Roland Louf devient le nouveau directeur du marketing et de la communication de l'UB. Tant que sa nomination n'est pas officielle, Louf ne souhaite pas réagir. En matière de communication, il aura la tâche délicate de museler son supérieur direct, Jean-Marie Philips, et de définir la communication interne et externe de l'UB. En marketing, il devra s'accorder avec Wilfried Delanghe, certainement lors du premier semestre en t...

Roland Louf devient le nouveau directeur du marketing et de la communication de l'UB. Tant que sa nomination n'est pas officielle, Louf ne souhaite pas réagir. En matière de communication, il aura la tâche délicate de museler son supérieur direct, Jean-Marie Philips, et de définir la communication interne et externe de l'UB. En marketing, il devra s'accorder avec Wilfried Delanghe, certainement lors du premier semestre en tout cas, ce qui s'annonce douloureux. En janvier 2007, Delanghe, ancien directeur des casinos de Middelkerke et de Blankenberge, a signé un contrat de représentant à temps partiel. Il a refusé un contrat à temps plein il y a deux mois. " Une fédération sportive n'est pas une entreprise. L'UB veut initier une culture d'entreprise mais selon moi, elle n'y arrivera pas. Elle n'a pas les gens qu'il faut pour cela ". Delanghe s'occupera des sponsors deux à trois jours par semaine jusqu'en mai 2008. " Si l'UB avait embauché un expert en communication externe, j'aurais accepté. Je veux dire quelqu'un qui est issu de la presse ou d'une agence de communication. Mais Philips avait une autre vision. Il voulait quelqu'un qui lui rapporte directement la situation. De cette manière, Guido De Windt, le chef du département communication, qui vient de prendre sa pension, n'est pas remplacé. Or, j'estime qu'un tel service doit être dirigé par une personne jeune et moderne alors qu'on se rabat sur la vieille garde ". Il affirme ne pas savoir comment le terrain est délimité, entre Louf et lui-même. " C'est de nouveau une culture de fédération et pas d'entreprise, vous voyez ? Tout est vague. J'ai travaillé dans le monde des entreprises pendant 30 ans. Ici, ce sont les ragots et les bruits de couloir qui règnent. Tout avait l'air beau, quand on m'a téléphoné, il y a un an. On allait engager un CEO et cinq directeurs de départements. Que vois-je ? Le CEO n'a aucun pouvoir décisionnel ! Il a toujours un président au-dessus de lui mais celui-ci ne peut le couvrir car il y a encore un conseil d'administration et un comité exécutif. On voit le résultat : le CEO est freiné. Il n'a qu'un rôle consultatif dans l'engagement d'un sélectionneur. Il ne peut prendre aucune initiative en la matière. Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas ce que j'appelle une culture d'entreprise ". JAN HAUSPIE