Cette saison, l'Union Belge enchaîne les sorties de route. La plus médiatisée concerne l'affaire du ballon éclaté d'Anderlecht-La Louvière qui continue à rebondir de commission en commission sans jamais s'arrêter. Après avoir attribué les trois points aux champions, l'Union Belge les lui a retirés. En attendant mieux...
...

Cette saison, l'Union Belge enchaîne les sorties de route. La plus médiatisée concerne l'affaire du ballon éclaté d'Anderlecht-La Louvière qui continue à rebondir de commission en commission sans jamais s'arrêter. Après avoir attribué les trois points aux champions, l'Union Belge les lui a retirés. En attendant mieux... Dans l'affaire Alexandros Kaklamanos, l'U.B. a une fois de plus alterné les contradictions. On se souvient des faits : l'avant-centre grec du Standard était convaincu l'été d'avoir contrevenu à la loi antidoping pour absorption de cocaïne. Viré par son club après une contre-expertise positive, il n'était effectivement suspendu par l'U.B. qu'un bon mois plus tard. Après la nouvelle année, la fédération revoyait le cas Kaklamanos à la demande de son avocat et lui faisait une fleur : le Grec n'était plus suspendu qu'à partir de son licenciement par le Standard et non depuis le prononcé fédéral. Grosso modo, Kaklamanos gagnait un bon mois et pouvait reprendre la compétition à la mi-mars ; mais pas en Belgique précisait l'U.B. Or, il y a deux semaines, le comité exécutif de l'U.B. ignora complètement cette dernière interdiction... avant de revenir sur sa décision. Elle aurait contrevenu à la Loi de 1978 régissant les rapports sur le sport professionnel, qui interdit à un sportif rétribué d'encore exercer lors d'une saison au cours de laquelle il a été reconnu positif. Un véritable imbroglio qui ne se serait pas produit si l'U.B. appliquait en matière de dopage les règles de l'AMA (Agence Mondiale antidopage) reconnues par la FIFA. Pourtant, en décembre dernier, l'U.B. avait bien dit que ce serait dorénavant le cas... A force de ne pas prendre de décision définitive, on vit dans un brouillard épais qui pollue toute systématique sportive. Ainsi, pourquoi ne pas admettre le crash des Diables Rouges et leurs non-matches en qualification pour la Coupe du Monde ? Pour ne pas devoir placer de pression sur le sélectionneur national ? On verra samedi prochain si le positivisme aveugle de la Maison de verre tiendra la route face à la Bosnie-Herzégovine ou si elle tendra à augmenter encore l'impression d'incompétence qu'elle dégage. Mercredi passé, après la défaite de la Louvière au Standard, le coach français Albert Cartier a mis l'arbitrage en cause. Non pas pour critiquer les décisions : " Je ne remets pas en cause la victoire méritée de Dominique, mais je trouve que l'arbitrage n'aide pas à élever le niveau de jeu. Quand on analyse les raisons pour lesquelles le foot belge va mal, il ne faut pas oublier le rôle des arbitres dans ce débat. En début de saison, les coaches ont rencontré les arbitres et signé une charte. Je suppose que ça ne nous empêche pas de dire ce qui ne va pas... " Si l'arbitrage de Standard-la Louvière assumé par Peter Jordens ne fut pas entaché de grosse erreur, on peut comprendre que les Loups aient fulminé. Ils furent objectivement victimes de vexations inutiles. Trois exemples : 1. on laissa jouer un coup franc dangereux au Standard alors que La Louvière attendait deux remplaçants, bloqués volontairement le long de la ligne 2. on renvoya MarioEspartero ôter une bague et on le laissa lanterner le long de la ligne 3. on gratifia Wagneau Eloi d'une carte jaune parce qu'il traînait dans la prise d'un coup franc. L'arbitre Jordens n'a pas fait preuve d'un esprit sportif exemplaire. Si c'est que Cartier a visé, il avait raison. Cela dit, c'est extrêmement difficile pour un arbitre de trouver le juste milieu. Anders Frisk a démissionné parce qu'il avait reçu des menaces de mort mais on n'est pas dupe. Frisk, et son look de playboy nordique sur le retour avaient fait leur temps. Le Suédois donnait toujours l'impression de rechercher une reconnaissance publique et tout le monde sait pertinemment qu'on n'arbitre pas parce qu'on aime le vedettariat. Un arbitre doit être insensible aux critiques sous peine d'être en sursis, mais avant d'être flic, il doit être sportif avant tout, sous peine de ne pas faire preuve de la tolérance suffisante. Là aussi, l'U.B. doit agir mieux... par John Baete