" A long terme, l'objectif de la nouvelle direction est de faire remonter l'AFC Tubize en D1 et de stabiliser le club dans l'élite. " : début août, le ton d'un communiqué du club cher au président Raymond Langendries éclatait d'optimisme. Il est sur son nuage, on peut le comprendre. Sportizen, le partenaire sud-coréen de Tubize, est spécialisé dans le marketing et l'événementiel sportif, que ce soit en golf, tennis, patinage artistique, baseball, ski, Formule 1, etc. Sportizen lorgne le football, la formation à la belge et un club, bien équipé, pour y faire mûrir des jeunes Coréens. Tubize tournait avec un budget d'un million d'euros par an. C'était trop et la cure d'amaigrissement po...

" A long terme, l'objectif de la nouvelle direction est de faire remonter l'AFC Tubize en D1 et de stabiliser le club dans l'élite. " : début août, le ton d'un communiqué du club cher au président Raymond Langendries éclatait d'optimisme. Il est sur son nuage, on peut le comprendre. Sportizen, le partenaire sud-coréen de Tubize, est spécialisé dans le marketing et l'événementiel sportif, que ce soit en golf, tennis, patinage artistique, baseball, ski, Formule 1, etc. Sportizen lorgne le football, la formation à la belge et un club, bien équipé, pour y faire mûrir des jeunes Coréens. Tubize tournait avec un budget d'un million d'euros par an. C'était trop et la cure d'amaigrissement pour 2014-15 est draconienne. A long terme, c'était inquiétant. Sportizen a carte blanche et prend toutes les décisions. A Tubize, d'aucuns attendent que les Coréens ajoutent le geste à la parole, effacent les dettes du passé, offrent plus de confort à la trésorerie, etc. Réponses dans les semaines à venir. Philippe Saint-Jean doit se poser pas mal de questions. Le cas de Tubize résume les problèmes de tous les clubs de la D2 qui, nous ont dit plusieurs dirigeants, se sentent abandonnés par l'Union Belge et la Ligue Pro. Ils sont obligés d'innover, de chercher d'autres solutions, comme c'est le cas de Mouscron-Péruwelz et de Seraing United entre autres. Ces clubs, nous rappelle-t-on, " reçoivent 25.000 euros de droits de télévision par saison et l'intérêt des médias est faible : la D2 est un mouroir. " En D2, on pense généralement que la Ligue Pro et l'Union Belge ne se soucient pas du tout des problèmes de la D2. L'équipe nationale passe avant tout et le reste est balayé d'un revers de la main. Or, et le bon début de championnat de Mouscron-Péruwelz en D1 le prouve à suffisance, certaines alliances sont gagnantes. Seraing United suit le même chemin que le RMP. Là, les parts sont réparties entre Bernard Serin (40 %), Lucien D'Onofrio (40 %) et le président MarioFranchi (20 %). Quand Seraing aura trouvé sa place en D1, le gros des troupes de ce club proviendra du club français de Bernard Serin, Metz. C'est exactement ce qui se passe à Mouscron où le public a découvert une équipe bien balancée, structurée avec soin. L'Excelsior n'avait pas d'autres solutions gagnantes que son mariage avec Lille. Eupen a survécu grâce à son alliance avec les fonds et le soutien venus du Qatar. L'ambition y est simple : Eupen a raté de peu la montée en D2 fin 2013-14. Le plan mis en place dès le début de la collaboration visait le retour parmi l'élite en 2015. C'est désormais une obligation. Après le RMP, des clubs de D2 s'apprêtent à secouer un jour la Ligue Pro. Mouscron, Eupen, Seraing et Tubize ont retrouvé de la vitalité à l'étranger. " Les résultats positifs des Diables rouges lors de la dernière Coupe du Monde n'ont fait que renforcer notre volonté de partenariat ", lit-on sur le site internet de Tubize. " La Belgique est un des meilleurs tremplins d'Europe pour les joueurs désirant évoluer dans les tout meilleurs championnats du continent. Cette étroite coopération entre Sportizen et l'AFC Tubize va permettre d'ouvrir le football européen aux footballeurs coréens. (...). Pour cela, l'AFC Tubize va étendre son réseau de recrutement en Corée du Sud afin d'attirer les jeunes de la péninsule les plus à mêmes de briller en Europe. " A la longue, la D2 servira d'abord à révéler le talent étranger tout en asséchant notre formation. PIERRE BILIC