan a passé son enfance à Huntington Beach, où chaque année se déroule l'US Open de surf. " Le surf ? C'est trop de travail pour pas assez de plaisir... Une fois, j'ai essayé, ça m'a suffi. J'essaie de me convaincre que je suis bon au basket car c'est encore aujourd'hui mon sport préféré après le foot. Quand la mer me manque, je me rends à Knokke. C'est très différent de la Californie mais quand le soleil est présent, l'endroit est très sympa. "La Californie, le ricain du Sporting la retrouvera cet été avec un grand événement au programme : son mariage. Il y a deux semaines, Kljestan était d'ailleurs à Londres pour acheter the best wedding costume in the world, man !. Avant cela, il était passé rendre visite à son pote, Brad Guzan, deuxième gardien d'Aston Villa et partenaire en sélection. " J'ai même assisté au match de Villa. A boring game. " La Premier League, un rêve pour un Anglo-Saxon ? " Je n'ai pas de véritable rêve dans le foot mais des buts que je veux atteindre : disputer la Champion's League et participer à la Coupe du Monde. La Champion's League, j'espère y participer déjà l'année prochaine. Le plus important lors de mon arrivée en Europe, c'était de gagner le respect de mes équipiers puis de mes fans. Et j'espère l'avoir fait. En jouant mon jeu : a smart and easy way. " PAR THOMAS BRICMONT" Après deux semaines de congé, on est prêt à retourner chez nous, à Bruxelles. " " Certains équipiers m'ont dit qu'ils ne voudraient jamais visiter les Etats-Unis ". " J'avais étudié le français aux Etats-Unis. A cause des charmes de la prof. "