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SUPERFICIE 783.562 km2 HABITANTS 79.414.269 CAPITALE Ankara SITE www.tff.orgFATIH TERIM - 62 ans - Est surnommé L'Empereur dans son village natal. Il a entamé son troisième règne en équipe nationale en 2013. Il avait mené celle-ci à un premier EURO en 1996 et atteint les demi-finales en 2008. Il a également travaillé à la Fiorentina et à Milan et a gagné la Coupe UEFA avec Galatasaray en 2000.FATIH TERIM : La Turquie ne se qualifie jamais facilement. On dirait qu'elle préfère que ce soit difficile. Nous aurions pu assurer notre place plus vite mais soit, nous ne l'avons fait que dans l'ultime match contre l'Islande. Nous avons mérité cette qualification car nous avons battu les Pays-Bas et l'Islande sur nos terres. TERIM : C'est un groupe difficile. L'Espagne a été championne d'Europe et du monde, la Croatie possède un jeune noyau qui ne renonce jamais et un entraîneur chevronné alors que la Tchéquie est l'adversaire le moins prévisible. Ce ne sera pas facile mais tout est possible si nous entamons bien le tournoi contre la Croatie. TERIM : Nous avons une équipe toute neuve et les jeunes veulent montrer ce dont ils sont capables. Ils savent que la Turquie attend beaucoup d'eux. Nous avons montré du caractère dans les moments difficiles de la qualification. Nous n'abandonnons jamais, c'est dans notre ADN. En 2008, nous avons disputé les demi-finales et, par moments, nous avons surclassé l'Allemagne. Nous méritions mieux mais c'est peut-être notre tournoi. TERIM : Je suis l'entraîneur mais en même temps le supporter le plus fanatique de l'équipe et un père pour mes joueurs. Je ne peux pas cacher mes sentiments. Je vis le match, même quand les caméras sont pointées sur moi. Parfois, en revoyant les images, je me dis que j'ai exagéré mais la fois suivante, je retombe dans le panneau. Pardon, je ne peux pas changer. TERIM : Son esprit d'équipe et sa volonté. Nous l'avons montré quand notre qualification a été en péril, comme dans les dernières minutes du dernier match de poule. Quand nous sommes déterminés, personne ne peut nous arrêter. L'inexpérience des jeunes dans un tournoi peut constituer un handicap et c'est pour ça que j'ai adjoint d'anciens internationaux au staff. Nihat Kahveci, Tuncay Sanli et Tümer Metin parleront aux jeunes. Ils leur expliqueront qu'ils ne doivent pas se fixer sur leur inexpérience mais montrer leurs qualités. De ce point de vue, Arda Turan, qui joue au Barça, a un rôle important, comme Burak Yilmaz, même s'il a peu joué ces derniers mois. Notre équipe attaque, c'est dans mon caractère. Mais parfois, il faut faire preuve de plus de patience. TERIM : L'Espagne, qui fait partie de notre poule, et l'Allemagne, toujours disciplinée, une équipe de tournoi. La France, sur ses terres, a des chances. Mais n'oubliez pas la Turquie. Nos supporters seront présents, en voix, plus que jamais. Je sens que nous sommes tous prêts à montrer au monde que nous sommes toujours une grande nation du football.Avec la Turquie, c'est souvent tout ou rien mais sous la houlette de Fatih Terim, c'est souvent tout. Terim a déjà eu du succès aux championnats d'Europe 1996 et 2008. Le voilà à son troisième coup. Avec peut-être des chances de réussite car même si la Turquie s'est qualifiée in extremis, elle a été invaincue pendant 14 parties avant sa défaite en Angleterre et elle s'est rapprochée du top dix de la FIFA. Terim a récemment rajeuni l'équipe : Calhanoglu, Malli, Ozyakup et Tore ont moins de 25 ans. Il a repris un jeune de 18 ans, Emre Mor, qui joue au Danemark. Le rapide ailier y est né et a joué pour les équipes d'âge de ce pays mais a finalement choisi le pays natal de ses parents. Le problème se situe devant : la sélection est essentiellement formée par les joueurs des grandes équipes d'Istanbul, qui emploient des avants étrangers. Le meilleur réalisateur des qualifications, Burak Yilmaz (30 ans, quatre buts) a quitté Galatasaray pour le club chinois de Guoang en février mais il est poursuivi par les blessures. Cenk Tosun, la doublure de Mario Gomez au Besiktas, est une option. Comme le neuf pose problème, Terim a essayé de jouer sans avant-centre, utilisant Malli, un médian du FSV Mainz, en faux neuf. Si la Turquie veut marquer, la surprise doit venir de l'entrejeu mais Arda Turan a peu joué à Barcelone et il risque de mettre du temps à retrouver son rythme. Le coeur de la défense suscite des doutes aussi. Serdar Aziz, un des arrières axiaux, est fragile. En son absence, Hakan Balta doit avancer vers le centre et Caner Erkin devient arrière gauche. Il a un tempérament offensif mais prend beaucoup de cartes. Les défenseurs ont passé la trentaine et sont chevronnés.HAKAN SUKUR EX-JOUEUR " La Turquie s'accorde toujours de bonnes chances de succès en tournoi. Les statistiques ne mentent pas. En 2002, nous avions une grande équipe, qui croyait en elle-même. Cette jeune équipe a un grand avenir. Reste à voir comment elle réagit à la pression. Elle puise sa force dans un entrejeu créatif. " RIDVAN DILMEN NTV SPOR" Notre équipe nationale reste imprévisible. Si j'analyse les derniers matches amicaux, elle peut aussi bien terminer dernière de sa poule que gagner le tournoi. C'est fou. Nous avons des problèmes en défense et les attaquants sont un point d'interrogation mais avec Fatih Terim sur la ligne de touche et quelques jeunes loups, la Turquie peut être la révélation du tournoi. "- La Turquie a obtenu un last-minute pour le tournoi : Selçuk Inan a marqué sur coup franc à la 89e contre l'Islande, permettant à la Turquie d'être la meilleure troisième. Les Turcs entretiennent un rapport étrange avec ces dernières minutes : en 2008, leurs buts tardifs contre la Suisse, la République tchèque et la Croatie les ont conduits en demi-finales. - Arda Turan, un des héros de 2008, est toujours là, comme Hakan Balta et Volkan Demirel. - Une belle phrase de Fatih Terim : " Les statistiques, c'est comme les mini-jupes. Elles ne dévoilent pas tout. "ARDA TURAN : Nous sommes déjà contents d'aller en France. Nul ne s'y attendait après notre pitoyable début de campagne de qualification mais nous n'avons cessé d'y croire. Nous devons maintenant montrer que nous méritons cette place. Le tirage au sort est difficile mais avec le soutien de nos supporters, nous voulons donner du bonheur à notre pays. TURAN : Notre qualification n'est pas seulement une question de chance mais de résolution, comme en 2008, quand nous avons plié plusieurs matches sur la fin. Ne jamais abandonner... En 2008, l'équipe possédait beaucoup de classe et d'expérience : Nihat Kahveci, Semih Sentürk, Hamit Altintop... Notre équipe est beaucoup plus jeune mais très ambitieuse. Ces formations-là sont toujours dangereuses. L'entraîneur l'a déjà dit : si nous nous battons, nous pouvons créer la surprise. Eh bien, nous allons nous battre ! TURAN : Notre premier match contre la Croatie est crucial. Puis vient l'Espagne. Nous avons moins d'expérience, en effet, mais nous jouons toujours avec notre coeur. Ces équipes sont costaudes, certes, mais, l'Espagne, la Croatie et même la République tchèque sont toujours sur leurs gardes contre nous. TURAN : Ça n'a pas été une période facile mais je me suis beaucoup entraîné pour rester en forme. Il le fallait : mon pays avait besoin de moi. Fatih Terim m'a parlé pendant des heures : - Tu es le capitaine de l'équipe, un modèle pour les autres. Je devais envoyer un signal : si nous travaillons dur, et que nous nous battons les uns pour les autres sans redouter nos adversaires, nous pouvons nous qualifier. De fait. Ce n'est pas un terminus. La Turquie doit se qualifier pour chaque tournoi. J'étais déjà repris en 2008 et je veux rééditer cette performance. J'espère pouvoir jouer la Coupe du Monde en Russie dans deux ans. Je me plais beaucoup à Barcelone mais j'en veux encore plus. Jouer pour son pays, c'est un tout autre niveau. Nous avons assez de potentiel pour être déjà performant en France. Je me sens bien et j'ai confiance en mes coéquipiers. TURAN : La France a l'énorme avantage du terrain et est très expérimentée. L'Angleterre a été impressionnante en qualifications et l'Allemagne est toujours présente dans les tournois. Ce sont les trois principaux favoris. Plus la Belgique, qui est sans doute une des équipes les plus imprévisibles de l'EURO. Et l'Espagne, naturellement, la tenante du titre, mais je n'oublierais pas la Turquie non plus... " En 2008, nous méritions plus que la demi-finale. Notre heure est peut-être venue. " FATIH TERIM