Quel que soit l'endroit où ils ont passé les fêtes, sûr que nos commentateurs sportifs auront eu une pensée pour ce qui, à leurs yeux, constitue le fait marquant de l'année footballistique 2002.
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Quel que soit l'endroit où ils ont passé les fêtes, sûr que nos commentateurs sportifs auront eu une pensée pour ce qui, à leurs yeux, constitue le fait marquant de l'année footballistique 2002.Michel Lecomte a fêté Noël en deux temps, à Paris puis chez son frère, tandis qu'il a compté les 12 coups de l'an neuf chez des amis à Gesves: "Je retiens deux événements à la fois similaires et très différents par la réaction qu'ils ont provoquée. D'une part, Brésil-Belgique et le but annulé de Wilmots. Je trouve que, ce soir-là, nous avons fait preuve d'une grande sportivité et de beaucoup de dignité dans la défaite. D'autre part, Bruges-Anderlecht, avec des joueurs qui n'ont pas fait preuve de fair-play. C'est scandaleux car ils ont oublié leur valeur d'exemple vis-à-vis de jeunes qui sont de plus en plus confrontés à la violence. La veille, j'avais justement assisté à des faits identiques dans un match entre jeunes, cela m'a touché. Par la suite, j'ai reçu des lettres incendiaires parce que Marcel Javaux et moi n'avions pas pris le parti d'Anderlecht dans le Week-End Sportif. Or, je trouvais qu'il fallait absolument dépassionnaliser le débat". Marc Delire, qui a célébré Noël en famille et s'est laissé entraîner à une soirée pour célibataires à la Saint-Sylvestre, n'a toujours pas digéré le but annulé de Wilmots non plus. "J'ai trouvé cela injuste, révoltant. L'espace de dix secondes, j'ai vécu un cauchemar, j'ai eu l'impression de tomber en syncope. Et aujourd'hui encore, quand on en reparle, je ressens la même chose, en moins fort". Benoît Thans a passé Noël avec sa belle-famille tandis que cela fait des années qu'il entame l'année nouvelle dans la plus petite ville du monde, à Durbuy, chez un ami. De la Coupe du Monde, il préfère retenir l'attitude du public coréen. "J'ai vu des images de fête, d'enthousiasme mais aussi de grande discipline, que l'on soit gagnant ou perdant. C'est l'image du supporter que l'on voudrait voir partout". Son plus beau moment de l'année, c'est toutefois le but de Zidane en finale de la Ligue des Champions. "Fabuleux, exceptionnel, l'exemple de ce que doit être le football au plus haut niveau". Laurent Haulotte est d'accord avec lui. "Il n'y a qu'un garçon pareil pour faire cela à ce moment-là", dit l'animateur de Tout Foot, qui a passé Noël en famille et le Nouvel An chez des amis parce qu'il n'aime pas trop sortir le soir du réveillon. "Mais si je dois retenir un moment de l'année, c'est quand même ce but annulé de Wilmots. Je regardais cela en supporter avec des copains et nous sommes vraiment passés par tous les sentiments, comme si on tombait dans le vide. Cela m'a fait penser au but de Platt contre nous au Mondial italien, en plus injuste encore". Pierre Migisha, lui, retiendra surtout l'élimination de la France au premier tour de la Coupe du Monde. "C'était quasi une aberration quand on voit les joueurs qu'ils avaient. Ce soir-là, le football international a pris une solide gifle et on s'est privé d'une belle équipe pour la suite du tournoi". Même la défaite contre la Belgique n'avait pas mis la puce à l'oreille du commentateur belgo-africain, qui a passé Noël en famille, du côté d'Ottignies et le Nouvel An à Liège avant de finir la nuit dans une soirée à Bruxelles. "Au stade de France, ce n'était qu'un match de préparation et les Diables sont les spécialistes des exploits contre les voisins. Vraiment, pour moi, ce fut la surprise de l'année"